samedi 7 mars 2009

AIDE AUX PENITENTS


(Extrait des oeuvres de Saint Ignace Briantchaninov, Évêque du Caucase et de la Mer Noire)

Les huit principales passions, leurs subdivisions et leurs ramifications

1) La gloutonnerie : l’ivrognerie, le non-respect des jeûnes, le fait de manger en cachette, la gourmandise, le manque de tempérance, le fait de choyer sa chair ou son ventre, de s’octroyer du repos sans raison ou avec excès. Tout cela engendre l’amour de soi-même, l’infidélité à Dieu, à l’Eglise, à la vertu et aux hommes.
2) L’adultère : les actes et sensations adultères de l’âme et du corps, l’acceptation des pensées impures, l’entretien avec les pensées impures, la jouissance des pensées impures, le consentement et le fait de s’attarder sur les pensées impures, les rêveries d’adultère, le fait de céder à l’emprise de ces rêveries, de ne pas garder ses sens, surtout le toucher (qui ouvre la porte à l’audace et met en fuite toutes les vertus), les paroles obscènes, la lecture des livres voluptueux, la débauche, l’adultère, la débauche contre nature.
3) L’amour de l’argent : l’amour pour l’argent, pour les biens mobiliers ou immobiliers, le désir de s’enrichir, les rêves de richesse, les réflexions sur les moyens de s’enrichir, la crainte de la vieillesse, de la pauvreté soudaine, de la maladie, de l’exclusion, l’avarice, l’amour du gain, l’absence de foi en Dieu, l’absence d’espérance dans la divine providence, l’attachement ou l’amour maladif et excessif pour divers objets corruptibles qui privent l’âme de sa liberté, l’inclination vers les vaines distractions, l’amour des cadeaux, le fait de s’approprier les biens d’autrui, la concupiscence, la dureté du coeur envers les mendiants et les nécessiteux, le vol, le pillage.
4) La colère : l’emportement, l’acceptation des pensées de colère, les rêveries de colère ou de vengeance, le trouble du coeur, la fureur, et l’enténébrement de l’esprit qui s’en suit, les cris indécents, les disputes, les paroles outrageantes, cruelles, mordantes, les coups, les bousculades, les meurtres, la rancune, la haine, l’animosité, la vengeance, la calomnie, le jugement, la révolte, l’offense du prochain.
5) La tristesse : le chagrin, l’angoisse, le refus de l’espérance en Dieu, le doute à propos des promesses de Dieu, le fait de ne pas rendre grâce à Dieu pour tout ce qui arrive, la lâcheté, l’impatience, le fait de ne pas se faire des reproches, l’affliction à cause du prochain, le murmure, le reniement de la croix, la tentative de descendre de la croix.
6) L’acédie : la paresse pour toute bonne action et surtout pour la prière, l’abandon de sa règle de prière (à l’église ou en cellule), l’abandon de la prière incessante et des lectures utiles à l’âme, la distraction et la hâte durant la prière, la négligence, le manque de révérence, l’oisiveté, le sommeil superflu, la position couchée et toutes les autres formes de mollesse, le fait de changer constamment de place, les sorties fréquentes de la cellule, les promenades, les visites chez les amis, les paroles vaines, les plaisanteries, les blasphèmes, l’abandon des métanies et autres pieux exercices corporels, l’oubli de ses péchés, l’oubli des commandements du Christ, la négligence, le fait de se laisser captiver par quelque chose, l’absence de crainte de Dieu, l’endurcissement, l’insensibilité, le désespoir.
7) La présomption : la recherche de la gloire humaine, la vantardise, le désir et la recherche des vains honneurs terrestres, l’amour des beaux vêtements, le fait de vouloir avoir des serviteurs ou des objets dans sa cellule, l’intérêt pour la beauté de son visage, de sa voix, ou pour toute autre qualité du corps, l’intérêt pour les sciences et arts corruptibles de ce siècle, la recherche du succès dans ces sciences et dans ces arts dans le but d’acquérir la gloire, la honte de confesser ses péchés, le fait de dissimuler ses péchés à son père spirituel ou devant les gens, la malignité, la justification de soi, le fait de se lancer dans des controverses, d’avoir son propre raisonnement, l’hypocrisie, le mensonge, la flatterie, l’adulation, l’envie, l’humiliation du prochain, la versatilité, la connivence, le manque de conscience, le fait d’avoir une nature démoniaque ou de mener une vie démoniaque.
8) L’orgueil : le mépris du prochain, le fait de se préférer à tous, l’insolence, l’enténébrement, la lourdeur de l’esprit et du coeur, l’attachement à la terre, le blasphème, l’incroyance, la fausse intelligence, l’insoumission à la loi de Dieu et à l’Église, le fait de suivre sa volonté propre charnelle, la lecture des livres hérétiques, pervers et vains, l’insoumission aux autorités, les moqueries mordantes, l’abandon de l’humilité du Christ et du silence, la perte de la simplicité, de l’amour de Dieu et du prochain, la fausse philosophie, l’hérésie, l’impiété, l’athéisme, l’ignorance, la mort de l’âme.

Voici les maux, voici les plaies, voici comment advint la chute du vieil Adam. De cette grande plaie, le prophète Isaïe dit: « De la plante du pied jusqu’à la tête, rien n’est en bon état. Ce ne sont que blessures, contusions et plaies ouvertes qui n’ont été ni pansées, ni bandées, ni soignées avec de l’huile » (Is.1,6).
Pour les Pères, la plaie du péché n’est pas restreinte à un membre particulier, elle contamine l’être entier. Embrassant le corps et l’âme, elle a pris possession de toutes les forces et propriétés de l’homme. En interdisant à Adam et Eve de goûter à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Dieu a qualifié ce grand ulcère de mort: « Le jour où tu en mangeras, tu mourras ! » (Gen.2,17) Et de fait, aussitôt qu’il eurent mangé du fruit défendu, nos ancêtres sentirent la mort éternelle. Leur regard devint charnel, ils virent qu’ils étaient nus. La prise de conscience de la nudité du corps révéla la soudaine nudité de l’âme qui venait de perdre la beauté de l’innocence sur laquelle reposait l’Esprit Saint. Les regards trahirent la honte de ces âmes qui renfermaient désormais toutes les composantes du péché : l’orgueil, l’impureté, la tristesse, l’acédie, le désespoir... Quelle grande plaie que la mort de l’âme ! Quelle vétusté irréparable après la perte de la ressemblance à Dieu ! L’Apôtre appelle cette grande plaie la loi du péché et le corps de la mort (Rom.7, 24-25). L’esprit et le coeur, une fois mis à mort, se sont complètement tournés vers la terre, servant docilement les désirs corruptibles de la chair. Il se sont assombris et alourdis, jusqu’à devenir chair. La chair n’est plus capable de relation avec Dieu, elle ne peut plus hériter de la béatitude éternelle et céleste (1Cor.6,50). Cette grande plaie a gagné le genre humain en entier, en devenant le consternant apanage de chaque homme.
Examinant mon ulcère, observant ma mise à mort, je suis gagné par une amère tristesse. Je suis perplexe : que faire ? Suivrai-je l’exemple de l’antique Adam, qui, voyant sa nudité, s’est empressé de se cacher de Dieu ? Me justifierai-je comme lui en rejetant la faute sur le péché ? Il est inutile de se cacher de Celui qui voit tout ! Il est inutile de se justifier devant Celui qui vainc toujours lorsqu’il doit juger !
A la place des feuilles, je revêtirai les larmes du repentir. Au lieu de la justification, j’offrirai une reconnaissance sincère de mes fautes. Vêtu des larmes de repentir, je me présenterai devant mon Dieu. Où Le trouverai-je ? Au Paradis ? Mais j’en suis chassé, le Chérubin qui en garde l’accès ne me laissera pas entrer ! La lourdeur même de ma chair me cloue à la terre, ma prison !
Courage, pécheur et fils d’Adam ! La lumière a jailli dans ta prison, Dieu est descendu dans le lieu de ton exil afin de t’élever vers ta patrie céleste perdue ! Tu voulais connaître le bien et le mal ? Il te laisse cette connaissance ! Tu voulais devenir comme Dieu ? Ton âme est devenue semblable au diable et ton corps aux bêtes! Mais en t’unissant à Lui, Dieu te fait dieu par Sa grâce, Il te pardonne tes péchés ! Et ce n’est pas assez ! Il extirpe de ton âme la racine du mal, la contamination pécheresse, l’enfer semé par le diable ! Il te fait don du remède pour te guérir du péché autant de fois que tu chuteras à cause de ta faiblesse ! Ce remède, c’est la confession des péchés. Veux-tu déposer le vieil Adam, toi que le Saint Baptême a déjà revêtu du nouvel Adam, mais que les iniquités commises ont replongé dans la vétusté et la mort ? Veux-tu, toi qui t’es asservi au péché par la violence de l’habitude, recouvrer la liberté et la sainteté ? Immerge-toi dans l’humilité ! Vaincs la honte présomptueuse qui t’apprend à feindre malicieusement et hypocritement la justice, en t’enfonçant toujours davantage dans la mort de l’âme ! Rejette le péché, fais-lui la guerre par une confession sincère ! Voilà le remède qui doit précéder tous les autres ! Sans lui, la prière, les larmes, le jeûne, et tous les autres remèdes sont insuffisants, insatisfaisants et inconsistants. Orgueilleux, va donc chez ton père spirituel pour trouver à ses pieds la miséricorde du Père Céleste ! Seule la confession sincère et fréquente peut t’affranchir de tes habitudes pécheresses, rendre ton repentir fertile, et ton amendement solide et vrai.
J’ai écrit ces lignes instructives, pleines d’exhortations et de rappels à l’ordre, en m’accusant moi-même durant un de ces brefs et rares moments de componction où les yeux de l’esprit s’ouvrent à la connaissance de soi. Toi qui liras ces lignes avec foi et amour en Christ, peut-être y trouveras-tu quelque chose d’utile, qui suscitera un soupir du coeur, une prière de l’âme ? Ton âme a tant souffert de la volonté des péchés, elle a si souvent vu devant elle l’océan de la perdition ! Le repos est dans ce seul refuge : la confession de ses chutes et de ses péchés.

Les vertus contraires aux huit principales passions

1) La tempérance : le refus de toute nourriture superflue, de tout usage excessif de la boisson, et surtout du vin, le respect exact des jeûnes instaurés par l’Église, la maîtrise de la chair par un usage modéré et toujours identique de la nourriture (ce qui a pour effet d’affaiblir toutes les passions et surtout l’amour de la chair, de soi-même, de sa vie et de sa quiétude).
2) La chasteté : repousser tous les types de débauche, les conversations ou lectures voluptueuses, les paroles obscènes, mauvaises ou à double sens, garder ses sens, surtout la vue et l’ouïe, et peut-être davantage encore le toucher, rechercher la modestie, rejeter les pensées ou rêveries adultères, aimer le silence, l’hésychia, le service des malades et des infirmes, le souvenir de la mort et de l’enfer. Le commencement de la chasteté, c’est un esprit qui ne fléchit pas devant les pensées ou rêveries adultères ; la perfection de la chasteté, c’est la pureté qui voit Dieu.
3) La non-possession : se contenter du strict nécessaire, haïr le luxe et la mollesse, être miséricordieux envers les nécessiteux, aimer la pauvreté évangélique, espérer dans la providence divine, accomplir les commandements du Christ, avoir l’esprit libre et tranquille par absence de soucis, avoir le coeur doux.
4) La douceur : éloigner les pensées de colère et celles qui troublent le coeur et le jettent dans la fureur, être patient, suivre le Christ qui appelle Ses disciples sur la croix, rechercher la paix du coeur, le calme de l’esprit, la fermeté et le courage chrétiens, ne pas être affecté par les offenses, être magnanime.
5) Les pleurs bienheureux : percevoir la chute commune de tous les hommes et la pauvreté de son âme et s’en affliger, pleurer en esprit, avoir le coeur contrit, et obtenir par cela une conscience légère, l’allégresse et la consolation de la grâce, espérer en la miséricorde de Dieu, rendre grâces à Dieu pour les tribulations, supporter les tribulations avec soumission en pensant à ses innombrables péchés, être prêt à supporter les tribulations qui se présentent, purifier son esprit en éradiquant les passions, se mettre à mort pour le monde, désirer la prière, la solitude, l’obéissance, l’humilité, la confession de ses péchés.
6) La vigilance : le zèle pour toute bonne oeuvre, l’accomplissement sans paresse de la règle de prière à l’église et en cellule, l’attention lors de la prière, la surveillance scrupuleuse de tous ses actes, de tous ses sentiments, de toutes ses paroles et de toutes ses pensées, le refus de la confiance en soi, l’assiduité à la prière et à la parole de Dieu, la révérence, la vigilance permanente sur soi-même, le refus du sommeil prolongé, de la mollesse, des paroles vaines ou mordantes, des plaisanteries, l’amour des veilles nocturnes, des métanies et autres exploits qui procurent à l’âme la vigilance, l’amour de la solitude dans sa cellule, le souvenir, le désir et l’attente des biens éternels.
7) L’humilité : la crainte de Dieu, la perception de Dieu pendant la prière, une prière particulièrement pure où l’on perçoit fortement la présence de Dieu et Sa majesté, dans un état mental parfaitement stable qui engendre la crainte de Dieu, la profonde connaissance de sa nullité, la vision des autres sous un jour nouveau où ils paraissent nous être en tout supérieurs (ce qui accroît notre humilité), la naïveté, la bonhomie, l’ingénuité suscitées par une foi vivante, la haine de la louange humaine, les reproches permanents faits à soi-même, la justice et la franchise, l’impassibilité, le fait de se mettre à mort pour tout, la componction, la connaissance du mystère caché dans la croix du Christ, le désir d’être crucifié pour le monde et pour ses passions et la recherche de cette crucifixion, le rejet de toute espèce d’adulation, le rejet des paroles faussement modestes, de la modestie forcée ou intentionnelle, de l’habitude de feindre, la folie évangélique, le rejet de la sagesse terrestre comme indigne du ciel, le mépris de tout ce qui est élevé chez les hommes et qui est en réalité une abomination devant Dieu, le rejet de la justification en parole, le silence évangélique devant les offenseurs, le renoncement à toute spéculation mentale, l’acceptation de l’intelligence évangélique, le rejet de toute pensée qui se dresse contre l’intelligence du Christ, l’humilité, le discernement spirituel, l’obéissance consciente à l’Église.
8) La charité : la prière qui passe de la crainte de Dieu à l’amour pour Dieu, la fidélité au Seigneur prouvée par le rejet permanent de toute pensée ou sensation pécheresse, la douce et indicible attirance de l’homme entier vers le Seigneur Jésus-Christ et vers la Trinité adorée, le fait de voir l’image de Dieu dans le prochain (et la vision du Christ qui découle de cette vision spirituelle), le fait de préférer le prochain à soi-même, la pieuse vénération du prochain dans le Seigneur, la charité brûlante, pure, fraternelle, joyeuse, impartiale, égale, pour le prochain quel qu’il soit, ami ou ennemi, le ravissement dans la charité durant la prière de l’esprit, du coeur et du corps, l’ineffable jouissance spirituelle du corps, l’affaiblissement des membres du corps quand vient la consolation spirituelle (Cf. Saint Isaac le Syrien, homélie 44), l’inaction des sens pendant la prière, la délivrance du mutisme de la langue du coeur, la prière qui cède devant la douceur spirituelle, le silence de l’esprit, l’illumination de l’esprit et du coeur, la prière si puissante qu’elle vainc le péché, la paix du Christ, l’éloignement de toutes les passions, l’engloutissement de tous les raisonnements dans l’intelligence du Christ qui surpasse tout, la Théologie, la connaissance des êtres incorporels, la mise en déroute des pensées pécheresses qui ne parviennent pas à s’imposer à l’esprit, la douceur et l’abondante consolation pendant les tribulations, la contemplation de son état intérieur, l’humilité profonde, l’humble opinion de soi-même. L’énumération est infinie...

COMPLÉMENTS DE DIVERSES SOURCES : UNE CONFESSION TRÉS BRÈVE

1) Les péchés contre le Seigneur Jésus : prêter foi aux rêves, à la bonne aventure, aux rencontres et aux signes, douter dans sa foi, prier avec paresse et manque de concentration, ne pas aller à l’église pendant une longue période, ne pas se confesser, ne pas approcher de la Sainte Communion, adorer Dieu avec hypocrisie, blasphémer, murmurer contre Dieu en pensées ou en paroles, avoir des intentions de suicide, jurer par le Nom de Dieu, ne pas tenir les promesses faites à Dieu, blasphémer les choses saintes, se mettre en colère et mentionner à cette occasion les forces impures, manger ou boire les jours de fête ou les dimanches avant la fin de la liturgie, enfreindre les jeûnes ou ne pas les respecter avec exactitude, travailler les jours de fête.
2) Les péchés contre le prochain : manquer de zèle dans ses fonctions ou dans son travail pour la communauté, manquer de respect à ses supérieurs ou à ses aînés, ne pas tenir ses promesses, ne pas payer ses dettes, prendre par la force ou s’approprier en cachette le bien d’autrui, être avare dans ses aumônes, offenser personnellement le prochain, médire, calomnier, maudire, suspecter à tort, ne pas défendre l’innocent ou ne pas intervenir dans une affaire juste entraînant la perte de son prochain, commettre des meurtres, manquer de respect à ses parents, être négligent, d’un point de vue chrétien, envers ses enfants, se mettre en colère, se laisser aller à l’animosité dans la vie de famille.
3) Les péchés contre soi-même : les pensées vaines ou mauvaises, souhaiter le mal au prochain, les paroles mensongères, l’irritation, l’entêtement, l’amour propre, l’envie, la dureté du coeur, l’affliction dans les chagrins ou les offenses, la vengeance, l’amour de l’argent, la passion pour la jouissance, les obscénités, les chants scandaleux, l’absence de sobriété, la gloutonnerie, la débauche, l’adultère, la débauche contre nature, l’absence d’amendement.
4) Les péchés mortels qui méritent la mort éternelle et la perdition
- l’orgueil qui méprise le prochain, qui exige des autres la servilité, qui est prêt à monter au ciel et à devenir semblable au Très-Haut : en un mot, l’orgueil qui va jusqu’à l’adoration de soi-même.
- l’âme insatiable et avide de l’argent de Judas, qui, unie le plus souvent à des acquisitions injustes, empêche l’homme de trouver la moindre seconde pour penser à sa vie spirituelle.
- la débauche, la vie dissipée du fils prodigue qui dilapide le bien de son père.
- l’envie qui conduit à tous les méfaits possibles envers le prochain.
- la gloutonnerie et le plaisir de la chair qui ne connaissent aucun jeûne, l’attachement passionnel à diverses réjouissances, à l’exemple du riche de l’Evangile qui s’amuse tous les jours.
- la colère inconciliante et prête à accomplir de terribles destructions, à l’exemple d’Hérode qui fit mettre à mort les enfants de Bethléem.
- la paresse et l’insouciance totale à l’égard de son âme, la négligence à se repentir jusqu’à la fin de sa vie, comme les contemporains de Noé.
5) Les péchés de blasphème contre l’Esprit Saint :
- l’espérance excessive en Dieu, le fait de s’obstiner dans une vie lourdement pécheresse en comptant uniquement dans la miséricorde de Dieu.
- le désespoir qui, au contraire de l’espérance excessive en Dieu, nie la bonté paternelle de Dieu et conduit à la pensée du suicide.
- l’incroyance tenace qui n’accepte d’être convaincue par aucune preuve émanant de la vérité, même par des miracles évidents, et rejette la vérité prouvée.
6) Les péchés qui crient vers le ciel pour être vengés :
- la mort d’homme préméditée (le meurtre, le parricide, le fratricide, l’avortement ...)
- la sodomie
- l’oppression injuste d’un homme miséreux, sans défense, d’une veuve, de petits enfants orphelins.
- le non paiement à un travailleur pauvre d’un salaire absolument mérité.
- le fait de priver un homme dans une situation extrême de son dernier morceau de pain, de son dernier sou, acquis à la sueur de son front, de s’approprier par la violence ou secrètement des biens, des aumônes, de la nourriture, du chauffage, des vêtements, destinés à un prisonnier, ou de l’opprimer de toute autre façon.

SUPPLÉMENT
« Un combat est préférable à une paix qui nous éloigne de Dieu »
(Saint Grégoire le Théologien)

1) De la connaissance de Dieu : « On a beau apprendre, il est impossible de connaître Dieu sans mener une vie conforme à Ses commandements. En effet, le Seigneur ne se laisse pas connaître par la science, mais par l’Esprit Saint. De nombreux philosophes sont parvenus à la certitude que Dieu existe, mais toutefois, sans pouvoir Le connaître. Nous les moines, nous nous instruisons jour et nuit dans la loi du Seigneur, mais il s’en faut de beaucoup que tous Le connaissent, même si tous ont la foi. Une chose est de croire que Dieu existe, une autre de Le connaître » (Starets Silouane)
2) De la prière : Si nos prières ne sont pas entendues, c’est que le Seigneur ne désire pas qu’il nous advienne selon notre volonté, mais selon la sienne. Il désire et prépare alors pour nous quelque chose de meilleur et de plus grand que ce que nous Lui demandons. C’est pourquoi il convient de terminer toute prière en disant avec contrition : « Que Ta volonté soit faite ! »
3) De l’importance de la lecture : La parole de Dieu est la nourriture de notre âme et de notre corps. Pour le chrétien, il est obligatoire de ne pas se coucher sans avoir lu :
- un chapitre de l’Evangile
- deux chapitres des épîtres en commençant par les Actes des Apôtres et en terminant par l’Apocalypse de Saint Jean le Théologien.
- quelques psaumes du Psautier.
C’est ainsi que tout le Nouveau Testament sera lu petit à petit. Cela doit être ainsi. Comment peut-on mener une vie évangélique sans lire l’Evangile ? Quand nous prions, nous parlons à Dieu, et quand nous lisons l’Evangile, c’est le Seigneur qui nous parle et nous révèle Sa volonté : comment il faut vivre, et comment trouver le salut. Placez donc trois signets dans les Saintes Ecritures et lisez à la suite. Quand vous aurez tout lu, recommencez, et ceci jusqu’à la fin de votre vie.

LA CONFESSION

Moi pécheur (citer le prénom), je confesse au Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ et à toi, père saint, tous les péchés et toutes les mauvaises actions et mauvaises pensées de ma vie jusqu’à ce jour.
J’ai péché en n’observant pas les promesses du Saint Baptême, en ne gardant pas les voeux monastiques et en mentant en tout, me rendant indigne devant la face de Dieu.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché devant le Seigneur par manque de foi, en m’attardant sur les pensées semées par l’ennemi contre le foi et la Sainte Eglise, par ingratitude pour tous les grands et constants bienfaits de Dieu, en invoquant sans nécessité le Nom de Dieu.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché, en n’ayant pour le Seigneur ni amour, ni crainte, en n’accomplissant pas Sa sainte volonté, en faisant le signe de la Croix avec négligence, en vénérant les saintes icônes sans révérence, en ne portant pas la croix, en ayant honte de faire le signe de la Croix et de confesser le Seigneur.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché par manque d’amour pour le prochain, en omettant de nourrir les affamés, d’abreuver les assoiffés, de vêtir les nus, de visiter les malades et les prisonniers, de m’instruire dans la loi de Dieu et dans la Tradition des Saints Pères, par paresse et par négligence.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché en n’accomplissant pas ma règle de prière à l’église et dans ma cellule, en allant dans le temple de Dieu avec paresse et négligence, en délaissant les prières du matin, du soir et les autres aussi, en prononçant des paroles futiles pendant l’office divin, en y riant, en y sommeillant, en étant inattentif aux chants et aux lectures, en étant distrait, en sortant de l’église pendant l’office, en n’allant pas à l’église par paresse et manque de zèle.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché en osant me rendre au temple de Dieu dans l’impureté et en y touchant aux choses saintes.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché en n’honorant pas les fêtes de Dieu, en transgressant les saints jeûnes, en ne jeûnant pas le mercredi et le vendredi, en manquant de tempérance dans la nourriture et dans la boisson, en mangeant beaucoup ou en cachette, en variant la nourriture, en m’enivrant, en me montrant insatisfait de la nourriture, de la boisson ou de mes vêtements, en étant paresseux, en accomplissant ma volonté propre, en suivant mon intelligence jusqu’à l’entêtement, l’arbitraire et la justification de moi-même, en ne vénérant pas suffisamment mes parents, en n’instruisant pas mes enfants dans la foi orthodoxe, en maudissant mes enfants et ceux de mes proches.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché par orgueil, par présomption, par bonne opinion de moi-même, par ambition, par envie, par suspicion, par irritation.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché en jugeant tous les gens, vivants ou morts, par médisance ou par colère, par haine, par rancune, en rendant le mal pour le mal, en rétribuant, en calomniant, en faisant des reproches, par malignité, par paresse, par tromperie, par hypocrisie, en refusant de céder au prochain ou de lui rendre service, par malveillance, en souhaitant le mal, en offensant, en me moquant, en outrageant ou par adulation.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché par des paroles futiles, en badinant, en écoutant ou en me remémorant des chants séculiers, en lisant des livres dépravés, en regardant des tableaux scandaleux, en jouissant du souvenir de mes péchés passés, en me comportant de façon scandaleuse dans le désir de plaire ou de séduire les autres, par un comportement trop libre, par audace, par indulgence envers l’esprit de l’époque et les pratiques du monde contraires à la foi orthodoxe.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché par impatience dans les douleurs et les tribulations, en aimant les commodités de cette vie, en me passionnant, en endurcissant mon coeur, en ne me forçant pas à accomplir toute bonne oeuvre.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché par manque de tempérance dans l’usage des sens de l’âme et du corps, en jouissant ou en m’attardant sur des pensées impures, en jetant voluptueusement un regard indiscret sur des femmes ou sur des jeunes gens, par la souillure de la débauche durant le sommeil, par intempérance dans la vie de couple.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché en ne suivant pas les suggestions de ma conscience, par négligence, par paresse dans la lecture de la parole de Dieu, par négligence à acquérir la prière de Jésus, par cupidité, par amour de l’argent, par acquisition injuste de certains biens matériels, par la rapine, le vol, l’avarice, l’attachement à divers objets ou à diverses personnes.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché en jugeant les pères spirituels et en leur désobéissant, en murmurant et en leur en voulant, en ne leur confessant pas mes péchés par oubli, par négligence ou par fausse honte.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché par manque de clémence, par mépris et jugement des mendiants, en allant à l’église sans crainte de Dieu, en priant d’un coeur froid, sans attention, sans ferveur, sans révérence, en penchant vers l’hérésie ou les enseignements sectaires.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché par paresse, par affaiblissement, par mollesse, par amour du repos du corps, en dormant longtemps, par des rêveries voluptueuses et des regards complaisants, par d’éhontés mouvements du corps, par des attouchements, pas la débauche, l’adultère, la dépravation, la masturbation, le concubinage. (C’est un grand péché de se faire avorter ou de faire avorter les autres, ou même d’inciter quelqu’un à ce grand péché d’infanticide). J’ai péché en perdant mon temps dans des occupations vaines, dans le désoeuvrement, les conversations stériles, les plaisanteries, les rires et autres péchés honteux.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché par découragement, par acédie, par impatience, par le murmure, le désespoir d’être sauvé, par absence d’espoir dans la miséricorde divine, par endurcissement, par ignorance, par insolence, par impudence.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché par calomnie, par colère, par offense, par irritation, par moquerie, en omettant de me réconcilier, par animosité, par haine, par la contradiction, par la surveillance des péchés des autres, en écoutant les conversations d’autrui.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché par froideur et insensibilité lors de la confession, en minimisant mes péchés, en critiquant le prochain au lieu de me juger moi-même.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché contre les Saints et Vivifiants Mystères du Christ, en m’en approchant sans préparation, sans contrition, sans crainte de Dieu.
Pardonne-moi, père saint !
J’ai péché en parole, en pensée et par tous mes sens, la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher, le goût, volontairement ou par inadvertance, par raison ou par déraison. Il m’est impossible d’énumérer tous mes péchés, tant ils sont nombreux. Néanmoins, je me repens de tous ceux-là, ainsi que de tous ceux que j’ai oubliés. Je me repens, je regrette, et avec l’aide de Dieu je promets de me garder à l’avenir.
Toi, père saint, pardonne-moi et absous-moi de tous ces péchés, prie pour moi, pécheur ! Lors du jugement, témoigne devant Dieu que j’ai confessé mes péchés. Amen.

Il ne convient pas de répéter les péchés confessés et pardonnés lors d’une confession passée, comme l’enseigne la Sainte Eglise, puisqu’ils sont déjà remis. Si nous les avons répétés, il convient de s’en repentir à nouveau. Il faut confesser les péchés que l’on avait oubliés précédemment mais dont on se souvient à présent...

Le pénitent se doit d’être conscient de ses péchés, de se condamner, de s’accuser lui-même devant le confesseur, de se repentir non seulement en paroles mais de façon effective (le repentir est un amendement et constitue le début d’une vie nouvelle), d’avoir le coeur contrit et de verser des larmes, de croire dans le pardon de ses péchés, de haïr ses péchés passés.
Le combat contre le péché attire la grâce de Dieu. Les péchés abrègent notre vie.

PRIÈRES
Avant de commencer une oeuvre quelconque...

Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né du Père sans commencement, Tu as dit de Ta bouche très pure : sans Moi vous ne pouvez rien faire ! Seigneur, ô mon Seigneur, mon âme et mon coeur ont embrassé ces paroles par la foi ! Aussi, je me prosterne devant Ta bonté : aide-moi, pécheur, à accomplir en Toi cette oeuvre que je commence, au Nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit, par les prières de la Mère de Dieu et de tous les saints ! Amen !
...En terminant l’oeuvre

Tu es, ô mon Christ, le parachèvement de tout bien. Remplis mon âme de joie et d’allégresse et sauve-moi, Toi le seul miséricordieux ! Seigneur, gloire à Toi !
Puis, la prière à la Mère de Dieu : Il est digne, en vérité, ...
Avant de franchir le seuil de sa maison pour sortir

Je rejette ton orgueil et ton service, satan, et je m’unis à Toi, ô Christ, au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen ! (et fais sur toi le signe de la Croix. Ne sors jamais sans ces paroles ! Ainsi armé, non seulement l’homme méchant que tu pourrais croiser, mais le diable lui-même sera incapable de te faire du tort)

Prière contre les maladies et les afflictions

On lit chaque jour un chapitre de l’Evangile, puis on dit : « Sauve, Seigneur, et aie pitié de Ton serviteur N... par les paroles de Ton divin Evangile, lu pour son salut. Brûle, Seigneur, les épines de tous mes péchés ! Que Ta grâce fasse sa demeure en moi, elle qui brûle, purifie et sanctifie l’homme entier ! Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Amen ».

Prière en cas de pensées impures, de désir mauvais, d’acédie,
de désespoir, ou de toute autre tentation

« Ennemi ! Que ta proposition retourne sur ta tête ! Mère de Dieu, viens à mon aide ! »
Puis lire plusieurs fois la prière : « Vierge Marie, Mère de Dieu, réjouis-toi, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec toi ! Tu es bénie entre toutes les femmes et le Fruit de ton sein est béni, car tu as mis au monde le Sauveur de nos âmes ! » Par les prières de la Mère de Dieu, le Seigneur accordera toujours la paix à l’âme.

Par la Croix, tous les filets des ennemis qui nous entourent sont rompus. Il faut faire le signe de la Croix à l’est, à l’ouest, au sud et au nord, le matin et le soir, et en général dans chaque circonstance difficile de la vie (en cas d’irritation, de peur, de dispute, de mauvais rêve,...) et lire la prière suivante : « La Croix du Christ, sanctifiée pour le monde entier par la grâce et le sang de notre Seigneur Jésus-Christ, nous est donnée comme arme contre les ennemis visibles et invisibles, au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Amen ! »

Il faut aussi jeter de l’eau bénite dans les quatre directions en disant : « Au Nom du Père et du Fils et du saint Esprit, que l’aspersion de cette eau sainte mette en fuite toute action maligne et démoniaque ! Amen ! »

Le matin, il faut boire à jeun de l’eau bénite, et n’importe quand si nécessaire, même après avoir mangé (en cas de maladie, de colère, de peur, de mauvais rêve...).

Les prières d’action de grâces

« Eclaire mes yeux, ô Christ mon Dieu, Toi qui m’a montré Ta lumière merveilleuse ! ô mon Seigneur, ajoute encore une année à celle-ci afin que je puisse à l’avenir me repentir de mes péchés et amender ma vie ! Amen » (cette prière était lue par Vladimir Monomakh au lever du soleil, heure à laquelle on ne le trouvait jamais au lit).

« Gloire à Toi, Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, mon Sauveur, mon Espérance, mon Seigneur qui m’a montré la lumière, gloire à Toi ! »

« Que soient bénis le jour et l’heure où mon Seigneur Jésus-Christ est né pour moi, et aussi le jour et l’heure où il a enduré la crucifixion, et encore le jour et l’heure où il a souffert la mort ! ô Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, reçois l’esprit de Ton serviteur à l’heure de sa mort, lui qui n’est qu’un pèlerin ici-bas, par les prières de Ta Mère Toute-Pure et de tous les Saints, Amen ! » (Le saint hiérarque Ioasaph de Belgorod lisait cette prière à chaque heure).

« Maître et Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, Créateur du ciel et de la terre, espérance de toutes les extrémités de la terre, et de ceux qui sont au loin sur les mers, accepte la prière de Ton serviteur indigne, et accomplis tous ses bons désirs, au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ! Amen ! (trois fois)
Seigneur mon Dieu, sois attentif à la voix de ma prière, sois pour moi un refuge, une aide et un protecteur, en tout lieu de Ta souveraineté, et agis envers moi comme Tu l’entends, ô mon Seigneur et mon Dieu!
Fais sortir mon âme de prison, pour que je confesse Ton Nom, ô Jésus-Christ Fils de Dieu, et aie pitié de moi ! Attire-moi vers Toi ! Je suis prisonnier, Seigneur, et les ténèbres m’environnent, je suis lié par de multiples chaînes de fer qui me tiennent sans relâche ! Brise mes liens et libère-moi ! Chasse les ténèbres afin que je vois Ta lumière, fais-moi sortir de prison afin que je vienne à Toi ! »

Prière des Saints Pères d’Optino

« Seigneur, accorde-moi d’accueillir avec une âme paisible tout ce que cette journée m’apportera !
Seigneur, accorde-moi de me confier totalement à Ta volonté !
Seigneur, à toute heure de cette journée, instruis-moi en tout et soutiens-moi !
Seigneur, révèle-moi Ta volonté, pour moi et pour ceux qui m’entourent ! Accorde-moi de recevoir les nouvelles de cette journée, quelles qu’elles soient, avec une âme sereine, et la ferme conviction que tout advient selon Ta volonté !
Seigneur, grand et miséricordieux, guide mes pensées, mes sentiments, et tous mes actes ! En toute circonstance, ne permets pas que j’oublie que tout m’est envoyé par Toi !
Seigneur, accorde-moi d’agir de façon raisonnable avec chacun de mes proches, sans troubler ni affliger personne !
Seigneur, donne-moi la force de supporter la fatigue de cette journée et tout ce qui adviendra aujourd’hui! Guide ma volonté et enseigne-moi à prier et à aimer chacun sans hypocrisie ! Amen.

2 commentaires:

Ancilla a dit…

Combien c'est difficile ! Je vois que la liste est exhaustive, et on se laisse tellement aller...

J'ai conscience que seule je n'y arriverai jamais. J'ai besoin d'une "structure"... Sans ça c'est impossible.

shenouti a dit…

Vaste programme ! C'est très dur et si juste...Du travail pour le reste
de mes jours.