<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204</id><updated>2012-02-03T23:44:24.201-08:00</updated><category term='Joie de tous les affligés'/><category term='VIE DE SAINT BASILE LE GRAND'/><category term='DE LA NECESSITE DE COMBATTRE ET DE VAINCRE SES PASSIONS'/><title type='text'>Spiritualité orthodoxe et Tradition</title><subtitle type='html'>Gloire à la Sainte Consubstantielle, Vivifiante et Indivisible Trinité. Amen.
L'objet de ce blog est de mettre en ligne les articles du "Journal Orthodoxe" qui fut publié il y a maintenant 20 ans par un comité d'orthodoxes de diverses nationalités; premièrement à sainte Genevieve des bois, dans la région parisienne et ensuite à Nice durant l'épiscopat de l'Evêque Paul de Tracheia.
Vous pouvez également visiter mon blog sur mes icônes : http://icones-orthodoxes.blogspot.com/</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>89</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-8162447032026725913</id><published>2012-01-26T12:00:00.001-08:00</published><updated>2012-02-03T12:38:38.864-08:00</updated><title type='text'>PAROLE SUR LA MORT 9</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-tzflJBqbaz0/TyGxE_AZ3MI/AAAAAAAAA14/s0yvFGtUzBw/s1600/R%25C3%25A9surrection%2B1.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 226px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702033302418480322" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-tzflJBqbaz0/TyGxE_AZ3MI/AAAAAAAAA14/s0yvFGtUzBw/s320/R%25C3%25A9surrection%2B1.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;CHAPITRE IX : L’UTILITE DE LA PENSEE PERMANENTE DE LA MORT.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes qui fréquentent régulièrement les offices de l'Eglise et les sacrements et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent, ainsi qu'une vie spirituelle et intérieure. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbées dans leur psyché.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le troupeau raisonnable des véritables chrétiens est petit et humble. Il est méprisé et persécuté par les fils orgueilleux de ce monde. Le Seigneur lui commande de ne pas faiblir dans les tribulations, de ne pas les craindre, de ne leur prêter aucune attention, et de se diriger vers le Royaume Céleste promis par la bienveillance de Dieu le Père. Il commande de transformer tous les biens terrestres en aumônes, c'est-à-dire en biens célestes, afin que le trésor même de l'homme, se trouvant au ciel, l'attire là-haut. Il ordonne d'organiser la vie de manière à être toujours prêt à la mort. Qualifiant de nuit la vie sur terre, Il rappelle qu'on ignore à quelle garde de cette nuit la mort viendra, pendant l'enfance, la jeunesse, l'âge mûr ou encore dans l'extrême vieillesse. Le Seigneur menace de mort soudaine celui qui, croyant la fin très éloignée, se permet d'abuser de la vie terrestre et des dons de Dieu.&lt;br /&gt;Les véritables disciples du Christ accomplissent les commandements avec exactitude. L'Apôtre Paul dit de lui-même qu'il est chaque jour à la mort (1Cor.15,31). Celui qui est prêt chaque jour à mourir est chaque jour à la mort. Celui qui dédaigne tous les péchés et le désir même du péché, celui dont la pensée s'est transportée au ciel et y demeure, celui-là est chaque jour à la mort. Celui qui est chaque jour à la mort vit déjà d'une vie éternelle, véritable. (Cf -Saint Macaire le Grand)&lt;br /&gt;« Bien peu de chrétiens, même parmi ceux qui vivent dans les saints monastères, atteignent une telle vie, et parviennent à garder leur pensée au ciel, se transférant quotidiennement dans l'éternité, alors que leur corps vit sur la terre. Toutefois, cet état spirituel est accessible aux chrétiens qui vivent dans le monde. Les soucis terrestres poussent les pensées vers le terrestre, attachent l'homme au temporel et au corruptible, lui ravissent le souvenir de l'éternité. Mais ceci ne doit pas abattre le chrétien. S'il ne peut pas demeurer constamment dans le domaine de l'éternel et du spirituel, il peut au moins se tourner vers lui fréquemment, et se préparer à la mort en se gardant de toute action, parole ou pensée interdite par les commandements du Christ. Il peut s'y préparer par une confession quotidienne (ou en tout cas aussi fréquente que possible) de ses péchés devant son père spirituel, et dans sa chambre intérieure devant Dieu, le seul scrutateur des cœurs. Il peut s'y préparer en s'abstenant des mets et des boissons, des bavardages, des plaisanteries, des rires, des distractions, des réjouissances et des jeux, du luxe exigé par la vanité de ce monde et de toute chose superflue qui rend la pensée de la mort étrangère à l'esprit, et qui présente la vie terrestre comme éternelle. Il peut s'y préparer par des prières venant d'un cœur broyé et humilié, par des larmes, des soupirs, des sanglots. Il peut s'y préparer par des aumônes abondantes, l'oubli des offenses, l'amour pour les ennemis, les bienfaits, la patience dans les tribulations et les tentations terrestres, par lesquelles sont rachetées les tribulations éternelles de l'enfer. Si la mort trouve le chrétien dans cet état spirituel, alors il sera ceint, prêt à accomplir le long parcours de la terre vers le ciel avec une lampe allumée, c'est-à-dire la raison et le comportement éclairés par la Vérité Divine.&lt;br /&gt;Un des moyens de se préparer à la mort est de s’en souvenir et d'y réfléchir. Il est évident par les paroles du Seigneur citées plus haut qu'il s'agit d'un commandement du Seigneur. Souviens-toi de ta fin et tu ne pécheras jamais (Sirah7,36). Les saints moines cultivent avec le plus grand soin cet aspect de leur exploit spirituel. Chez eux, la réflexion sur la mort, couverte par l'ombre de la grâce, se transforme en une contemplation vivante du mystère de la mort, accompagnée d'une prière fervente, de larmes abondantes et de profonds gémissements du cœur. Sans un permanent souvenir de la mort et du jugement de Dieu, ils considèrent comme dangereux le plus haut exploit ascétique, qui pourrait conduire à la présomption.&lt;br /&gt;Saint Antoine le Grand recommande à ses disciples de méditer sur la mort : « En examinant les incertitudes qui pèsent sur la vie humaine et l'obscurité qui entoure sa fin, nous nous éloignons du péché. Quand nous nous levons du sommeil, nous ignorons si nous atteindrons le soir. Quand nous nous apprêtons à accorder du repos à notre corps, nous ne savons pas plus si nous verrons la lumière du jour qui suit. En méditant ainsi sur notre vie incertaine et sur notre nature fragile, nous en arrivons à reconnaître que c'est la providence divine qui nous gouverne. C'est alors que nous cessons de pécher et de nous laisser entraîner par les circonstances vaines et corruptibles, de nous fâcher contre autrui, d'amasser des trésors terrestres. Nous dédaignons tout ce qui est corruptible par crainte du départ d'ici-bas qui peut survenir à tout moment, et par une constante réflexion sur la séparation de notre âme d'avec notre corps. Alors cesse l'amour pour le sexe féminin, le feu de l'adultère s'éteint, nous nous pardonnons mutuellement nos offenses, gardant en permanence sous les yeux la rétribution définitive. La peur du jugement et la crainte des souffrances anéantissent les trompeuses convoitises de la chair et l'âme se sent alors soutenue si elle incline vers la chute ».&lt;br /&gt;Saint Isaac le Syrien dit: « Qui est digne d'être appelé raisonnable ? Celui qui, en comprenant que cette vie a un terme, peut mettre fin à ses péchés. La première pensée que Dieu envoie par amour pour l'homme, c'est la pensée du départ ; elle tombe dans son cœur et conduit l'âme vers la vie éternelle. Cette pensée est suivie tout naturellement du mépris du monde. Elle est le principe de tout bon mouvement qui instruit l'homme dans la connaissance de la vie. La puissance divine, qui cherche à aider l'homme en lui manifestant la vie, dépose en lui cette pensée comme fondement, comme nous l'avons dit. Si l'homme ne l'éteint pas par les soucis du monde et les vaines conversations, mais la cultive au contraire dans l'hésychia, en se concentrant sur lui-même, alors elle le conduira vers une vision profonde que la parole ne peut exprimer. Satan hait par-dessus tout cette pensée, et il met tout sa force à l'extirper de l'homme. Si cela était possible, il lui donnerait les royaumes du monde entier, uniquement pour le distraire de cette pensée. C'est avec plaisir qu'il le ferait ! Comme c'est insidieux ! Il sait que si la pensée de la mort s'enracine dans l'homme, son esprit quitte le pays du leurre et les ruses démoniaques ne s'approchent plus de lui. Ne croyez pas que nous parlons ici de la première pensée qui réveille en nous le souvenir de la mort : nous parlons de la chose dans toute son ampleur, qui a lieu lorsque le souvenir et la méditation de la mort nous affermissent et nous étonnent en permanence. La première pensée est charnelle, la seconde est une vision spirituelle et une grâce merveilleuse. Cette vision est revêtue de pensées lumineuses. Celui qui l'expérimente ne prête aucune attention au monde et ne se préoccupe pas de son corps (...) Quand tu t'approches de ta couche, dis-lui: ô, ma couche ! Ne deviendras-tu pas cette nuit mon cercueil? N'est-ce pas le sommeil éternel au lieu du sommeil temporel qui viendra vers moi ? Tant que tu as des jambes, cours vers l'action, avant qu'elles ne soient liées par des liens qu'on ne peut détacher Tant que tu as des doigts, étends-les pour la prière avant que la mort n'arrive ! Tant que tu as des yeux, remplis-les de larmes avant que la terre ne les recouvre ! La rose se fane dès que le vent souffle sur elle, et toi, tu meurs dès qu'un de tes organes est ébranlé. Ô, homme! Enracine dans ton cœur la pensée de ton départ et dis-toi constamment : le messager qui vient me chercher est à la porte. Pourquoi suis-je assis ? Le départ pour l'éternité est sans retour ».&lt;br /&gt;Dans le sixième degré de l'Echelle Sainte, Saint Jean Climaque dit : « Comme le pain est le plus nécessaire de tous les aliments, la pensée de la mort est le plus nécessaire de tous les exercices. Le souvenir de la mort incite ceux qui vivent en communauté à s'appliquer aux labeurs, aux mortifications, et surtout aux humiliations. A ceux qui vivent loin du bruit, il procure le rejet de toute préoccupation, la prière continuelle et la garde de l'intellect. Mais ces trois choses sont à la fois les mères et les filles de la pensée de la mort. La pensée intense de la mort conduit à restreindre la nourriture et, quand la nourriture est restreinte avec humilité, les passions sont également retranchées. Les pères déclarent que l'amour parfait est exempt de toute chute; de même, je puis assurer que la parfaite conscience de la mort est exempte de toute crainte. On dit que la mer est insondable et on rappelle abîme sans fond. De même, la pensée de la mort amène la pureté et l'activité de l'âme à un état d'incorruptibilité. Il est impossible, tout à fait impossible de passer le jour présent dans la piété si nous ne le considérons pas comme le dernier de notre vie. Soyons pleinement assurés que la pensée de la mort est un don de Dieu qui vient s'ajouter à tous Ses autres bienfaits. Sinon, comment expliquer que nous restions souvent sans larmes et secs auprès des tombeaux, alors qu'il nous arrive souvent d'être touchés de componction loin de cette contemplation ? »&lt;br /&gt;Barsanuphe le Grand affirme que l'homme qui retranche en tout sa volonté, en gardant le cœur humble et la mort constamment devant les yeux peut être sauvé par la grâce de Dieu. Où qu'il soit, la crainte ne s'emparera pas de lui. Une telle personne, oubliant ce qui est en arrière, se porte vers ce qui est en avant (Phil.3,13). « Que le souvenir de la venue de la mort dont l'heure n'est connue par aucun homme fortifie ta pensée. Efforçons-nous de faire le bien avant de partir de cette vie ! Nous ignorons quel jour nous serons appelés. Pourvu que nous ne demeurions pas sans préparation et ne nous retrouvions pas en dehors de la salle des noces avec les cinq vierges folles qui avaient pris leur lampe sans y avoir mis de l'huile ! ». « Comprends que le temps ne tarde pas et que lorsque l'heure arrive, le messager de la mort est impitoyable ! Qui se serait fait entendre de lui après l'avoir imploré ? Il est le vrai serviteur du véritable Maître dont il accomplit les ordres avec exactitude. Craignons ce jour et cette heure terrible où ne pourront nous défendre ni un frère, ni un parent, ni les autorités, ni le pouvoir, ni la richesse, ni la gloire. Seuls l'homme et son œuvre seront présents ». « Il est bon pour l'homme de se souvenir de la mort afin de bien savoir qu'il est mortel. Le mortel n'est pas éternel, il abandonnera obligatoirement ce siècle. Par le souvenir incessant de la mort, l'homme commence à faire le bien volontairement ».&lt;br /&gt;Saint Philothée du Sinaï conseille à l'athlète du Christ de passer toute la matinée dans une longue prière vigilante puis, après avoir s'être quelque peu substanté de consacrer un certain temps au souvenir et à la réflexion sur la mort. Citant ce père, Saint Nil de la Sora recommande également de passer le temps qui Suit le repas à réfléchir sur la mort et le Jugement. L'enseignement des pères, issu de leur bienheureuse expérience, est utile et nécessaire pour tous ceux qui désirent se libérer de ce trompeur et séduisant état dans lequel l'homme croit qu'il est éternel sur la terre, et que la mort concerne seulement les autres. Quand l'athlète du Christ s'est quelque peu exercé au souvenir de la mort, le Seigneur miséricordieux lui envoie un sentiment vivant de la mort et lui vient en aide dans sa prière. Il l'entraîne par avance au terrible jugement du Christ et l'homme se met à supplier le Seigneur ami des hommes pour le pardon de ses péchés, pardon qu'il reçoit. C'est pourquoi Saint Jean Climaque dit : « la prière est la cour de justice, la salle du jugement et le tribunal du Seigneur avant le jugement futur » (28,1).&lt;br /&gt;Saint Philothée du Sinaï témoigne du fait que la pensée de la mort (c'est ainsi que les pères qualifient le souvenir et la méditation sur la mort) purifie l'esprit et le corps : « Captivé en esprit et non par la vue, je voulais l'acquérir comme compagne pour toute la durée, de cette vie terrestre, étant devenu admirateur de sa beauté et de sa grandeur. Comme elle est humble, joyeusement triste, prudente ! Comme elle craint constamment la future et juste épreuve ! Comme elle craint de remettre jour après jour la vie vertueuse I Elle répand sur les yeux charnels une eau vivifiante et salutaire, et sur les yeux de l'âme une source d'où jaillissent les pensées les plus sages qui bondissent et régénèrent le jugement. Cette fille d'Adam, la pensée de la mort, comme j'avais soif de l'avoir comme compagne, de m'endormir avec elle, de m'entretenir avec elle pour explorer ce qui adviendra de moi après m'être séparé de mon corps I » « La pensée de la mort constante et vivante donne naissance à des pleurs unis à la joie et à la douceur, ainsi qu'à la vigilance de l'intellect ».&lt;br /&gt;Saint Philothée dit encore : « Celui qui sait racheter sa vie avec sagesse, qui demeure constamment dans le souvenir de la mort, y réfléchissant sans trêve, et détournant ainsi avec grande&lt;br /&gt;sagesse son esprit des passions, celui-là voit plus clairement la venue des pensées démoniaques que celui qui veut passer sa vie hors de la pensée de la mort et purifier son cœur par la raison seule, sans garder sa pensée par les pleurs et la tristesse. Celui qui prétend vaincre toutes les passions pernicieuses par l'ingéniosité de son intellect est lié sans le savoir par la pire d'entre elles et s'éloigne souvent de Dieu par la présomption. Cet homme doit être rigoureusement attentif à lui-même afin de ne pas s'enorgueillir et perdre la raison. ll est habituel aux âmes qui amassent des connaissances ici et là de se prévaloir devant ceux qui leur semblent être les plus petits. Il n'y a pas en eux la moindre étincelle d'amour instructif, me semble-t-il. Au contraire, celui qui possède la pensée de la mort voit plus clairement que les autres l'invasion des démons, et les chasse ».&lt;br /&gt;Le même dit encore: « En vérité, la pensée vivante de la mort abrite en elle de nombreuses vertus : elle est la mère des pleurs, elle incite à s'abstenir de tout, elle est le souvenir de la géhenne, la mère de la prière et des larmes, elle anéantit la passion pour le corruptible en montrant sa précarité, elle est la source de l'ingéniosité unie à la sagesse. Leurs enfants sont la crainte de Dieu, la purification du cœur des pensées passionnelles, la mise en pratique des commandements ».&lt;br /&gt;Saint Hésychius de Jérusalem considère le souvenir continuel de la mort comme un type particulier de vigilance. Il le compare au gardien des portes de l'âme qui empêche l'entrée des pensées malignes. Il dit qu'il faut si possible se souvenir constamment de la mort. Un tel souvenir conduit à déposer soucis et vanités, et engendre la garde de l'intellect et la prière incessante (homélie sur la vigilance).&lt;br /&gt;Le souvenir permanent de la mort est une grâce merveilleuse, l'apanage des saints, et tout particulièrement de ceux qui se sont adonnés à un repentir scrupuleux lié à une hésychia inaltérable. Ce n'est que dans l'hésychia que mûrissent et fleurissent les plus hautes vertus, de même qu'il faut des serres pour cultiver les plantes les plus rares et les plus précieuses. Nous aussi, faibles et passionnels, nous devons nous forcer à nous souvenir de la mort, contraindre nos cœurs à y penser, même si une telle réflexion répugne à ceux qui aiment le péché et le monde. Pour mener à bien cet effort, les saints pères recommandent de se fixer chaque jour une heure précise, exempte de tout soucis, pour la consacrer au souvenir effrayant et salutaire de l'inévitable mort. Même si mourir est inévitable pour chaque homme, les débuts de cette ascèse sont difficiles et on peine pour n'obtenir qu'un froid souvenir de la mort (ce qui atteste au passage notre état de chute). La constante distraction des pensées et le ténébreux oubli ravissent perpétuellement le souvenir de la mort chez ceux qui se livrent à cet exercice. Plus tard, d'autres actions contraires font leur apparition : des affaires urgentes et des préoccupations surviennent justement à l'heure que nous avions fixée pour nous soucier de la vie éternelle, afin de nous voler cette heure et de nous dérober petit à petit le souvenir même de cette pratique des plus salutaires. Mais si nous comprenons l'astuce des pouvoirs aériens, si nous nous astreignons à cette ascèse, alors nous observerons en nous un autre combat : les pensées de doute sur l'efficacité et l'utilité de notre effort, des pensées de blasphème et de moquerie cherchant à le rendre étrange, stupide, risible, des pensées de fausse humilité qui nous suggèrent de nous démarquer des autres hommes dans notre comportement. Si, par la grande miséricorde de Dieu, nous sortons vainqueurs de ce combat, la crainte produite par le souvenir de la mort s'avérera extrêmement pénible pour notre « vieil homme », car elle nous montrera concrètement notre mort. L'esprit et l'imagination seront terrorisés. Un tremblement glacial traversera le corps, le secouera, l'affaiblira. Le cœur ressentira une insupportable angoisse mêlée de désespoir. Il ne faut pas rejeter cet état ni en redouter d'éventuelles conséquences pernicieuses. Saint Syméon le Nouveau Théologien dit : « Pour celui qui commence une vie en Dieu, la crainte des souffrances et les douleurs qu'elle fait naître sont utiles. Celui qui rêve de débuter son ascèse sans une telle douleur et sans entraves, non seulement bâtit son effort sur le sable, mais ressemble à celui qui veut bâtir dans l'air, sans fondation, ce qui est impossible. De cette douleur naît bientôt une joie plurielle; Par ces entraves sont déchirés les liens de tous les péchés et de toutes les passions. Le tyran devient la cause non de la mort mais de la vie éternelle. Celui qui acceptera la douleur qui naît de la crainte des souffrances éternelles, plutôt que de s'enfuir, s'en remettra à elle dans la volonté de son cœur et en assumera les liens. Il avancera plus vite et elle le présentera au Roi des rois. Quand cela sera accompli, l'athlète verra en partie la gloire de Dieu, ses liens seront immédiatement défaits, la crainte douloureuse s'éloignera, la douleur du cœur se transformera en joie, une source naîtra qui répandra des larmes sensibles coulant sans discontinuer comme une rivière. Dans l'âme apparaîtront le calme, la mansuétude, une douleur indicible, le courage qui tend librement et sans entraves vers l'obéissance aux commandements de Dieu ».&lt;br /&gt;Il est clair qu'un tel changement se produit dans le cœur par la grâce d'un espoir de salut. Alors, dans cette réflexion sur la mort, la joie se mêle à la tristesse, les larmes amères s'adoucissent. L'homme qui pleurait en se souvenant de la mort comme d'un châtiment pleure maintenant en la voyant comme un retour à une inestimable patrie. Tel est le fruit de la pensée de la mort. Ayant compris l'importance de ce fruit, il faut avoir le courage de le cultiver et de surmonter les obstacles par un effort raisonnable et constant. Il faut croire que ce fruit sera donné en temps voulu par la grâce et la miséricorde de Dieu. Le souvenir de la mort et des craintes qui l'accompagnent et la suivent, uni à une prière fervente et aux pleurs sur soi-même, peut remplacer tous les exploits spirituels, embrasser toute la vie de l'homme, lui procurer la pureté du cœur, attirer en lui la grâce de l'Esprit Saint, et lui accorder la libre ascension vers le ciel, en évitant les pouvoirs aériens.&lt;br /&gt;Avant d'atteindre ce bienheureux état de prière, avant que l'intellect ne contemple le trépas à venir et ne craigne la mort comme la créature doit craindre la menace accompagnant le commandement du Créateur, il est utile de susciter en soi-même le souvenir de la mort en visitant les cimetières et les malades, en assistant au décès ou à l'inhumation de ses proches. Il est bon d'examiner et de se remémorer fréquemment les morts récentes auxquelles nous avons assisté. Combien de nos connaissances qui aimaient cette vie terrestre et en goûtaient la prospérité, qui souhaitaient vivre longtemps, qui n'étaient nullement âgées, ont été brusquement fauchées par la mort ! Aucune d'elles n'a pu dire à la mort: Attends ! Eloigne-toi Je ne veux pas encore mourir !». Certains n'eurent même pas le temps de prendre des dispositions, ils furent ravis au milieu d'un joyeux festin, d'un repas somptueux. D'autres moururent en route ou se noyèrent, se donnèrent la mort ou furent tués. Quelques uns furent dévorés par des bêtes, d'autres se mirent au lit pour accorder à leur corps un bref repos et s'endormirent du sommeil éternel. Regardons autour de nous. Combien de proches, d'amis ou de connaissances quittèrent-notre société, pris par la mort ! Les gens célèbres laissèrent la gloire, le pouvoir et les honneurs, les riches abandonnèrent l'argent et les biens amassés avec peine et gardés avec grande parcimonie. La mort sépare les parents de leur famille, l'époux de l'épouse, l'ami de son ami. Elle frappe le génie dans ses grandes entreprises, elle prive la société de son membre le plus utile à un moment où elle en avait le plus besoin. Personne ne peut l'arrêter ou lui résister, personne ne peut lui demander des comptes sur ses desseins si inconciliables avec la raison humaine. Qu'est-ce qui n'est pas vain sur la terre. Qu'est-ce qui n'est pas instable, qu'est-ce qui a une quelconque constance ? En vérité, seule la vie en Christ se prolonge au-delà des frontières de la tombe et trouve son épanouissement et sa beauté lumineuse après la mort du corps. Tout le reste est plus faible que l'ombre, trompeur comme les rêves... Par la corruption la mort détruit en une heure, en un instant les travaux de toute une vie (Cf. la 7ème homélie de Saint Nil de la Sora)..&lt;br /&gt;La mort soudaine ne frappe que ceux qui négligent leur salut. Ceci est annoncé par le Seigneur Lui-même (Luc12,46). « Dieu, dit Saint Barsanuphe le Grand à un moine qui redoutait une mort soudaine et prématurée, ne prendra pas l'âme de l'ascète qui combat les passions sans l'avoir d'abord conduit jusqu'au niveau de l'homme parfait ».&lt;br /&gt;Ayant compris la brièveté de notre vie, la vanité des biens terrestres et des honneurs, ayant perçu l'avenir terrible de ceux qui ont dédaigné le Rédempteur et la Rédemption en s'offrant entièrement au péché et à la corruption, détournons les yeux de notre âme de la vision trompeuse et séduisante des beautés du monde, qui attirent les faibles cœurs humains dans leurs filets ! Contemplons le terrible et salutaire spectacle de la mort qui nous guette ! Pleurons d'avance sur nous-mêmes ! Lavons et purifions par les larmes et la confession les péchés inscrits dans les livres du prince de ce monde ! Acquerrons le sceau de la grâce de l'Esprit Saint, signe d'élection et de salut, indispensable pour cheminer sereinement dans les airs et pour accéder aux demeures célestes ! Employons la richesse injuste, comme dit l'Evangile, c'est-à-dire les richesses terrestres, à acquérir des trésors célestes par une distribution abondante d'aumônes. Employons ce grand don de Dieu qu'est notre vie terrestre à accomplir le dessein du Seigneur : la recherche de la connaissance de soi-même et de Dieu, et la préparation de notre destin éternel ! Ne perdons pas notre temps, employons-le efficacement ! Il ne nous sera pas accordé une seconde fois. Sa perte est irremplaçable. Nous sommes des exilés du Paradis ! Ce n'est pas pour des réjouissances, des solennités, ou des jeux que nous nous trouvons sur terre, mais pour tuer la mort qui nous a tués et, par la foi, le repentir et la croix, reconquérir le Paradis perdu.&lt;br /&gt;Que le Seigneur miséricordieux accorde aux lecteurs de cette homélie et à son auteur le souvenir de la mort pendant leur vie terrestre ! Par la pensée de la mort et le renoncement à tout ce qui est vain, par une vie tendue vers l'éternité, qu'Il éloigne de nous, une fois l'heure venue, la férocité de la mort; que celle-ci nous fasse pénétrer dans une vie bienheureuse, éternelle et véritable ! Amen. (fin)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-8162447032026725913?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/8162447032026725913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=8162447032026725913' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/8162447032026725913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/8162447032026725913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2012/01/parole-sur-la-mort-9.html' title='PAROLE SUR LA MORT 9'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-tzflJBqbaz0/TyGxE_AZ3MI/AAAAAAAAA14/s0yvFGtUzBw/s72-c/R%25C3%25A9surrection%2B1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-6315959286689853277</id><published>2012-01-25T11:48:00.000-08:00</published><updated>2012-02-03T12:37:56.308-08:00</updated><title type='text'>PAROLE SUR LA MORT 8</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-0wEzkDDX_IA/TyBdUk0HZvI/AAAAAAAAA1s/90sDztb6y84/s1600/source%2Bvivifiante.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 287px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5701659736312080114" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-0wEzkDDX_IA/TyBdUk0HZvI/AAAAAAAAA1s/90sDztb6y84/s320/source%2Bvivifiante.JPG" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;strong&gt;CHAPITRE VIII : LE PECHE MORTEL, CELUI QUI NE L’EST PAS ET LES PASSIONS QUI DETRUISENT L’HOMME.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes qui fréquentent régulièrement les offices de l'Eglise et les sacrements et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent, ainsi qu'une vie spirituelle et intérieure. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbées dans leur psyché.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On a dit plus haut que le péché mortel du chrétien orthodoxe non guéri par un repentir convenable l'expose à des souffrances éternelles. Il a été dit aussi que les païens, les musulmans, les adeptes de religions erronées, représentent dès à présent l'héritage de l'enfer et sont privés de tout espoir de salut, puisqu'ils ne considèrent pas le Christ comme l'unique moyen de salut. Les péchés mortels du chrétien sont les suivants : l'hérésie, le sectarisme, le blasphème, le reniement, la magie, le désespoir, le suicide, la fornication, l'adultère, les péchés de la chair contraires à la nature, l'inceste, l'ivrognerie, le sacrilège, le meurtre, le pillage, le vol, les offenses pénibles et inhumaines. Parmi tous ces péchés, seul le suicide ne peut pas être guéri par le repentir. Chacun d'eux met l'âme à mort et la rend inapte à acquérir la béatitude éternelle tant qu'elle ne s'est pas purifiée par un repentir satisfaisant. Si l'homme chute ne serait-ce qu'une fois dans un seul de ces péchés, son âme meurt : quiconque observe toute la loi mais pèche contre un seul commandement devient coupable de tous. En effet, Celui qui a di : tu ne commettras point d'adultère, a dit aussi: tu ne tueras point. Or si tu ne commets point d'adultère mais que tu commets un meurtre, tu deviens transgresser de la loi (Jac:2,1011).&lt;br /&gt;Que celui qui a commis un péché mortel ne tombe pas dans le désespoir! Qu'il se guérisse par le repentir auquel il est appelé jusqu'à la dernière minute de sa vie par le Seigneur qui a dit dans le Saint Evangile: celui qui croit en Moi vivra, quand bien même il serait mort! (Jn.11,25) Cependant, c'est un malheur de demeurer dans un péché mortel, surtout quand ce péché devient une habitude. Aucune bonne œuvre ne peut racheter de l'enfer l'âme qui se sépare du corps sans s'être purifiée au préalable de ce péché mortel. Pendant le règne de l'empereur Léon, vivait à Constantinople un homme riche et très célèbre qui distribuait d'abondantes aumônes aux pauvres. Malheureusement, il se livrait à l'adultère, et il s'y livra jusqu'à sa vieillesse car avec le temps, cette méchante habitude s'était enracinée en lui. Tout en continuant à distribuer des aumônes, il n'en renonçait pas pour autant à l'adultère, et soudain, il mourut. Le Patriarche Gennade discuta beaucoup avec d'autres évêques de son destin éternel. Les uns disaient qu'il était sauvé, en citant les paroles de l'Ecriture : La richesse d'un homme sert de rançon pour sa vie (Prov.13,8).D'autres disaient qu'un serviteur de Dieu doit être irréprochable et sans péché parce qu'il est écrit : quiconque observe la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous (Jc.2,10) et aussi : Je vous jugerai chacun selon ses voies (Ez.33,20) et toute sa justice sera oubliée (Ez.33,13). Le patriarche donna l'ordre à tous les Moines et reclus de demander à Dieu de révéler le destin du défunt. Dieu le révéla effectivement à un reclus qui invita le patriarche chez lui et raconta devant tous : «La nuit dernière, j'étais en prière. Je vis un certain lieu : à sa droite duquel se trouvaient le Paradis et ses biens ineffables et à sa gauche un lac de feu dont les flammes atteignaient les nuages. Entre les deux se tenait le défunt, lié et gémissant terriblement. Il jetait de fréquents regards sur le Paradis. Je vis un ange s'approcher de lui et lui dire : homme Pourquoi gémir en vain ? Pour ta miséricorde tu évites les souffrances, mais pour n'avoir pas mis un terme à tes mauvais actes de fornication, tu es privé du bienheureux paradis ! ». Le patriarche et ses proches, entendant cela, furent saisis de crainte et dirent : l'Apôtre Paul a dit la vérité: Fuyez l'impudicité; quelqu'autre péché que l'homme commet est extérieur au corps. Mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps (1Cor.6,18). Où sont ceux qui disent que s'ils tombent dans le péché d'adultère, ils seront sauvés par leurs aumônes ? Si l'homme est vraiment miséricordieux, il doit l'être pour lui-même et acquérir la pureté du corps sans laquelle personne ne verra Dieu. L'argent distribué par une main impure et une âme impénitente n'est d'aucune utilité.&lt;br /&gt;Les chrétiens orthodoxes qui ont entretenu Une passion coupable sont privés du salut pour être entré en communication avec satan et avoir rompu la communion avec Dieu. Les passions sont les habitudes pécheresses de l'âme qui, avec le temps et l'habitude, se sont transformées en caractéristiques naturelles. Ces passions sont la gloutonnerie, l'ivrognerie, la volupté, la vie dissipée dans l'oubli de Dieu, la rancune, la cruauté, l'amour de l'argent, l'avarice, l'acédie, la paresse, l'hypocrisie, le mensonge, le vol, la présomption, l'orgueil et toutes les choses semblables. Chacune de ces passions, lorsqu'elle s'est transformée en une règle de vie, rend l'homme inapte à la jouissance spirituelle sur terre et au ciel, même si aucun péché mortel n'a été commis. Le Saint Apôtre Paul dit : Ne vous y trompez point, ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les dépravés, ni les gens de mœurs infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, les insulteurs ou les rapaces n'hériteront du Royaume des Cieux (1Cor.6,9-10). Or les œuvres de la chair manifestes sont: la fornication, l'impureté, la débauche, l'idolâtrie, la magie, l'inimitié, la discorde, la jalousie, la fureur, le fait de s'enflammer, les tentations, l'hérésie, l'envie, les meurtres, les cris indécents et les choses semblables. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait, que ceux qui font de telles choses n'hériteront point du Royaume des Cieux. Ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises (Ga1.5,19-21&amp;amp;24).&lt;br /&gt;Une passion exige d'être combattue méthodiquement par le repentir jusqu'à être déracinée en temps utile par la vertu contraire. Une passion ne se manifeste pas toujours par des actes. Elle peut vivre secrètement dans le cœur de l'homme, emprisonnant ses sentiments et ses pensées. La passion se reconnaît à ce que l'homme ne cesse d'imaginer le péché et de jouir de lui au cours de rêveries. Captivé par le péché, il n'a plus la force de résister à la puissance attirante des pensées et des images qui, par leur douceur mauvaise, engloutissent sa sagesse et sa fermeté. Le passionné ne cesse de commettre le péché en rêveries. Il maintient la communion avec les esprits ténébreux par les sentiments de son cœur et se soumet à ces esprits, ce qui aura pour conséquence sa perdition éternelle. Le Seigneur ordonne à son prophète: Crie à pleine gorge, ne te retiens pas ! Annonce à mon peuple ses péchés et à la maison de Jacob ses iniquités ! Tous les jours ils me cherchent et veulent connaître mes voies, comme une nation qui aurait pratiqué la justice et n'aurait pas abandonné la voie de son Dieu. Ils me demandent à présent un jugement équitable et désirent s'approcher du Seigneur en disant: que nous sert le jeûne si Tu ne le vois pas, de mortifier notre âme si Tu ne le vois pas ? Car c'est le jour de votre jeûne que vous accomplissez vos volontés (Is.58,1-3), c'est-à-dire vos pensées malignes ! Vous leur offrez des holocaustes comme à des idoles ! Vous assimilez vos pensées méchantes à des dieux auxquels vous offrez le plus grand de tous les sacrifices, celui de votre liberté, qu'il vous appartient de Me consacrer par vos bonnes actions et votre conscience pure (Cf homélie 53 de•Saint Isaac le Syrien).&lt;br /&gt;L'espoir du salut ne couvre l'homme de son ombre que s'il est un vainqueur permanent dans le combat invisible. Cette pensée fut exprimée par le saint prophète David qui a dit: En cela j'ai connu que Tu m'as aimé, que l'ennemi ne s'est par réjoui à mon sujet (Ps.40,12). Pour parvenir à cet état bienheureux il priait en disant: de ceux qui sont cachés en moi, purifie-moi, et de ceux qui me sont étrangers, préserve Ton serviteur (Ps.18,13) (Cf Saint Macaire le Grand). S'ils ne l'emportent pas sur moi, alors je serai sans reproche et pur du grand péché (Ps.18,14). Rends-moi la joie de Ton salut et fortifie-moi par l'Esprit Souverain (Ps.50,13). Alors des paroles de ma bouche Te seront agréables et la méditation de mon cœur sera sans cesse devant Toi, Seigneur, mon Aide et mon Rédempteur (Ps.18,15). Il est clair que le grand péché caché dont parle David n'est autre que la passion. Il l'a appelée péché étranger car elle est faite de pensées démoniaques acceptées et adoptées par l'âme. Ces pensées sont bien étrangères à l'âme, elles la font souffrir, la rendent malade et la plongent dans un état contraire, à la nature. La pureté digne du Paradis apparaît quand toutes les passions ont été éradiquées du cœur. Seul l'Esprit-Saint peut purifier totalement l'homme de ses passions et lui rendre le pouvoir sur lui-même, pouvoir qui lui a été ravi par le diable. L'homme impassible parvient à l'amour pur ; sa pensée demeure en permanence auprès de Dieu et en Dieu. Se sentant couvert par l'ombre de l'Esprit, se voyant vainqueur des pensées et des rêveries pécheresses, l'âme ressent son salut avec une joie ineffable. Cette joie n'a rien de commun avec les joies humaines habituelles qui proviennent de la présomption, de l'autosuffisance, de la flatterie ou de la réussite terrestre. La joie spirituelle qui annonce le salut est emprunte d'humilité et de gratitude envers Dieu, elle est accompagnée de larmes incessantes et abondantes, de prières continuelles, de jugement et d'abaissement de soi, elle confesse Dieu et Le glorifie, elle se manifeste par la mort au le monde. Elle est l'antichambre de la vie éternelle. Connaissant Dieu de façon vivante, elle proclame mystérieusement: un cri d'allégresse et de salut a retenti sous les tentes des justes. La droite du Seigneur a fait des prodiges, la droite du Seigneur m 'a exalté, la droite du Seigneur a fait des prodiges. Je ne mourrai pas, mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur. Le Seigneur m'a châtié et châtié encore pour m 'éduquer, mais ne m'a pas livré à la mort. Ouvrez-moi les portes de la justice, j'y entrerai et je confesserai le Seigneur. C'est ici la porte du Seigneur, par elle les justes entreront. Je Te confesserai car Tu m'as exaucé et Tu t'es fait mon salut (Ps.117, 15-21).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les portes du Seigneur, c'est l'humilité dans la grâce. Saint Jean Colobos dit à ce sujet : «Les portes de Dieu, c'est l'humilité. Nos pères sont entrés dans le temple de Dieu par la voie réjouissante de nombreuses humiliations. Lorsque les portes de la vérité divine s'ouvrent devant l'intellect, il cesse de juger le prochain, d'avoir de la rancœur à son égard, de l'accuser ou d'accuser les circonstances, de se justifier ; il reconnaît en tout ce qui advient l'inconcevable vérité divine et rejette sa propre vérité comme une abomination. C'est par ces portes que l'homme, lavé par les larmes de repentir et d'attendrissement, entre devant la face de Dieu par la prière pure et la vision spirituelle, confessant ses péchés innombrables et les incalculables bienfaits de Dieu ».&lt;br /&gt;Fuyons le péché, notre meurtrier ! Fuyons non seulement les péchés mortels, mais aussi ceux qui sont pardonnables afin que par noire négligence, ils ne se transforment pas en une passion qui nous précipite en enfer de la même façon que le péché mortel !&lt;br /&gt;Il y a des péchés pardonnables. Ainsi, quand il nous arrive de nous laisser entraîner par la gourmandise, par des pensées ou des regards de convoitise, par une parole méchante, un mensonge ou un vol insignifiant, par l'orgueil, la colère ou une brève tristesse, ou encore par quelque rancune pour le prochain, c'est que notre faiblesse humaine a été la cause du péché, et nous recevons facilement le pardon de Dieu si nous reconnaissons le mal et si nous nous repentons. Un péché pardonnable ne sépare pas le chrétien de la grâce divine et ne met pas son âme à mort comme le ferait un péché mortel. Toutefois ces péchés pardonnables sont pernicieux, et si nous ne nous repentons pas, ils multiplient leur poids. Selon la comparaison des saints pères, un homme peut être noyé par un sac de sable pendu à son coup de la même façon que par une lourde pierre. Un péché mortel peut nous entraîner dans l'abîme de l'enfer aussi facilement qu'une multitude de petits péchés pardonnables. Par exemple, qu'est-ce que le mauvais riche de l'Evangile avait fait de particulier en s'adonnant quotidiennement à des réjouissances, puisqu'il en avait les moyens ? L'Evangile propose comme unique cause de perdition sa vie distraite qui le mena à oublier complètement l'avenir éternel et la vertu. La distraction était devenue sa passion, il n'envisageait pas sa vie sans elle.&lt;br /&gt;C'est un malheur que d'avoir le cœur blessé par les passions. Une circonstance tout à fait insignifiante peut provoquer une telle plaie. Un regard imprudent, vraisemblablement innocent, une parole inconsidérée, un attouchement léger, peuvent contaminer de façon incurable. Dans quel lourd péché pouvait bien tomber le reclus cité plus haut, lui qui était l'objet du respect particulier de ses concitoyens, lui qui ne sortait jamais de sa cellule, qui n'avait scandalisé personne, qui était une source d'édification pour beaucoup, et qui néanmoins périt pour sa communion invisible avec satan, empêchant ainsi l'Esprit Saint de reposer en lui ne fut-ce qu'une heure ?&lt;br /&gt;Dans un couvent vivait jadis la nièce de l'higoumène, très belle de sa personne et d'une conduite irréprochable. Toutes les sœurs étaient édifiées par son apparence angélique et son extraordinaire modestie. Quand elle mourut, on l'enterra solennellement en étant persuadé que son âme pure s'était élevée vers les demeures du paradis. Chagrinée par sa disparition, l'higoumène se livra à une prière incessante, jointe au jeûne et aux veilles, et demanda au Seigneur de lui révéler de quelle gloire sa nièce avait été jugée digne dans le chœur des vierges. Une nuit, alors qu'elle priait, la terre s'ouvrit sous ses pieds et de la lave bouillonna devant elle. Saisie d'effroi, elle regarda dans l'abîme qui s'offrait à ses yeux. Dans les flammes, elle aperçut sa nièce.&lt;br /&gt;- Mon Dieu, est-ce bien toi que je vois?&lt;br /&gt;- Oui, prononça la défunte dans un terrible gémissement.&lt;br /&gt;- Mais pourquoi? J'espérais te voir dans la gloire du Paradis, au sein du chœur angélique, parmi les pures brebis du Christ...Et toi... Pourquoi cela?&lt;br /&gt;- Malheur à moi, maudite! Je suis moi-même la cause de ma mort éternelle dans cette flamme qui me brûle sans trêve, sans toutefois m'anéantir. Tu voulais me voir, et Dieu t'a révélé le secret de mon état.&lt;br /&gt;- Mais pourquoi cela ?, demanda l'higoumène en larmes.&lt;br /&gt;- Parce que devant vous je paraissais vierge, un ange sans péché, mais en réalité j'étais autre. Je ne me suis pas souillée par le péché charnel, mais mes pensées, mes rêveries coupables et mes désirs secrets m'ont fait' descendre dans la géhenne. Je n'ai pas su garder mon âme pure, ni mes pensées, ni les mouvements de mon cœur, malgré mon corps pur de jeune fille. C'est pour cela que je suis livrée à la souffrance. Par imprudence, je nourrissais en moi un sentiment d'attachement à l'égard d'un jeune homme, je jouissais en pensée de sa belle apparence, et je rêvais de m'unir à lui. Comprenant que c'était un péché, j'avais hâte de le confesser à mon père spirituel. La conséquence de ces jouissances coupables et de ses rêveries impures fut que les saints anges m'eurent en horreur après ma mort et me laissèrent entre les mains des démons. A présent, je brûle dans le feu de la géhenne, et je brûlerai éternellement sans être consumée, car il n'y a pas de fin aux tourments de ceux qui sont rejetés du ciel.&lt;br /&gt;Ayant terminé ce discours, la malheureuse gémit, grinça des dents, puis fut happée par la lave brûlante et disparut des yeux de l'higoumène.&lt;br /&gt;« Il faut garder son âme et veiller sur elle à tout prix afin qu'elle ne communie pas aux pensées mauvaises et méchantes. De même que le corps est contaminé par l'impureté s'il s'accouple avec un autre corps, l'âme se corrompt en s'unissant aux pensées mauvaises et méchantes et en leur donnant son accord » (Saint Macaire le Grand). Il faut concevoir ceci pas seulement pour un ou deux types de pensées pécheresses, mais pour toutes les mauvaises pensées en général : les pensées d'incroyance, de flatterie, de présomption, de colère, d'envie ou de jalousie. Le rejet de ces pensées conduit à la purification de toute souillure de la chair et de l'esprit (2Cor.7,1). Sache que dans le secret de l'âme s'accomplissent aussi sous l'effet des mauvaises pensées la corruption et l'égarement, selon les mots de l'Apôtre: Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira (1Cor.3,17). Par l'expression temple de Dieu, il faut entendre notre corps visible. Celui qui corrompt l'âme et l'esprit en s'unissant à la méchanceté est passible de châtiment. Il faut garder le corps du péché; il faut aussi garder l'âme, cette fiancée du Christ, des pensées mauvaises : Je vous ai fiancés à un seul Epoux pour vous présenter au Christ (2Cor.11,2). Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie (Prov.4,23). Apprenons des Saintes Ecritures que les pensées tortueuses éloignent de Dieu (Sagesse1,3).&lt;br /&gt;Concernant les passions, Saint Nil de la Sora dit : « La passion est sujette, soit à un repentir approprié, soit aux souffrances futures. Il faut se repentir de ses passions et prier d'en être libéré. Ce n'est pas le combat intérieur contre les passions qui provoque les souffrances futures, mais l'absence de repentir. Comme dit Saint Pierre Damascène, si le combat était châtié par des souffrances éternelles, alors il n'y aurait pas de pardon des péchés sans une totale impassibilité. Pourtant, nombreux sont ceux qui ont reçu le pardon de leurs péchés. Les pères disent que celui qui est attaqué par quelque passion doit lui résister avec soin. Prenons l'exemple de l'adultère. Celui qui est attaqué par un désir pour une personne doit éviter à tout prix de converser avec elle, de demeurer avec elle, de toucher son vêtement ou même de le sentir. S'il ne se garde pas de tout cela, il accomplit sa passion et commet l'adultère dans son cœur par la pensée. Il attise lui-même le brasier de la passion et laisse les pensées malignes pénétrer dans son cœur comme des bêtes sauvages » (homélie 1).&lt;br /&gt;Préparons-nous à J'éternité, à passer vers elle par la mort, et ceci pendant notre vie terrestre, qui n'est autre que l'antichambre de l'éternité. La vie terrestre n'est pas la vie à proprement parler mais un combat incessant entre la vie et la mort. Nous penchons tour à tour vers l'une ou l'autre, nous hésitons. Si nous appréciions avec justesse ce bref moment de notre passage sur la terre en le comparant à la grandiose éternité, nous ne trouverions qu'un seul moyen de l'employer : la préparation à l'éternité. C'est ainsi qu'en juge la parole de Dieu : Ne crains point petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume vendez ce que vous possédez- et donnez-le en aumônes Faites-vous des bourses qui ne s'usent point, un trésor inébranlable dans les cieux, où le voleur ne s'approche point et où la mite ne détruit point, car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées Soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera ; bienheureux le serviteur que le maître, à son arrivée, trouvera veillant. Je vous le dis en vérité, il se ceindra, le fera mettre à table et s'approchera pour le servir. Qu'il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, bienheureux ce serviteur, s'il le trouve en train de veiller. Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas. Quel est donc l'économe fidèle et sage que le maître établira sur ses gens pour leur donner la nourriture en temps convenable? Bienheureux ce serviteur que le maître trouvera faisant ainsi à son arrivée ! Je vous le dis en vérité, il l'établira sur tous ses biens. Mais si ce serviteur dit en lui-même: mon maître tarde à venir, s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas. Il le mettra en pièces et lui donnera sa part avec les infidèles (Luc12, 32-40, 42-46).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-6315959286689853277?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/6315959286689853277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=6315959286689853277' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/6315959286689853277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/6315959286689853277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2012/01/parole-sur-la-mort-8.html' title='PAROLE SUR LA MORT 8'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-0wEzkDDX_IA/TyBdUk0HZvI/AAAAAAAAA1s/90sDztb6y84/s72-c/source%2Bvivifiante.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-312837662174886164</id><published>2012-01-24T11:54:00.000-08:00</published><updated>2012-02-03T12:50:04.120-08:00</updated><title type='text'>PAROLE SUR LA MORT 7</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-zANfZc6XTAo/Tx8NT44AvOI/AAAAAAAAA1g/thvZFLPmIDQ/s1600/SAint%2BGeorges.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 258px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5701290288610327778" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-zANfZc6XTAo/Tx8NT44AvOI/AAAAAAAAA1g/thvZFLPmIDQ/s320/SAint%2BGeorges.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;CHAPITRE VII : LES DOUANES OU EPREUVES SUBIES PAR L'ÂME DE SAINTE THEODORA DURANT SON ASCENSION VERS LE CIEL .&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes qui fréquentent régulièrement les offices de l'Eglise et les sacrements et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent, ainsi qu'une vie spirituelle et intérieure. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbées dans leur psyché.&lt;br /&gt;Il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.&lt;br /&gt;Ce texte sur Sainte Theodora a été emprunté à une vie de Saint Basile qui a vécu au neuvième siècle à constantinople, ce texte selon les derniers spécialistes a été écrit quatre siècles après la mort de saint Basile, donc beaucoup de questions sur son authenticité ont été récemment posées et plusieurs chercheurs doutent de sa véracité. Cela étant dit, Saint Ignace l'a adopté et l'a inclus dans son traité. Prière donc de prendre cette histoire avec des pincettes et de ne pas s'alarmer à outrance de la dureté de son contenu.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est à Sainte Théodora que nous emprunterons la description détaillée des épreuves et l'ordre dans lequel elles se déroulent dans les airs. Ayant, comme nous l'avons vu, abandonné sur la terre son corps sans vie, elle commença son ascension vers l'orient, guidée par deux anges.&lt;br /&gt;Alors qu'elle montait vers le ciel, elle rencontra les esprits ténébreux de la première épreuve, qui examinent tous les péchés humains commis en parole, comme les bavardages, les jurons, les railleries, les blasphèmes, les chansons passionnelles, les exclamations indécentes, les rires et autres choses semblables. Le plus souvent, l'homme ne fait aucun cas de ces péchés, ne s'en repent pas devant Dieu et ne les confesse pas à son père spirituel. Cependant, le Seigneur a dit clairement : Au jour du jugement, les hommes rendront compte de toutes les paroles vaines qu'ils auront proférées. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné (Mt.12,36-37). Et l'Apôtre ordonne : Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, ni déshonnête, ni propos insensé, ni plaisanterie (Eph.4,29845,4). Les démons accusèrent l'âme de Théodora avec cruauté et ténacité, présentant tous les péchés commis en parole depuis sa jeunesse. Les saints anges les contestèrent, opposant les bonnes œuvres.&lt;br /&gt;Rachetée à la première épreuve, Théodora monta plus haut et s'approcha de la deuxième épreuve, où sont examinés les mensonges, les parjures, le fait de prononcer en vain le Nom de Dieu ou de dissimuler ses péchés au père spirituel lors de la confession.&lt;br /&gt;S'étant libérée là aussi, elle passa à la troisième épreuve, où sont examinés les calomnies contre le prochain, les jugements, l'humiliation, l'atteinte à l'honneur d'autrui, les injures et les railleries faites en oubliant ses propres péchés et défauts, ou en y prêtant aucune attention. Ceux qui ont commis des péchés de ce genre sont questionnés par les féroces examinateurs avec une cruauté toute particulière, car ils se sont conduits comme des antéchrists, ils se sont approprié la dignité du Christ en jugeant et en écrasant leur prochain.&lt;br /&gt;La quatrième épreuve est celle de la gourmandise. On y dénonce la gloutonnerie, l'ivrognerie, le fait de manger à tout moment ou en cachette, de manger sans dire la prière, la transgression des jeûnes, la luxure, la volupté, le rassasiement, le fait de participer à des festins, et tous les plaisirs accordés au ventre. Après s'être libérée de cette épreuve, Sainte Théodora reprit un peu courage et dit aux saints anges qui l'accompagnaient : « Il me semble que personne sur terre ne sait ce qui se passe ici et ce qui attend l'âme pécheresse après la mort ». Les anges lui répondirent : « La Parole Divine, lue quotidiennement à l'église, et prêchée par les serviteurs de Dieu ne l'explique-t-elle donc pas ? Ceux qui se sont attachés aux vanités terrestres ne prêtent aucune attention à la Parole de Dieu, ils jouissent quotidiennement de l'ivrognerie, ils mangent à satiété et boivent sans crainte de Dieu, ne pensent pas à la vie future et n'écoutent pas l'Ecriture qui dit : malheur à vous qui êtes rassasiés car vous aurez faim ! (Luc6,25). Ils considèrent la Sainte Ecriture comme une fable, vivent dans la négligence, s'amusent et festoient joyeusement chaque jour au son de la musique et des chœurs, à l'instar du riche de l'Evangile, Toutefois, ceux qui sont miséricordieux, font profiter les pauvres de leurs bienfaits, et aident les nécessiteux, reçoivent facilement le pardon de Dieu pour leurs péchés et passent les épreuves avec bonheur grâce à leurs aumônes. L'Ecriture dit : L'aumône délivre de la mort et purifie de tout péché. Celui qui fait des aumônes et agit avec justice aura la vie; ceux qui commettent le péché sont les ennemis de leur vie. (Tobie21). Ceux qui ne s'efforcent pas de se purifier de leurs péchés par des aumônes ne pourront pas éviter le malheur lors des épreuves, ils seront ravis par les publicains qui les feront descendre dans de cruelles souffrances vers les prisons souterraines de l'enfer où ils seront enchaînés jusqu'au terrible jugement du Christ 1 »&lt;br /&gt;En s'entretenant ainsi, ils atteignirent la cinquième épreuve, celle de la paresse. Là furent comptés tous les jours et toutes les heures passés dans la négligence à servir Dieu. Là furent examinés l'acédie, l'abandon des prières à l'église ou dans la cellule, par paresse, négligence, ou froideur envers Dieu. Là sont questionnés les paresseux qui profitent du travail des autres et refusent de travailler eux-mêmes, ceux qui perçoivent un salaire mais accomplissent leur travail avec négligence.&lt;br /&gt;Après vint la sixième épreuve, où l'on examine les vols et les rapts en tout genre, grossiers ou selon la bienséance, manifestes ou cachés.&lt;br /&gt;Puis vint la septième épreuve, celle de l'amour de l'argent et de l'avarice.&lt;br /&gt;Ensuite vint la huitième épreuve, où sont accusés les concussionnaires, les usuriers et ceux qui s'approprient le bien d'autrui.&lt;br /&gt;Plus loin encore, l'épreuve de l'injustice, la neuvième épreuve, où sont dénoncés les juges iniques au jugement partiel, qui se laissent acheter, condamnent les innocents et justifient les coupables. Là sont examinées les balances inexactes, les marchandages injustes.&lt;br /&gt;La dixième épreuve est l'épreuve de l'envie où sont examinés ceux qui s'adonnent à cette passion pernicieuse et à ses conséquences.&lt;br /&gt;A la onzième épreuve, les esprits hautains examinent l'orgueil, la vanité, la présomption, le dédain, la louange de soi-même, le fait de ne pas honorer comme il se doit les parents, les pouvoirs ecclésiastiques ou civils, de ne pas leur obéir ou de leur désobéir.&lt;br /&gt;La douzième épreuve est celle de la colère et de la fureur.&lt;br /&gt;La treizième épreuve est celle de la rancune. Après avoir dépassé cette épreuve, Sainte Théodora demanda aux anges :&lt;br /&gt;- Je vous en prie, dites-moi comment ces effrayantes puissances aériennes connaissent les mauvaises actions, autant manifestes que cachées, de tous les hommes vivant dans le monde entier.&lt;br /&gt;- Au saint baptême chaque homme reçoit un ange gardien qui veille invisiblement sur lui, l'instruit nuit et jour dans les bonnes actions, tout au long de sa vie et jusqu'à l'heure de la mort. Il note toutes les bonnes actions pour lesquelles cet homme serait susceptible d'être digne de la miséricorde du Seigneur et de la rétribution éternelle. De la même façon, le prince des ténèbres, qui a pour objectif d'entraîner dans la perdition le genre humain, envoie auprès de chaque homme un esprit malin qui le suit partout, note ses mauvaises actions, lui suggère astucieusement de faire le mal, puis visite chaque épreuve pour y rapporter les péchés correspondants. Voilà comment les pouvoirs aériens connaissent les péchés de tous les hommes. Quand l'âme se sépare du corps et s'efforce de monter rejoindre son Créateur au ciel, les esprits malins lui dressent des obstacles en dénonçant les péchés qu'ils ont inscrits. Si l'âme possède davantage de bonnes actions que de péchés, ils ne pourront pas la retenir. Dans le cas contraire, ils l'enfermeront dans une prison d'où elle ne pourra pas voir Dieu. Elle sera torturée tant que la puissance de Dieu le permettra, et tant qu'elle n'aura pas été rachetée par les prières de l'Eglise et les aumônes des proches. Si l'âme s'avère vraiment pécheresse et abominable devant Dieu, au point qu'il ne lui reste plus aucune espérance de salut et qu'elle soit digne de la perdition éternelle, alors elle sera descendue immédiatement dans l'abîme où les démons connaîtront eux-aussi les souffrances éternelles. Elle y sera gardée jusqu'au deuxième Avènement du Christ, après quoi elle s'unira au corps et souffrira avec lui dans la géhenne éternelle. II faut savoir encore que ceux qui empruntent la voie des épreuves et des questions sont uniquement ceux qui ont été éclairés par la foi chrétienne et lavés par le Saint Baptême. Elle n'est donc destinée ni aux païens, ni aux musulmans, ni à tous ceux qui sont étrangers à Dieu : ceux-là, encore vivants dans leur corps, sont déjà morts, et enterrés en enfer par l'âme. Au moment de leur mort, les démons les saisissent immédiatement comme un dû et les descendent sans épreuve dans l'abîme de la géhenne.&lt;br /&gt;Après cet entretien, Sainte Théodora atteignit la quatorzième épreuve, celle du meurtre, où sont examinés non seulement le brigandage et le meurtre, mais aussi les coups, les gifles et les heurts.&lt;br /&gt;Plus haut eut lieu la quinzième épreuve, celle de la magie, de la sorcellerie, des charmes, des poisons, de l'ensorcellement et de l'invocation des démons. Au cours de cette épreuve, les démons ne trouvèrent rien à reprocher à la bienheureuse Théodora et ils lui crièrent, furieux: « Quand tu arriveras à l'épreuve de l'adultère, nous verrons si tu pourras t'en tirer...». En continuant à s'élever, elle demanda aux saints anges:&lt;br /&gt;- Est-ce possible que tous les chrétiens doivent passer par ces lieux, et que personne ne puisse les traverser sans être soumis aux questions et à la peur?&lt;br /&gt;- Il n'y a pas d'autre voie pour les âmes chrétiennes qui montent vers le ciel. Toutes passent ici, mais toutes ne sont pas questionnées comme celles qui ont commis des péchés sans les avoir complètement confessés, par honte devant le père spirituel. Si quelqu'un confesse ses péchés dans la vérité, les regrette et se repent du mal qu'il a commis, alors ses péchés sont effacés par la miséricorde de Dieu, et quand l'âme arrive ici, les examinateurs aériens ne trouvent rien en ouvrant les livres, c'est pourquoi ils ne peuvent ni offenser l'âme, ni l'effrayer, et c'est ainsi qu'elle s'élève joyeusement vers le trône de la grâce.&lt;br /&gt;NB: Saint Jean Climaque raconte que pendant un séjour dans un monastère d'Alexandrie, un voleur se présenta avec repentir pour être admis à la vie monastique. L'higoumène du monastère lui demanda qu'il confesse ses péchés à l'église en présence de tous les frères. Le voleur s'étant exécuté avec ferveur et humilité, l'higoumène le revêtit immédiatement du schème. Saint Jean lui demanda en privé pourquoi il avait tonsuré aussi vite le voleur. L'higoumène répondit que sa confession lui avait mérité le pardon de toutes ses fautes. «Et n'en doute pas, car un des frères présents m'a fait une confidence. Il a vu un personnage à l'aspect terrible qui tenait en main une tablette écrite et une plume. Tandis que le pénitent avouait ses crimes, l'autre, en toute justice, les effaçait de la tablette avec la plume, selon qu'il est écrit : J'ai dit: je vais confesser contre moi mes péchés au Seigneur et Toi, tu as pardonné l'iniquité de mon cœur (Ps.31,5)» (Echelle, degré4)&lt;br /&gt;Il n'est pas inutile de citer ici un événement qui nous est presque contemporain. Dans les environs de Vologda se trouve un grand village dénommé Koubensky, qui compte plusieurs paroisses. Le prêtre de l'une d'elle tomba malade et s'approcha de la mort. Il vit son lit entouré de démons qui s'apprêtaient à ravir son âme et à la descendre en enfer. Alors apparurent trois anges. L'un d'entre eux se posta près du lit et se mit à disputer l'âme à un démon des plus hideux qui tenait un livre ouvert où étaient inscrits tous les péchés du prêtre. Sur les entrefaites entra un autre prêtre qui venait assister son confrère. La confession commença. Jetant des regards effrayés sur le livre, le malade prononçait avec abnégation ses péchés, comme s'il les rejetait de lui-même. Et que vit-il ? Dès qu'il mentionnait un péché, celui-ci disparaissait du livre en laissant une page blanche. Il effaça ainsi par la confession tous les péchés du livre démoniaque et fut guéri. Il finit sa vie dans un profond repentir, racontant à ses proches, pour leur instruction, cette vision qu'avait soulignée une guérison miraculeuse.&lt;br /&gt;En conversant ainsi, ils atteignirent la seizième épreuve, celle de la dépravation, où sont examinés tous les genres de débauche, c'est-à-dire les péchés d'adultère des personnes qui ne sont pas liées par le mariage. On y examine les rêveries coupables, le fait de s'attarder en pensée sur ces rêveries, le consentement au péché et la jouissance, les regards voluptueux, les attouchements obscènes. Quand Théodora fut parvenue à cette épreuve, les esprits ténébreux furent très étonnés qu'elle soit arrivée jusque-là, et ils l'accusèrent avec cruauté, surtout pour son manque de franchise envers son père spirituel.&lt;br /&gt;Ensuite, ils arrivèrent à la dix-septième épreuve, où sont examinés tous les péchés d'adultère des personnes vivant dans le mariage (le fait de ne pas respecter la fidélité entre époux, de souiller le lit conjugal) ou les péchés d'adultère des personnes consacrées à Dieu, qui ont promis au Christ leur pureté.&lt;br /&gt;La dix-huitième épreuve est celle de l'homosexualité, où sont passés en revue les péchés d'adultère contraires à la nature, ainsi que l'inceste. Après avoir dépassé cette épreuve les saints anges dirent à Théodora: «Tu as vu les terribles et abominables épreuves de l'adultère! Sache que rare est l'âme qui les dépasse librement. Le monde entier est enfoncé dans le mal des tentations et de la souillure, tous les hommes sont voluptueux et débauchés. Les pensées du cœur de l'homme sont mauvaises dès sa jeunesse (Gen.8,21) et c'est à peine si quelqu'un se garde de la souillure de l'adultère. Peu nombreux sont ceux qui mettent à mort les convoitises de la chair et qui dépassent sans encombre ces épreuves! La plupart de ceux qui sont arrivés jusque là périssent. Les féroces questionneurs ravissent les âmes et les précipitent en enfer. Les puissances des épreuves d'adultère se vantent qu'à eux seuls, ils remplissent plus que toutes les autres épreuves les fournaises de l'enfer. Rends grâce à Dieu, Théodora, d'avoir évité les pièges des épreuves d'adultère, et ceci grâce aux prières de ton père Saint Basile. A présent, tu ne connaîtras plus la peur ! ».&lt;br /&gt;La dix-neuvième épreuve est celle des hérésies, où sont examinés les raisonnements injustes sur la foi, les doutes dans la foi, l'apostasie et le reniement de la foi orthodoxe, le blasphème et autres péchés contre la seule véritable confession de la foi.&lt;br /&gt;Après avoir dépassé cette épreuve, ils approchèrent des portes célestes, et rencontrèrent les esprits de la dernière et vingtième épreuve, celle de l'absence ou de l'insuffisance de charité, et de la cruauté. Si quelqu'un accomplit de nombreux exploits spirituels, des jeûnes, des veilles, des métanies, des prières, s'il garde de toute souillure la pureté de sa virginité, s'il épuise son corps dans l'abstinence, mais se montre impitoyable et ferme son cœur au prochain, alors il sera précipité du haut du ciel lors de cette épreuve, et sera enfermé pour l'éternité dans l'abîme de l’enfer.&lt;br /&gt;Enfin, avec une joie ineffable, ils s'approchèrent des portes célestes. Celles-ci brillaient comme du cristal. Elles rayonnaient de manière indicible et des jeunes gens semblables au soleil se tenaient au milieu d'elles. Voyant la sainte guidée par les anges, ils se réjouirent pour elle de la voir dépasser victorieusement, couverte par la miséricorde divine, les épreuves aériennes. Avec grand amour, ils la firent traverser les portes. Pendant sa marche à travers les épreuves, Sainte Théodora avait noté que chaque épreuve était présidée par un prince particulier, et que les esprits de chaque épreuve présentaient une apparence extérieure conforme au type de péché examiné à l'épreuve.&lt;br /&gt;Les grands saints (qui par nature sont semblables à l'ancien Adam, mais sont parvenus à la perfection du Nouvel Adam, notre Seigneur Jésus-Christ) traversent les épreuves à une vitesse extraordinaire et avec grande gloire. Ils sont élevés au ciel par l'Esprit Saint qui, déjà pendant leur pèlerinage terrestre, leur inspirait constamment le désir de se séparer du corps et d'être avec le Christ (Phil.1,23). Le grand Marc de Thrace (5avril) traversa l'atmosphère comme un éclair, en l'espace d'une heure. Saint Sérapion, qui assista au décès de Saint Marc, dit: «Je vis l'âme du saint séparée des liens charnels, et élevée au ciel après avoir été recouverte d'un vêtement blanc et lumineux par un ange».&lt;br /&gt;Lorsqu'arriva la mort de Saint Macaire le Grand, une multitude de l'armée céleste se joignit au chérubin qui était son ange gardien pour venir chercher son âme. Avec l'assemblée des anges descendit le chœur des apôtres, des martyrs, des saints hiérarques, des saints et des justes. Les démons se rangèrent en foule tout au long des épreuves, afin de contempler la marche de l'âme pneumatophore. Elle commença son ascension. Se tenant au loin, les esprits des ténèbres criaient depuis le lieu des épreuves : «ô, Macaire De quelle gloire as-tu été digne !». Mais l'humble moine répondait : «Non ! Je crains encore parce que je ne sais pas si j'ai fait quelque chose de bien ! ». Pendant ce temps, il s'élevait rapidement vers le ciel. Les pouvoirs aériens criaient dé nouveau à partir des épreuves plus élevées : «Tu nous as vraiment évités, Macaire !». «Non, j'ai encore besoin de fuir ! ». Lorsqu'il franchit les portes célestes, ils crièrent en sanglotant de rage et d'envie : «Maintenant, tu nous as évités, Macaire !». «Gardé par la puissance de mon Christ, j'ai évité vos astuces ! ». Le cheminement de l'âme de Saint Macaire fut observé par ceux de ses disciples qui avaient atteint une réussite spirituelle particulière, et c'est Saint Paphnuce, son successeur à la direction du skyte, qui le raconte.&lt;br /&gt;Les grands saints mènent, toute leur vie durant, un combat implacable contre les pouvoirs ténébreux. Ils ont déjà remporté la victoire ici-bas, car leurs cœurs se sont libérés totalement du péché, devenant temples et sanctuaires de l'Esprit Saint qui fait en eux Sa demeure raisonnable, une forteresse imprenable pour l'ange déchu. C'est pourquoi ils passent avec une telle aisance devant les gardiens aériens et les pouvoirs ténébreux.&lt;br /&gt;De la même façon que l'âme chrétienne ressuscite déjà pendant son pèlerinage terrestre de la mort occasionnée par le péché, elle voit s'accomplir déjà ici-bas son examen par les pouvoirs aériens, sa captivité ou sa libération. Mais cette captivité, ou cette libération, ne deviendra évidente que lors de la marche à travers les airs.&lt;br /&gt;Au Paradis, l'homme reçut le commandement de ne pas goûter à l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Comme dit Marc l'ascète dans son homélie sur le Paradis et la loi spirituelle, ce commandement n'a pas été abrogé. A présent encore, il est interdit de voir le mal dans son prochain, de le condamner, de se venger de lui, de rendre le mal pour le bien. Il est interdit de regarder avec convoitise la beauté de la femme, beauté qui, avant la chute, ne suscitait aucune convoitise. Il est interdit de prononcer des paroles de blasphème, telle qu'on a pu en entendre de la bouche du diable au Paradis, et également de prononcer en vain le Nom de Dieu. Interdites aussi les paroles vaines et les pensées pécheresses.&lt;br /&gt;Saint Macaire le Grand dit : «Le bienheureux Moïse, pour exprimer de façon imagée que l'âme ne doit pas suivre simultanément deux principes contradictoires, c'est-à-dire le bien et le mal, mais doit au contraire s'attacher au bien, et qu'elle ne doit pas non plus produire de fruits doubles, utiles et nuisibles, a dit: tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne attelés ensemble (Dt.22,9-10). Ceci signifie que la vertu et la méchanceté ne doivent pas agir ensemble dans l'enclos de ton cœur, mais que seule la vertu doit agir».&lt;br /&gt;Le même dit encore: «Tu ne porteras point un vêtement tissé mi-laine, mi-lin. Tu ne sèmeras pas dans ton champ deux espèces de semences (Dt.22,11). Tu n'accoupleras pas deux bestiaux de deux espèces (Lev.19,19). Tout cela exprime mystérieusement que ne doivent pas être semées en nous méchanceté et vertu, mais qu'une seule espèce de fruit doit naître dans l'âme, le fruit de la vertu, et que l'âme ne doit pas communiquer avec deux esprits, l'Esprit de Dieu et l'esprit du monde».&lt;br /&gt;Comme jadis dans le Paradis, l'homme a devant lui aujourd'hui son meurtrier, le chérubin déchu. Il agite son arme flamboyante et combat l'homme implacablement, s'efforçant de l'entraîner à transgresser le commandement de Dieu, le poussant vers une perdition autrement plus pénible que celle de nos ancêtres. Malheureusement, notre ennemi est de plus en plus encouragé par ses succès. Les plus grands pères (Macaire le Grand, Marc l'ascète,...) Voient dans l'arme flamboyante agitée par les mains du prince des airs le pouvoir démoniaque qui ébranle l'esprit et le cœur de l'homme «en les enflammant par diverses passions. L'Apôtre appelle les armes de l'ennemi des flèches flamboyantes (Eph.6,10) et le prophète compare leur action dans l'âme à celle du feu dans les épines (Ps.117,12). Saint Syméon le Nouveau Théologien dit: « Depuis le moment où le diable organisa par la désobéissance le bannissement de l'homme du Paradis et la rupture de sa communion avec Dieu, il reçut, avec les démons, la liberté d'ébranler la raison de chaque homme, les uns davantage, les autres moins. L'intellect ne peut se protéger que par le souvenir incessant de Dieu. Quand la puissance de la Croix grave le souvenir de Dieu dans le cœur, alors le raisonnement devient inébranlable. C'est à cela que mène l'ascèse mentale par laquelle chaque chrétien s'est engagé à combattre sur le champ de bataille de la foi. Sans ce résultat, l'exploit est vain».&lt;br /&gt;Les commandements concernent les actes et les paroles, mais surtout leur origine commune, les pensées. Le combat que l'ennemi nous livre est d'ailleurs dirigé de préférence contre l'intellect. L'intellect est le guide de l'homme ; s'il ne consent pas secrètement au péché, alors ni les paroles pécheresses, ni les actes pécheurs ne peuvent naître. Comme dit Saint Hésychius de Jérusalem dans son homélie sur la vigilance : l'arme de l'ennemi, c'est la pensée ou la rêverie coupable. L'homme doit combattre les puissances de l'air dans le pays des pensées. C'est là qu'il remporte la victoire ou subit la défaite. C'est là qu'il se libère des publicains ou qu'il se soumet à eux. C'est là que se décide sort destin éternel. Il choisit librement, soit la vie éternelle accordée par le Créateur et offerte par le Rédempteur, soit la mort éternelle annoncée jadis au Paradis par Dieu dans Sa justice, comme châtiment de la créature qui dédaigne les bienfaits de son Créateur.&lt;br /&gt;Le très grand et saint Apôtre Paul nous appelle à ce combat en disant : revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable, car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, les autorités, contre les princes de ce monde des ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux situés en-dessous des cieux (Eph.6,11-12). L'Apôtre indique même le lieu de ce terrible combat et les armes qu'il nous faut employer : les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance du Christ (2Cor.10,4-5). L'Apôtre ordonne de capturer dans l'obéissance au Christ non seulement les pensées pécheresses qui Lui sont manifestement opposées, mais aussi toute notre intelligence. Notre adversaire rusé et expérimenté dans la perte des hommes ne suggère pas des pensées manifestement coupables dès le début d'un entretien, mais il s'efforce plutôt d'opposer à l'intelligence spirituelle (l'enseignement évangélique) l'intelligence humaine naturelle, déchue, charnelle et psychique; en la présentant comme saine, bien fondée, juste et grande. Il éloigne ainsi l'homme de l'obéissance au Christ.&lt;br /&gt;«Lorsque le diable voit quelqu'un qui ne désire pas pécher, il n'est pas assez insensé pour lui proposer un mal manifeste. Il ne lui dit pas : va commettre l'adultère ou va voler. Il sait que nous ne voulons pas cela et il ne se donne pas la peine de parler de ce que nous ne voulons pas, mais il essaie de trouver en nous un désir quelconque, ou quelque justification de nous-mêmes et par cela, il nous nuit. Et c'est pourquoi l'Ecriture dit : le malin commet un mal lorsqu'il s'unit au juste (Prov.11,15). Le malin, c'est le diable. Il commet un mal lorsqu'il unit sa vérité à la nôtre ; alors il s'affermit, il nuit davantage, il agit. Lorsque nous nous laissons diriger par nos désirs en suivant notre vérité, alors, ayant l'air de faire une bonne action, nous nous faisons du tort à nous-mêmes et nous ne remarquons même pas comment nous périssons ! . (Saint Dorothée de Gaza).&lt;br /&gt;Pour illustrer la flatterie, l'adulation et la malignité employées par le diable pour s'emparer de la volonté de l'homme et lui faire déposer le joug du Christ, Saint Macaire cite le combat suivant : «Quelqu'un, en se disputant avec son frère, se trouble lui-même et pense ainsi : faut-il lui dire ceci ou cela ? Non, je ne lui dirai pas ! Il me dénigre tant ! Dois-je le contredire ? Il vaut mieux que je me taise ! C'est vrai, nous avons les commandements de Dieu, mais il faut aussi se préoccuper de son honneur... Ainsi, il est difficile de renoncer complètement à soi-même»: L'Apôtre recommande de renoncer résolument et totalement à soi-même, de revêtir toutes les armes de Dieu, et non de se ceindre d'une seule d'entre elles. Le jeûne seul ne suffit pas, pas plus que la prière, les aumônes ou la chasteté. Les armes de Dieu, ce sont tous les commandements évangéliques. Celui qui dédaigne l'un d'eux les rejette tous. Celui qui dédaigne l'un d'eux sera appelé le plus petit dans le Royaume des Cieux (Mt.5,19), sera précipité dans la géhenne de feu, comme dit Saint Théophylacte de Bulgarie en commentant l'Evangile. J'ai été redressé grâce à tous, tes commandements, j'ai haï toute voie d'injustice (Ps.118,128). Prenez toutes les armes de Dieu, afin de résister dans le mauvais jour et de tenir ferme après avoir tout surmonté (Eph.6,13). Seul celui qui a pris toutes les armes de Dieu peut résister dans le mauvais jour, seul celui qui a accompli tous les commandements sans exception peut tenir ferme devant l'ennemi.&lt;br /&gt;«Le mauvais jour, c'est l'heure de la tentation cruelle et de l'attaque du diable auxquelles sont soumis les courageux soldats du Christ pendant leur pèlerinage terrestre. Les vainqueurs de ce combat passent de la mort éternelle à la résurrection de l'âme. (De bons exemples de ceci seront trouvés dans la vie de Saint Antoine le Grand, ou dans celle de Saint Jean le Grand-Souffrant des grottes). Pour les autres chrétiens, le mauvais jour, c'est celui de la séparation de l'âme et du corps, le jour de la traversée des épreuves aériennes. Les saints se revêtent de toutes les armes de Dieu. Leur règle de vie est l'Evangile, la parole de leur bouche, de leur esprit et de leur cœur, c'est la parole de Dieu (Eph.6,18), le Nom du Seigneur Jésus-Christ. Avec cette épée spirituelle, ils vainquent et brisent l'arme flamboyante agitée devant eux par l'ennemi, c'est-à-dire les paroles du diable. Les rêveries démoniaques ne peuvent pénétrer dans leurs âmes, elles perdent sur elles tout pouvoir. Par la veille et une vigilance sévère, les saints sont attentifs à leur cœur et à leur esprit. Illuminés par la grâce de Dieu, ils sentent de loin l'approche des voleurs et des meurtriers menteurs. Se servant de leur attention comme d'un miroir, ils y voient le reflet des visages noirs des éthiopiens spirituels» (Saint Hésychius). En rejetant tout rapport avec eux déjà ici-bas, ils les privent de tout droit sur eux. Après leur mort, ils passent sans obstacle devant les pouvoirs aériens qu'ils avaient dédaignés en temps utile.&lt;br /&gt;Saint Macaire le Grand dit: «Seul celui qui renonce véritablement au monde, qui vit dans l'ascèse, qui dépose le joug terrestre, qui se libère et s'éloigne sincèrement des désirs vains, des passions chamelles, des honneurs, qui reçoit secrètement l'aide du Seigneur dans les exploits spirituels cachés, qui demeure fermement au service de Dieu et se donne à Lui définitivement par l'âme et le cœur, celui-là seul, je l'affirme, rencontre une résistance, des passions secrètes, des filets invisibles, un combat caché, une lutte intérieure. Au milieu de ce combat, il prie Dieu en permanence et&lt;br /&gt;reçoit du ciel les armes spirituelles décrites par le bienheureux Apôtre : la cuirasse de la justice, le casque du salut, le bouclier de la foi et l'épée de l'Esprit. Ainsi armé, il peut résister aux astuces cachées des ennemis. Ayant acquis ces armes au moyen de la prière, de la patience, des demandes, du jeûne, de la foi, il peut mener courageusement le combat contre les dominations, les autorités et les princes de ce monde des ténèbres (Eph.6,14). Ayant vaincu le pouvoir de l'adversaire avec l'aide de l'Esprit et ses propres vertus, il peut devenir digne de la vie éternelle».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-312837662174886164?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/312837662174886164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=312837662174886164' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/312837662174886164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/312837662174886164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2012/01/parole-sur-la-mort-7.html' title='PAROLE SUR LA MORT 7'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-zANfZc6XTAo/Tx8NT44AvOI/AAAAAAAAA1g/thvZFLPmIDQ/s72-c/SAint%2BGeorges.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-3413348322387635545</id><published>2012-01-23T12:09:00.000-08:00</published><updated>2012-02-03T12:37:00.518-08:00</updated><title type='text'>PAROLE SUR LA MORT 6</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-z6KR5OLdh9M/Tx2_ReRvXLI/AAAAAAAAA1U/EPTZc4W7W7w/s1600/Glorification%2Bde%2Bla%2BM%25C3%25A8re%2Bde%2BDieu%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 259px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5700923010227068082" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-z6KR5OLdh9M/Tx2_ReRvXLI/AAAAAAAAA1U/EPTZc4W7W7w/s320/Glorification%2Bde%2Bla%2BM%25C3%25A8re%2Bde%2BDieu%2B1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;CHAPITRE&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt; VI : TEMOIGNAGES PATRISTIQUES ET LITURGIQUES SUR LES EPREUVES SUBIES PAR L'ÂME LORS DE SON ASCENSION VERS LE PARADIS.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes qui fréquentent régulièrement les offices de l'Eglise et les sacrements et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent, ainsi qu'une vie spirituelle et intérieure. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbées dans leur psyché.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;Il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après la Rédemption du genre humain par notre Seigneur Jésus-Christ, Dieu, dans Sa mystérieuse sagesse, permit aux hommes de choisir entre la vie et la mort, d'accepter ou de refuser le Rédempteur et la Rédemption. Malheureusement, très nombreux sont ceux qui désirent rester en communion avec satan, vivre la captivité et l'esclavage sous sa coupe, en se déclarant ouvertement ennemis du Sauveur et de Son enseignement divin. Nombreux aussi sont ceux qui s'enrôlent dans Son armée et déclarent être Ses serviteurs, mais trahissent leurs engagements, par leurs actes manifestes ou cachés, par leur union aux esprits du mal. Tous ceux qui rejettent ouvertement le Rédempteur constituent déjà l'héritage de satan. Leurs âmes vont directement en enfer en quittant le corps. Quant aux chrétiens qui se tournent vers le péché, ils sont indignes de passer directement de la vie terrestre à la béatitude éternelle. La justice exige que les manquements, les trahisons du Rédempteur soient pesés et évalués. Un jugement minutieux est indispensable afin de définir ce qui aura prévalu de la vie éternelle ou de la mort éternelle. Chaque âme chrétienne qui quitte le corps doit s'attendre à ce jugement impartial de Dieu. Comme le dit le saint Apôtre Paul : il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement (Hb.9,27).&lt;br /&gt;La justice de Dieu s'accomplit par l'intermédiaire des saints anges et des démons. Ils jugent les âmes qui viennent de quitter le corps. Les saints anges connaissent toutes les bonnes œuvres de la vie terrestre et les méchants les infractions à la loi de Dieu. Lorsque l'âme du chrétien commence à s'élever vers le ciel, guidée par les saints anges, les esprits des ténèbres l'accusent de tous les péchés qui n'ont pas été effacés par le repentir, comme autant de sacrifices à satan, de gages de communion au même destin éternel que lui.&lt;br /&gt;Pour torturer les âmes qui traversent les espaces aériens, les pouvoirs ténébreux ont installé dans un ordre remarquable des tribunaux spéciaux avec leurs assesseurs. Tout au long de ces étapes aériennes, depuis la terre jusqu'au ciel même, la cohorte des esprits déchus monte la garde. Chaque section examine un péché particulier et torture l'âme à son passage. Chez les pères, les gardiens et les tribunaux des démons s'appellent épreuves, et les esprits déchus qui les président sont qualifiés de publicains.&lt;br /&gt;Au temps du Christ et des premiers siècles de l’Eglise, on appelait publicains les collecteurs d'impôts de l'état. Cette charge était confiée à des personnes sans responsabilités définies. Ces publicains, qui n'étaient pas tenus de rendre des comptes, se permettaient toutes sortes de violence, d'astuces, d'abus et de pillages inhumains. Ils se postaient habituellement aux portes des villes, sur les marchés, dans les lieux publics, afin que personne ne pût échapper à leur vigilance. Ce comportement les rendait terrifiants aux yeux du peuple. C'est ainsi que le mot même de publicain devint synonyme de personne égoïste, dépourvue de sentiment, à la vie déréglée, capable de crimes ou d'actes humiliants, détestée de tous. C'est dans ce sens-là que le Seigneur compare les transgresseurs de la loi de l'Eglise à des païens ou des publicains (Mt.18,17). Dans l'Ancien Testament, il n'y avait rien de plus répugnant pour un serviteur de Dieu qu'un idolâtre, et pourtant un publicain était tout aussi repoussant. Le qualificatif de publicain fut attribué aux démons qui gardent le chenin du ciel, en raison de la similitude des fonctions. Comme fils du mensonge, les démons accusent les âmes humaines, non seulement des péchés qu'elles ont commis, mais également de ceux auxquels elles n'ont jamais été exposées. Ils ont recours à l'invention et à la tromperie, unissant calomnie, impudicité et insolence, afin d'arracher les âmes des mains des anges et d'ajouter de nouveaux prisonniers à la multitude innombrable de l'enfer.&lt;br /&gt;Saint Jean Climaque raconte l'histoire d'un certain Stéphane du mont Sinaï, amant du désert et de l'hésychia, qui passa de nombreuses années dans l'ascèse monastique. Paré des jeûnes, des larmes, et des fleurs d'autres éminentes vertus, ce moine avait atteint un réel repentir. La veille de sa mort, il fut ravi en esprit. Regardant à droite et à gauche de son lit, il voyait des êtres invisibles le torturer. En présence de plusieurs personnes, il disait à haute voix : « Oui, c'est bien ainsi, c'est pour cette raison que j'ai jeûné tant d'années... Non, vous mentez, je n'ai pas fait cela... Oui, c'est tout à fait vrai, mais j'ai pleuré et rempli mon service... Non, vous me calomniez... Oui, c'est exact, je ne sais que dire à cela, mais Dieu est miséricordieux...». C'était en vérité un spectacle terrible et affreux que cette reddition sans pitié de comptes invisibles. Et le plus terrible, c'est qu'on l'accusait de ce qu'il n'avait pas fait ! Hélas ! Cet anachorète hésychaste disait de certains de ses péchés : « je n'ai rien à répondre à cela », bien qu'il eût été moine depuis quarante années, et que Dieu l’eût gratifié du don des larmes. Où était donc la parole d'Ezéchiel : Je te jugerai dans l'état où Je te trouverai (Ez.33,13)? En vérité, il ne pouvait même pas invoquer cela pour se justifier ! Pourquoi ? Gloire à Celui qui Seul le sait ! Et cependant, des gens dignes de foi ont raconté qu'il nourrissait un léopard dans le désert I Tandis qu'il était ainsi sommé de rendre des comptes, il quitta son corps, laissant ses proches dans une incertitude totale au sujet de son jugement (Echelle7,55). Ne me livre pas au bon plaisir de mes oppresseurs, car des témoins injustes se sont levés contre moi et des hommes iniques se sont mentis à eux-mêmes (Ps.26,12), comme il est dit du combat de l'âme humaine avec les esprits invisibles...&lt;br /&gt;Il est indéniable que c'est bien de ces derniers dont parle le saint Apôtre Paul en annonçant le combat avec les esprits méchants qui attend les chrétiens sous les cieux. Cet enseignement existait déjà dans la plus ancienne tradition et dans les prières de l'Eglise. La Très-Sainte Vierge et Mère de Dieu, prévenue par l'Archange Gabriel de l'approche de sa fin, versa des larmes et éleva des prières vers le Seigneur pour que son âme soit libérée des esprits méchants qui errent sous les cieux. A l'heure même de sa mort vénérable, alors même que son Fils descendait vers elle avec des milliers d'anges, elle ne remit pas son âme très sainte entre les mains du Christ sans avoir dit : « Reçois aujourd'hui mon âme dans la paix et garde-moi du lieu obscur, afin que je ne sois confrontée à aucune tentative de satan! » (Synaxaire du 15 août).&lt;br /&gt;Saint Athanase le Grand, patriarche d'Alexandrie, raconte ce qui suit dans la biographie de Saint Antoine le Grand : « Un jour, à l'approche de none, comme il avait commencé à dire les prières avant le repas, Antoine fut soudain ravi par l'Esprit et emporté Sur une hauteur par les anges. Les démons des airs s'opposèrent à cette ascension. Les anges leur en demandèrent la raison, arguant qu'Antoine n'avait pas de péché. Les démons s'efforcèrent d'exposer les péchés qu'Antoine avait commis depuis sa naissance même. Les anges fermèrent la bouche des calomniateurs, disant que ces péchés avaient été rayés par la grâce du Christ. Ils leur réclamèrent ceux qui avaient été commis depuis le début de sa vie monastique, moment où il s'était consacré à Dieu. Les démons prononcèrent alors beaucoup de mensonges insolents. Ces calomnies ne pouvant pas être prouvées, la voie fut libre pour Antoine. Ce dernier revint à lui à l'endroit même où il se tenait pour la prière. Oubliant sa nourriture, il passa la nuit dans les larmes et les gémissements, méditant sur la multitude des ennemis de l'homme, sur le combat engagé contre une telle année, sur les embûches qui jalonnent la voie du ciel et sur les paroles de l'Apôtre : nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre dominations qui se tiennent sous le ciel (Eph.6,12). Sachant que les puissances des airs se préoccupent exclusivement de nous barrer l'accès au ciel, ce même Apôtre dit aussi : prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour (Eph.6,13), afin que l'adversaire soit confus, n'ayant aucun mal à dire de vous (Tite2,8) ».&lt;br /&gt;Saint Jean Chrysostome remarque que les mourants (quelqu'ait été leur puissance sur cette terre), sont saisis par le trouble, la crainte, la perplexité, en voyant les terribles puissances angéliques et les forces adverses s'approcher pour assister à la séparation de l'âme et du corps. Il nous dit : « De nombreuses prières sont alors nécessaires pour accompagner la traversée de l'espace aérien, ainsi que l'aide conséquente de nombreuses bonnes actions, et la protection des anges. Si nous avons besoin d'un guide pour voyager dans un pays étranger ou une ville inconnue, alors combien plus nécessaires encore dont les guides et les aides qui nous dirigent devant les maîtres de cet éther, ceux qu'on appelle les tortionnaires, les publicains ou les collecteurs d'impôts !».&lt;br /&gt;Parlant au nom des petits enfants chrétiens décédés, Saint Jean Chrysostome dit : « Les saints anges nous ont paisiblement séparés du corps et nous avons librement évité les chefs des puissances des airs. Nous avions des guides de confiance ! Les esprits malins ne trouvèrent pas en nous ce qu'ils cherchaient. Ils ne virent pas ce qu'ils désiraient voir. Devant des corps exempts de souillure, ils furent couverts de confusion. Devant des âmes pures et ignorant le mal, ils eurent honte. Ils ne trouvèrent pas en nous de paroles vicieuses et se turent. Nous passâmes et nous les humiliâmes. Nous traversâmes leurs rangs et ils furent piétinés. Le filet a été brisé et nous avons été délivrés. Béni soit le Seigneur qui ne nous a pas livrés en proie à leurs dents (Ps.123,7&amp;amp;5). Les anges qui nous guidaient se réjouirent quand tout ceci fut accompli, ils se mirent à nous embrasser, nous qui étions justifiés. Ils dirent avec joie : agneaux de Dieu! Nous louons votre venue ici. Le paradis des ancêtres s'est ouvert pour vous. Le sein d'Abraham est à votre disposition. La main droite du Maître vous a reçus. Sa voie vous a appelés à Sa droite. Il vous a regardés avec des yeux bienveillants. Il vous a inscrits dans le livre de vie. Et nous dîmes : Seigneur et juste Juge ! Tu nous as privés des biens terrestres. Ne nous prive pas de Tes biens célestes! Tu nous as séparés de nos pères et de nos mères. Ne nous sépare pas de Tes saints. Les marques du baptême sont restées intactes sur nous » (Homélie du 7ème samedi après Pâque).&lt;br /&gt;Citons de nouveau Saint Macaire le Grand : « Quand tu entends que sous les cieux se trouvent des fleuves de serpents, des gueules de lions, des pouvoirs ténébreux, un feu brûlant qui trouble tous les membres, ignores-tu qu'ils prendront ton âme et l'empêcheront de pénétrer dans les cieux, à moins que tu ne reçoives le gage de l'Esprit Saint au moment de ton départ du corps ? »&lt;br /&gt;Le saint et grand martyr Eustrate endura de terribles tortures, accomplit d'étonnants miracles et fut condamné à la peine capitale pour sa ferme et constante confession du Christ. En approchant de la mort, il éleva vers Dieu sa prière. Il rendit grâce pour la protection divine, pour avoir eu la force de vaincre le diable, l'ennemi invisible, pendant ses souffrances terrestres. Pensant au prochain départ de son âme, il ajouta : « Au moment de quitter son corps maudit et mauvais, mon âme est troublée et dans la peine ! Pourvu que l'ennemi malin ne la surprenne pas et ne la jette pas dans les ténèbres pour les péchés connus et inconnus, péchés que j'ai commis durant cette vie ! Maître, sois miséricordieux envers moi, que mon âme ne voie pas le sombre regard des démons malins, mais qu'elle soit reçue par Tes anges saints et lumineux ! Que Ton saint Nom soit glorifié et que Ta puissance me fasse accéder à Ton tribunal divin ! Lors de mon jugement, que la main du prince de ce monde ne me ravisse pas pour me jeter au plus profond de l'enfer, moi le pécheur ! Présente-toi devant moi pour être mon Sauveur et mon Protecteur ! Ces souffrances corporelles sont une joie pour Tes serviteurs ! ».&lt;br /&gt;Par la grâce du Christ, Saint Georges le Mégalomartyr triompha aussi des terribles souffrances que lui imposa la méchanceté des bourreaux. Il ressuscita un mort et fit tomber les idoles en invoquant le Nom du Seigneur. En arrivant sur les lieux de l'ultime supplice, ses lèvres prononcèrent la prière suivante : « Béni soit le Seigneur mon Dieu qui ne m'a pas livré aux mâchoires de ceux qui me pourchassent, qui n'a pas réjoui par moi mes ennemis, qui a libéré mon âme comme l'oiseau du filet des oiseleurs ! Maître ! Entends-moi à présent ! Présente-toi devant Moi à l'heure de ma mort et libère mon âme de l'astuce du prince des airs, ce terrible adversaire, et des esprits impurs ! Ne tiens pas rigueur à ceux qui ont péché contre moi par ignorance, mais accorde-leur Ton pardon et Ton amour afin qu'ils Te connaissent et prennent part à Ton Royaume avec ceux que Tu as élus I ». Saint Georges et Saint Eustrate souffrirent le martyre au temps de l'empereur Dioclétien, entre 301 et 310.&lt;br /&gt;Saint Niphonte, évêque de Constance à Chypre (grand saint des IIIème et IVème siècles, fêté le 23 décembre) qui vit les mystères, se tenait un jour en prière. Il vit les cieux ouverts et une multitude d'anges descendre sur la terre ou bien monter vers le ciel pour conduire les âmes humaines dans les demeures célestes. Contemplant ce spectacle avec attention, il vit deux anges s'élancer vers les hauteurs, emportant une âme. Lorsqu'ils s'approchèrent de l'épreuve de l'adultère, les démons publicains s'avancèrent et dirent avec colère :&lt;br /&gt;- Cette âme est à nous ! Comment osez-vous l'emporter et nous éviter, puisqu'elle est à nous ?&lt;br /&gt;- Pour quelle raison dites-vous qu'elle est à vous ?&lt;br /&gt;-Jusqu'à sa mort, elle a péché, se souillant non seulement par des péchés conformes à la nature, mais aussi par des péchés contraires à la nature ! De plus elle jugeait le prochain, et pire encore, elle mourut sans repentir ! Qu'avez-vous à répondre à cela ?&lt;br /&gt;- En vérité, nous ne vous croirons pas, pas plus que votre père satan, tant que nous n'aurons pas questionné son ange gardien.&lt;br /&gt;Une fois interrogé, l'ange gardien répondit :&lt;br /&gt;- C'est exact, cet homme a beaucoup péché, mais dès qu'il est tombé malade, il s'est mis à pleurer et a confessé ses fautes à Dieu. Dieu l'a-t-il pardonné? Lui seul le sait ! A Son juste tribunal, Lui seul a pouvoir et gloire !&lt;br /&gt;Alors les anges conduisirent l'âme devant les portes célestes sans tenir compte de l'accusation des démons. Le bienheureux vit ensuite une autre âme élevée par les anges. Se précipitant vers eux les démons criaient :&lt;br /&gt;- Pourquoi emportez-vous les âmes à notre insu ? Celle-ci aime l'or, elle est adultère et querelleuse, elle a commis des actes de brigandage !&lt;br /&gt;- Nous savons avec certitude qu'après tout cela, elle a pleuré, soupiré, s'est confessée et a donné des aumônes : c'est pour cela que Dieu lui a accordé le pardon !&lt;br /&gt;- Si cette âme mérite la miséricorde de Dieu, prenez les pécheurs du monde entier, nous n'avons plus rien à faire ici !&lt;br /&gt;- Tous les pécheurs qui confessent leurs péchés avec larmes et humilité recevront le pardon de la miséricorde divine. Ceux qui meurent sans repentir seront jugés par Dieu !&lt;br /&gt;Ayant ainsi couvert les démons de honte, ils s'en allèrent. Par la suite, le saint vit s'élever l'âme d'un homme aimant Dieu, pur, miséricordieux, charitable envers tous. Les démons se tenaient à distance en grinçant des dents, tandis que les anges franchissant les portes célestes pour venir à sa rencontre, disaient : « Gloire à Toi, Christ Dieu, car Tu n'as pas livré cette âme aux mains des ennemis, et Tu l'as sauvée de l'enfer souterrain ! ».&lt;br /&gt;Le bienheureux Niphonte vit aussi les démons entraîner une âme en enfer. Il s'agissait de l'âme d'un esclave que son maître affamait et battait et qui, incapable de supporter les souffrances, s'était étranglé sous l'instigation du diable. L'ange gardien regardait de loin et pleurait amèrement, tandis que les démons se réjouissaient. Sur les entrefaites, l'ange gardien reçut l'ordre de se rendre à Rome pour prendre la charge d'un nouveau né que l'on venait de baptiser.&lt;br /&gt;Le saint vit encore une âme que les anges Portaient dans les airs et que les démons avaient reprise à la quatrième épreuve pour la précipiter dans l'abîme. Il s'agissait de l'âme d'un homme s'adonnant à l'adultère, à la magie et au pillage, et qui mourut sans repentir.&lt;br /&gt;Saint Syméon le fol-en-Christ (saint du VIème siècle, fêté le 21 juillet), qui avait atteint les sommets de la perfection chrétienne, dévoila l'approche de sa mort au diacre Jean qui avait vu les mystères avec lui. Il lui fit part d'une révélation d'en-haut concernant la grande rétribution qui l'attendait au ciel : « Je ne vois rien en moi qui mériterait une rétribution céleste, à moins que le Seigneur ne souhaite, par l'effet de Sa grâce, m'accorder Sa miséricorde gratuitement. Sache que tu seras toi aussi bientôt enlevé d'ici. Selon tes forces, préoccupe-toi donc de ton âme pour être en mesure de traverser sans encombre le domaine des esprits aériens et échapper à la main du prince des ténèbres ! Mon Seigneur sait qu'une grande tristesse et une grande crainte s'emparent de moi, qui ne me quitteront pas tant que je n'aurai pas évité ces lieux terribles où sont éprouvées toutes les actions et toutes les paroles humaines ».&lt;br /&gt;Le bienheureux Jean le Miséricordieux, patriarche d'Alexandrie (fêté le 19 décembre, mort dans la seconde rnoitié du VIIème siècle, après l'occupation de l'Egypte par les musulmans), parlait constamment de la mort et du départ de l'âme, à la suite d'une révélation de Saint Syméon le Stylite : « Lorsque l'âme quitte le corps et commence à s'élever vers le ciel, les phalanges des démons l'assaillent et la soumettent à de nombreuses difficultés et questions. Ils l'interrogent sur le mensonge, la calomnie, la fureur, l'envie, la colère, la rancune, les jurons, l'indocilité, l'usure, la cupidité, l'ivrognerie, la gloutonnerie, les mauvaises pensées, la magie, la haine du frère, le meurtre, le vol, l'inclémence, la fornication et l'adultère. Pendant son cheminement vers le ciel, les anges les plus saints ne peuvent lui porter secours. Ne l'aideront que son repentir, ses bonnes actions, et par-dessus tout, ses aumônes. Si, par négligence, nous n'avons pas apporté de repentir ici-bas, les aumônes pourront nous libérer de la violence des épreuves des démons. Frères, sachant cela, craignons l'heure amère de notre rencontre avec les durs et inflexibles publicains, l'heure où nous serons perplexes quant à ce que nous devrons répondre aux bourreaux. Repentons-nous dès maintenant de tous nos péchés selon nos possibilités, distribuons des aumônes qui pourront nous conduire de la terre vers le ciel et nous soustraire à l'obstacle des démons. Leur haine à notre égard est grande, la frayeur et la calamité nous attendent dans les airs ».&lt;br /&gt;Saint Syméon le Stylite qui vécut au Mont Admirable, a transmis par l'intermédiaire du patriarche Jean des renseignements sur les épreuves et le destin d'outre-tombe du chrétien. En premier lieu, il révèle que l'Esprit Saint lui a appris que peu nombreux furent ceux qui cherchaient le salut de son temps, et peu nombreux aussi ceux qui demeuraient entre les mains des anges. Il décrit ensuite l'amour des anges qui reçoivent les âmes justes et non souillées (Comme ils les magnifient, les élèvent en chantant au-dessus de l'échelle des épreuves, et repoussent les forces ennemies). Enfin, il enseigne que l'âme pécheresse n'a pas accès aux espaces aériens élevés, et que le diable a tout le loisir de l'accuser. Il la dispute aux anges qui l'accompagnent, expose les péchés en raison desquels elle lui revient, et établit l'insuffisance des vertus qui justifie les difficultés de l'ascension et l'impossibilité du salut.&lt;br /&gt;Dans sa lettre à Saint Jean Climaque, Saint Jean de Raïthou mentionne lui aussi les princes des airs, maîtres du monde, esprits de méchanceté. Il exprime sa soif d'instructions spirituelles si utiles à l'âme. Il implore le Flambeau du Sinaï de guider les moines vers les portes célestes pour qu'ils échappent aux pouvoirs ténébreux qui jalonnent l'ascension du ciel. Répondant par son célèbre traité, Saint Jean Climaque y décrit notamment des moines déchus animés d'un profond repentir qui se tiennent en gémissant devant l'interrogatoire aérien à propos duquel ils n'ont aucune certitude et disent humblement : notre âme serait entrée dans un flot irrésistible... (Ps.123,4), celui des esprits aériens !&lt;br /&gt;Dans son testament, Saint Isaïe, ermite du Verne siècle, recommande d'avoir quotidiennement la mort devant les yeux et de se préoccuper de la façon d'accomplir son départ du corps pour éviter les pouvoirs des ténèbres postés dans les espaces aériens. Il dit : « Pense à la joie de l'âme qui s'est livrée au service de Dieu et a effectué ce service ! Lors de son départ du monde, ses œuvres accompliront l'exploit pour elle. La voyant libérée des pouvoirs des ténèbres, les anges se réjouiront. Quand elle quittera le corps, les anges l'accompagneront, et les puissances des ténèbres sortiront à sa rencontre, cherchant à la retenir, et la questionneront pour trouver en elle quelque chose qui leur appartienne. Ce ne seront pas les anges qui résisteront aux ennemis, ce sont les œuvres accomplies qui la protégeront et les empêcheront de la toucher. Si les œuvres vainquent, les anges chanteront un chant de louange et conduiront l'âme avec allégresse devant la face de Dieu. A cette heure, elle oubliera son labeur et tout ce qui a trait à la vie terrestre. Efforçons-nous pendant ce court laps de temps de faire le bien et de garder notre âme inviolée par le mal, afin qu'il nous soit toujours possible d'être sauvés des mains des princes rusés et impitoyables qui nous attendent. Bienheureux celui chez qui on ne pourra rien trouver qui leur appartienne Sa joie, son allégresse, sa paix et sa couronne surpasseront toute mesure ».&lt;br /&gt;Dans la communauté d'Abba Séridos vivait un moine qui approchait de la mort. Il s'adressa à l'ancien Barsanuphe, le grand saint hésychaste qui vivait à l'époque (Vème-VIème siècles) en reclus dans le monastère, afin qu'il accompagnât son âme dans son voyage aérien. Saint Barsanuphe répondit : « Frère ! Je te remets au Christ qui a bien voulu mourir pour nous, au Maître du ciel, de la terre et de tout ce qui vit, afin qu'Il amoindrisse devant tes yeux la crainte de la mort et fasse en sorte que l'ascension de ton âme ne connaisse point d'obstacle » .&lt;br /&gt;Le saint Abba Dorothée, membre de cette communauté d'Abba Séridos, écrit dans une de ses épîtres : « En cas d'insensibilité, il est utile de lire fréquemment les Divines Ecritures et les homélies des Pères théophores qui attendrissent l'âme, de se souvenir du terrible jugement de Dieu, du départ de l'âme du corps, des terribles puissances qui la rencontrent, avec lesquelles elle a fait le mal dans cette vie brève et malheureuse ».&lt;br /&gt;Saint Jean de Carpathos consolait les moines des Indes qui supportaient les persécutions des ennemis visibles et invisibles et menaçaient de tomber dans l'abîme du désespoir en leur disant : « Combattant et dénigrant, l'ennemi, ce pénible et terrible calomniateur des péchés commis, attaque avec insolence l'âme sortie du corps. Que l'âme qui aime Dieu et Lui est restée fidèle ne soit pas terrifiée par ces attaques et ces menaces, quand bien même aurait-elle été blessée par de nombreux péchés. Fortifiée par le Seigneur, enthousiaste et joyeuse, soutenue par les Saintes Puissances qui l'instruisent, gardée par la lumière de la foi, elle résistera courageusement au malin et lui dira : quoi de commun entre toi et moi, étranger à Dieu ? Quoi de commun entre toi et moi, évadé du ciel, esclave rusé ? Tu n'as pas de pouvoir sur moi. C'est le Christ, le Fils de Dieu, qui a pouvoir sur moi. C'est devant Lui que j'ai péché et c'est à Lui que je rendrai compte, avec Sa Sainte Croix comme gage de miséricorde et de salut. Fuis loin de moi, destructeur ! II n'y a rien de commun entre toi et les serviteurs du Christ ! Si l'âme parle avec un tel courage, le diable s'enfuit en criant qu'il ne peut résister au Nom du Christ. L'âme s'envole alors plus haut que l'ennemi et les anges divins la conduisent en un lieu qui correspond à sa réussite spirituelle ».&lt;br /&gt;« Lorsqu'après la mort, dit saint Hésychius : l'âme s'envole vers les portes célestes en ayant le Christ avec elle et en elle, elle n'a rien à craindre de ses ennemis à qui elle tiendra tête courageusement. Mais qu'elle ne cesse pas avant son départ de crier jour et nuit vers le Seigneur Jésus-Christ ! Il la vengera bientôt, selon la promesse divine et véridique de la parabole du juge inique. En vérité, je vous le dis, Il la vengera tant dans cette vie qu'après son départ du corps. L'heure de la mort fond sur nous sans qu'il soit possible de l'éviter. Oh ! Si seulement le prince de ce monde et de l'air qui doit nous accueillir pouvait considérer nos transgressions comme insignifiantes et ne pas trouver de justes occasions de nous accuser ! Sinon, nous pleurerons en vain. Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n'a pas agi selon cette volonté sera battu d'un grand nombre de coups (Lc12,47). L'aveugle de naissance ne voit pas la lumière. De la même façon, celui qui ne demeure pas vigilant ne perçoit pas le somptueux rayonnement de la grâce et ne se libérera pas des actions, paroles et pensées malignes et sacrilèges. Un tel homme ne se libérera pas des princes de l'enfer lors de son décès ».&lt;br /&gt;« La douceur de l'âme qui se sépare du corps après avoir été prévenue de son salut est ineffable, dit saint Théognoste. Elle quitte le corps comme un vêtement. Ayant la ferme certitude de recevoir ce qu'elle a en fait déjà reçu lors de la promesse, elle dépose le corps paisiblement et sans tristesse et s'en va vers l'ange calme et lumineux venu d'en haut la chercher. En sa compagnie elle traverse sans encombre l'espace aérien, sans être aucunement troublée par les esprits malins. Elle s'élève avec joie et audace, offrant à Dieu des exclamations de gratitude. Elle atteint le lieu où elle pourra adorer son Créateur : on y prononce la décision la concernant, qui la placera avec ceux qui l'égalent en vertu, jusqu'à la résurrection générale.&lt;br /&gt;Quand bien même tu aurais été digne de voir comme dans un miroir l'état bienheureux qui t'attend après la mort, grâce à l'état permanent de prière pure qui unit ton esprit à Dieu, quand bien même tu aurais été digne de cela pour t'être voué à l'Esprit et avoir acquis le Royaume Céleste en dedans de toi, avec pour témoignage une perception claire et précise de l'âme, ne supporte pas de te séparer de la chair sans avoir été prévenu de l'approche de la mort ! Prie pour cela avec zèle et garde bon espoir de recevoir cette information, éventuellement à l'approche de la fin, si cela est utile. Prépare-toi constamment à la mort, afin de pouvoir traverser l'espace aérien en évitant les esprits malins, afin d'entrer dans les cercles célestes sans crainte et même avec hardiesse, d'être incorporé dans les rangs angéliques, d'agrandir par ta présence le chœur des élus et des saints, et de voir Dieu autant qu'une telle vision puisse être accessible ».&lt;br /&gt;La perception spirituelle dont parle Saint Théognoste est, dans son absolue authenticité, une révélation. Elle est l'effet de la descente de la grâce divine sur le pécheur repentant et perplexe, qui se retrouve ainsi dans les bras spirituels et paternels du Seigneur. Une vie nouvelle apparaît dans l'âme, dont elle ne pouvait se faire aucune idée auparavant. Cette vie la libère de la violence des esprits malins et des passions. Elle modifie l'homme entièrement pour l'unir avec Dieu, l'entraîne dans une merveilleuse prière dans laquelle, sous l'instigation de l'Esprit Saint, il se met à crier vers Dieu. Tous les os d'un tel homme diront, dans une ineffable glorification spirituelle et dans l'action de grâce : Seigneur, Seigneur, qui est comme Toi, pour délivrer le pauvre de la main du plus fort, le pauvre et l'indigent de ceux qui les dépouillent? (Ps.34,10). Cette perception spirituelle est tellement forte qu'après avoir embrasé l'homme, elle lui enlève toute sympathie pour autre chose. Elle est en bref l'établissement dans l'homme du Royaume des Cieux. Celui qui a senti cela ne vit plus pour lui-même mais pour Dieu (2Cor.5,15). Il se tourne entièrement vers Lui et L'a en lui. Un tel sentiment existe aussi chez ceux qui ont été victimes du leurre et de l'illusion démoniaque, mais il se distingue de l'action de la grâce par ses fruits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Reprends-toi, mon âme se dit humblement le moine Evagre et demande-toi comment tu supporteras ta séparation soudaine d'avec le corps, quand les anges terribles viendront te chercher et s'empareront de toi à l'heure où tu ne les attends pas ! Par quelles œuvres te feras-tu précéder dans les airs lorsque tes ennemis ariens commenceront à te questionner sur tes actes? ».&lt;br /&gt;C'est ainsi que les saints parlaient et ressentaient les choses. Ils avaient exploré et compris les profondeurs de la chute, ils avaient exploré et compris le pouvoir des démons sur l'homme, pouvoir consécutif à la chute.&lt;br /&gt;Georges, le reclus de Zadonsk, rapporte un événement qui nous est presque contemporain. L'archimandrite Barsanuphe de Zadonsk resta sans connaissance trois jours et trois nuits. Son âme vécut pendant ce temps les épreuves aériennes, elle fut questionnée pour tous les péchés commis depuis sa jeunesse, et elle entendit la voix de Dieu lui dire : « Par les prières de la Très Sainte Mère de Dieu, du saint martyr Mocius et de saint André le Stratilate, tes péchés te sont remis et le temps pour te repentir t'est octroyé! ».&lt;br /&gt;L'enseignement sur les épreuves et sur la localisation de l'enfer et du Paradis est diffusé tout au long des offices de l'Eglise Orthodoxe. L'Eglise se charge de le rappeler à ses enfants, afin d'enraciner dans leur cœur une crainte salutaire pour l'âme et de préparer cette dernière à un heureux passage vers la vie éternelle.&lt;br /&gt;Dans le canon d'action de grâce au Seigneur Jésus-Christ et à la Mère de Dieu, qu'on utilise pour le décès de tout orthodoxe (petit euchologe), on lit :&lt;br /&gt;- Lorsque je quitterai la terre, accorde-moi d'éviter sans difficulté le prince des airs, le voleur, le bourreau, celui qui est placé sur la voie effrayante comme un injuste inquisiteur ! (Ode4,Trop.4)&lt;br /&gt;- Rends-moi digne de pouvoir fuir les armées des barbares incorporels, de m'élever au-dessus des abîmes aériens jusqu'au ciel ! (Ode8,Trop.2)&lt;br /&gt;- Chasse loin de moi le prince de ce monde, les chefs des épreuves amères ! (Ode8,Trop.3) .&lt;br /&gt;Dans les prières suivant les cathismes du psautier, on lit les paroles suivantes :&lt;br /&gt;- Ô, mon Seigneur, mon Seigneur ! Donne-moi des larmes de componction pour que je puisse T'implorer de me purifier de tout péché avant la fin, car après m'être séparé du corps, je dois passer par un lieu effrayant et terrible où une multitude de démons ténébreux et inhumains viendront à ma rencontre ! (après le IVème cathisme)&lt;br /&gt;- Donne-moi l'intégrité par Ta perfection, tire-moi de cette vie, afin que je traverse sans embûche les principautés et les puissances des ténèbres, et que par Ta grâce, je voie moi-aussi la beauté indicible de Ta gloire inaccessible ! (après le 17ème cathisme)&lt;br /&gt;Dans l'office de l'Acathiste à la Mère de Dieu, on lit :&lt;br /&gt;- Ô ! Mère du Roi du ciel et de la terre ! Obtiens le pardon de tous mes péchés, et l'amendement de ma vie ! Lors de ma fin, accorde-moi de dépasser sans trouble les ennemis aériens ! (prière avant les kondakia et ikoi)&lt;br /&gt;- Par Toi (Mère de Dieu) les morts sont animés, car Tu as donné naissance à la Vie hypostasiée. Ceux qui étaient muets retrouvent l'éloquence, les lépreux sont purifiés, les maux sont chassés, la multitude des esprits aériens est vaincue ! (Ode8,Trop.4)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Octoèque offre les prières suivantes à la Mère de Dieu&lt;br /&gt;- A l'heure de ma mort, Ô Vierge, sauve-moi des mains du démon, du jugement, des tergiversations, des inquisitions effrayantes, des épreuves amères, du prince cruel et de la condamnation éternelle ! (vendredi, ton4, ode8)&lt;br /&gt;- Mère de Dieu, sauve-nous de tout danger et de l'éternelle condamnation ! (jeudi, ton4, ode6)&lt;br /&gt;- Ô Vierge ! A l'heure de ma mort, libère-moi des mains des démons, de la condamnation, des comptes à rendre, de l'effrayante investigation, des épreuves amères, du prince féroce et du feu éternel ! (mardi, ton4, ode8)&lt;br /&gt;- Souveraine et Mère du Rédempteur, assiste-moi à l'heure de la mort, car les esprits aériens me tortureront pour les actes que m'auront suggérés les pensées irraisonnables (Vendredi, ton3, ode6).&lt;br /&gt;- Lorsque mon âme rompra son union avec le corps, assiste-moi, Ô Souveraine, détruis le conseil des ennemis incorporels, brise les mâchoires qui chercheront à me dévorer sans pitié, et fais en sorte que j'évite les entraves des princes des ténèbres qui se trouvent dans les airs (samedi, ton8, ode9)&lt;br /&gt;Dans le rituel de la séparation de l'âme et du corps destiné aux mourants qui souffrent longtemps, on lit :&lt;br /&gt;- Le temps de ma vie s'est envolé en fumée; devant moi se sont présentés les anges qui cherchent impitoyablement mon âme misérable ! (Ode l,Trop.2&amp;amp;3)&lt;br /&gt;- Voilà que s'est présentée une multitude d'esprits malins qui tient la cédule de mes péchés, vociférant et cherchant impudiquement ma pauvre âme !&lt;br /&gt;- Ayez pitié de moi, saints anges du Dieu omniprésent, et soustrayez-moi à toutes les épreuves malignes ! (Ode7,Trop.2)&lt;br /&gt;Dans le canon à l'ange gardien, on trouve :&lt;br /&gt;- Lorsque mon âme se séparera du corps, que le déshonneur et la honte couvrent les visages ignobles, honteux et ténébreux des ennemis ! (ode6)&lt;br /&gt;- Quand mon esprit devra me quitter, puissé-je te voir à la droite de mon âme misérable, chassant les ennemis cruels qui chercheront à s'emparer de moi ! (ode9)&lt;br /&gt;- Je te supplie d'être mon défenseur, ô mon gardien, et de combattre pour moi invisiblement quand je passerai les épreuves du féroce prince de ce monde ! (ode9)&lt;br /&gt;La deuxième prière à Saint Nicolas de la Laure des grottes de Kiev dit :&lt;br /&gt;« Lors de la sortie de mon âme, aide le misérable que je suis, supplie le Seigneur et Créateur de toutes les créatures de me libérer des épreuves des airs et de la souffrance éternelle ! » On retrouve dans la prière à Saint Serge de Radonège et dans les prières adressées à d'autres saints la demande d'être soustrait aux épreuves aériennes.&lt;br /&gt;Ayant senti que sa maladie lui causait un épuisement extrême, Saint Théodose des Grottes de Kiev se coucha sur son lit et dit : «Que la volonté de Dieu soit faite ! Que les choses aient lieu selon ce qu'Il a voulu pour moi! Mais je Te prie, mon Seigneur Jésus-Christ, d'être miséricordieux pour mon âme, qu'elle ne rencontre pas la malignité des esprits adverses, qu'elle soit reçue par Tes saints anges afin qu'ils lui fassent traverser les épreuves obscures et la conduisent vers la lumière de Ta miséricorde ! ». .&lt;br /&gt;Saint Dimitri de Rostov priait ainsi : « Lorsque viendra l'heure terrible où mon âme se séparera de mon corps, alors, mon Rédempteur, reçois-la dans Tes mains et préserve-la de tout malheur ! Qu'elle ne voit pas le regard sombre des démons malins, mais qu'elle passe, saine et sauve, à travers toutes les épreuves ! »&lt;br /&gt;Dans le traité de théologie orthodoxe de S.E. Macaire (tome5, p86, édit.1853), on trouve la remarque suivante. : « La référence incessante, permanente et générale à l'enseignement sur les épreuves dans l'Eglise, et particulièrement chez les maîtres du IVème siècle, montre sans contestation possible qu'il fut transmis par les maîtres des siècles précédents et a comme fondement la tradition apostolique ».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-3413348322387635545?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/3413348322387635545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=3413348322387635545' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/3413348322387635545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/3413348322387635545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2012/01/parole-sur-la-mort-6.html' title='PAROLE SUR LA MORT 6'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-z6KR5OLdh9M/Tx2_ReRvXLI/AAAAAAAAA1U/EPTZc4W7W7w/s72-c/Glorification%2Bde%2Bla%2BM%25C3%25A8re%2Bde%2BDieu%2B1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-7414457685649040267</id><published>2012-01-20T12:16:00.001-08:00</published><updated>2012-02-03T12:36:40.236-08:00</updated><title type='text'>PAROLE SUR LA MORT 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Pm0rpgEaBGs/TxnLxk_Yi4I/AAAAAAAAA08/D_yLR8YVG4I/s1600/La%2Br%25C3%25A9demption.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 219px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699810856017628034" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-Pm0rpgEaBGs/TxnLxk_Yi4I/AAAAAAAAA08/D_yLR8YVG4I/s320/La%2Br%25C3%25A9demption.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;CHAPITRE V : LES SOUFFRANCES DE L'ENFER ET LA REDEMPTION&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes qui fréquentent régulièrement les offices de l'Eglise et les sacrements et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent, ainsi qu'une vie spirituelle et intérieure. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbées dans leur psyché.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les souffrances éternelles qui attendent le pécheur en enfer sont si terribles, que l'homme ne peut en avoir une conception claire sur la terre sans une révélation particulière de Dieu. Nos maladies les plus cruelles, nos mésaventures douloureuses, nos souffrances et tribulations terrestres, aussi terribles qu'elles puissent être, sont sans commune mesure avec les souffrances de l'enfer. Le philosophe grec Epicure affirmait que l'homme est sur la terre pour la jouissance ; il encourageait ses adeptes à se livrer complètement à la débauche. Pour ce faire, il rejetait catégoriquement l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme humaine. Son enseignement est retenu par tous ceux qui rejettent le souvenir de Dieu et du châtiment consécutif au péché. Il est toujours prisé de nos jours. Mais c'est en vain que ces voluptueux épicuriens modernes s'écrient : « Ce n'est pas possible que les souffrances de l'enfer, si seulement elles existent, soient si cruelles, et qu'elles durent éternellement ! Ceci est incompatible avec la miséricorde divine, et même avec le bon sens ! L'homme existe sur la terre pour la jouissance ! Puisqu'il est entouré d'objets de jouissance, pourquoi devrait-il les dédaigner ? Qu'y a-t-il là de mauvais et de coupable ? ». Laissons de côté cet appel opposé à la Révélation et à l'Enseignement divin !&lt;br /&gt;Les fils de la Sainte Eglise sont sur terre pour le repentir. Ils se laissent guider par la Parole de Dieu pour savoir ce qu'ils doivent penser de l'éternité et des cruelles souffrances de l'enfer. A quoi le cœur humain n'est-il pas prêt pour s'adonner plus librement à la débauche ! Il utilise sa raison aveuglée (qu'il tient pour bonne) pour justifier ses désirs coupables. Il a jadis rejeté l'Enseignement divin et les commandements prêchés sur la terre par le Fils de Dieu en personne, il a même rejeté la plus douce des jouissances, la jouissance spirituelle de l'amour de Dieu. Est-il surprenant qu'il repousse à présent la bride du divin courroux qui pourrait le maintenir sur la voie droite, c'est-à-dire l'idée de l'enfer et des souffrances éternelles ? Quoi qu'il en soit, tout ceci existe. Le péché de la créature (par essence limitée devant l'infinie perfection du Créateur) est un péché infini qui mérite un châtiment infini. C'est pourquoi l'enfer, avec ses justes et éternelles souffrances, satisfait les exigences de cette justice impitoyable.&lt;br /&gt;On lit partout dans les Saintes Ecritures que les souffrances de l'enfer sont éternelles. La Sainte Eglise a toujours prêché ainsi. Notre Seigneur Jésus-Christ a confirmé à plusieurs reprises cette terrible vérité dans le Saint Evangile, prédisant aux pécheurs rejetés le même destin que les anges déchus. Lors du Jugement, Il leur dira : Retirez-Vous de Moi, maudits, allez dans le feu éternel, qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ! (Mt.25,41) Une fois la sentence définitive prononcée, les fils de la perdition iront vers les souffrances éternelles (Mt.25,46). Dans le récit sur le riche impitoyable et le pauvre Lazare, le Seigneur a mentionné la présence d'un très grand abîme entre les demeures de la béatitude éternelle et les prisons de l'enfer : il n'y-a-pas de passage des unes vers les autres, dans un sens comme dans l'autre (Luc16,29). Le ver de l'enfer ne meurt point et le feu de l'enfer ne s'éteint point (Mc.9,48). Dans les prisons infernales, la vie continue tout en étant détruite d'une manière étrange et effrayante. Là, toute activité cesse ; là, il n'y a que souffrance ; là règne le plus douloureux dès maux du cœur, le désespoir ; là, l'âme se déchire dans des pleurs et des gémissements qui ne lui apportent aucune consolation ; là sont les liens et les fers qu'on ne peut. Pas rompre ; là, malgré l'abondance des flammes, les ténèbres sont impénétrables, c'est le royaume de la mort éternelle. Les souffrances de l'enfer sont si terribles que, face à elles, la plus cruelle des souffrances terrestres, la mort violente, paraît insignifiante. En prédisant à Ses disciples le vaste champ du martyre, le Sauveur du monde Commanda : Je vous dis à vous qui êtes Mes amis: ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vous dirai qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, Je vous le dis, c'est lui que vous devez craindre ! (LucI2,4-5)&lt;br /&gt;Contemplant avec l'œil de la foi la béatitude ineffable préparée pour les fidèles serviteurs de Dieu, et les souffrances indicibles qui attendent les serviteurs infidèles, les saints martyrs ont méprisé les cruels supplices préparés à leur intention par des bourreaux méchants et fanatiques. Ils ont terrassé la mort éternelle en subissant mille morts et afflictions. Les saints moines du désert, édifiés par l'exemple des martyrs, ont gardé en permanence à l'esprit les souffrances de l'enfer. Tels de secrets martyrs, ils ont repoussé vaillamment les rêveries pernicieuses peintes avec art par le tentateur, toutes ces pensées voluptueuses que le désert aiguise avec force dans l'imagination. Saint Antoine le Grand a beaucoup utilisé cette arme du souvenir de la mort et des souffrances éternelles (arme recommandée par le Seigneur), surtout au début de son ascèse. Le diable lui apparaissait de nuit et, prenant l'aspect de belles femmes, s'efforçait de susciter un désir coupable. Antoine opposait à cela le spectacle vivant des flammes de la géhenne, du ver qui ne dort pas, et autres horreurs de l'enfer. Par cette arme, il éteignait le feu de la volupté et détruisait les images séduisantes. Nous sommes vaincus par les passions uniquement parce que nous oublions les supplices qui leur succèdent. Nous trouvons les tribulations terrestres pénibles seulement parce que nous n'avons pas étudié les souffrances de l'enfer. Un moine qui menait la vie ascétique s'adressa un jour à un vieillard en disant : « mon âme désire la mort ». L'ancien lui répondit : « Tu parles ainsi car tu désires éviter les tribulations, mais tu ignores que les tribulations futures sont incomparablement plus cruelles que celles d'ici-bas! ». Un autre frère questionna l'ancien : « Pourquoi est-ce que je demeure dans la négligence dans ma cellule ? ». Le vieillard répondit «Parce que tu n'as connaissance, ni du repos attendu, ni de la souffrance future. Si tu les connaissais comme il se doit, tu supporterais et tu ne faiblirais pas, même si ta cellule était remplie de vers montant jusqu'à la hauteur de ton cou I » (Saint Abbé Dorothée).&lt;br /&gt;Dans Sa grande miséricorde, le Seigneur a montré à certains de Ses élus, pour leur salut, une partie des souffrances éternelles. C'est grâce à leurs récits que notre conception en est devenue plus claire et plus précise. Voici ce que dit un de ces saints récits (d'après une lettre d'un moine de la Sainte Montagne) : « Il y avait deux amis. L'un d'eux, touché par la Parole de Dieu, entra dans un monastère et vécut dans les larmes et le repentir ; l'autre, resté dans le monde, mena une vie négligente, et parvint à un tel endurcissement qu'il railla l'Evangile avec insolence. Il mourut dans cet état. Ayant appris son décès, le moine, par amitié, se mit à prier Dieu pour que le destin du défunt lui fut révélé. Quelque temps plus tard, son ami lui apparut dans un léger sommeil.&lt;br /&gt;- Alors, comment es-tu ? Vas-tu bien ?&lt;br /&gt;- Tu veux le savoir ? Malheur à moi, l'infortuné ! Le ver qui ne dort pas me ronge, il ne me donnera pas de repos de toute l'éternité I&lt;br /&gt;- De quel genre est cette souffrance'?&lt;br /&gt;- Cette souffrance est insupportable. Il n'y a pas de moyen d'éviter la colère de Dieu. Par tes prières, la liberté m'a été rendue pour quelques instants, et si tu le veux, je te montrerai mes souffrances. Tu ne pourrais pas supporter que je te révèle totalement ce qu'il en est, mais connais-en au moins une partie !.&lt;br /&gt;En disant cela, le défunt releva son vêtement jusqu'aux genoux, ô, horreur ! Sa jambe était couverte d'un terrible ver qui la rongeait. Une telle puanteur sortait de la plaie que le moine se réveilla. La puanteur infernale emplit toute sa cellule à tel point qu'il sortit précipitamment sans refermer la porte derrière lui. L'odeur fétide se propagea dans tout le monastère. Toutes les cellules en furent souillées. Comme le temps lui-même ne pouvait en avoir raison, les moines durent quitter le monastère et s'établir ailleurs. Le Moine qui avait vu le prisonnier de l'enfer ne put se libérer de toute sa vie de la puanteur qui s'était attachée à lui. L'odeur était telle qu'aucun parfum ne pouvait l'annihiler ».&lt;br /&gt;De nos jours, une staritsa du couvent de jeunes filles de Goritz, près de Kyrillov (région de Novgorod), vit en rêves les tourments de l'enfer, et, pour témoigner de son rêve, la puanteur infernale demeura sept jours entiers dans son odorat, l'empêchant de s'alimenter.&lt;br /&gt;Saint Dimitri de Rostov a recensé les souffrances de l'enfer en s'appuyant sur les Saintes Ecritures. On subira le feu qui ne s'éteint pas, dont le Christ notre Sauveur a parlé (Mc.9,44). Il y aura un hiver cruel, et les pécheurs, ne pouvant le supporter, grinceront des dents, car le Christ notre Sauveur a dit : Il y aura des pleurs et des grincements de dents ! (Luc13,28) La souffrance sera incessante. Les vers tourmenteront et rongeront en permanence les pécheurs qui n'en mourront pas, car il est dit : le ver ne mourra point (Mc.9,44). Il y aura également une puanteur insupportable due à la combustion du soufre, car il est écrit : le feu, le soufre et le vent de tempête seront leur part dans leur coupe (Ps.10,6). Il y aura aussi une grande angoisse, si cruelle que si c'était possible, les pécheurs accueilleraient la mort avec joie, mais ils ne mourront jamais, car il est écrit : les hommes chercheront la mort et ils ne la trouveront pas ; ils désireront mourir et la mort fuira loin d'eux (Apo.9,16). Il y aura encore les ténèbres extérieures, car il est écrit : liez-lui les pieds et les mains et jetez-le dans les ténèbres extérieures ! (Mt.22,13) Ceux qui y seront jetés y seront pour l'éternité et ne verront jamais la face de Dieu. Il y aura la famine et une grande soif, car le Christ Lui- même a dit : Malheur à vous qui êtes rassasiés car vous aurez faim (Luc 6,24) et vous aurez soif ! II y aura une grande promiscuité car l'enfer sera plein de pécheurs, les uns en haut, d'autres au milieu, et certains au fond. Dieu emplira tout l'enfer de pécheurs et le refermera, comme on remplit une bourse de deniers avant d'en serrer les cordons, comme on remplit un seau de poissons jusqu'en haut avant de fermer le couvercle.&lt;br /&gt;D'autres athlètes de la piété, auxquels ont été montrées les souffrances de l'enfer, ont apporté des témoignages concordant avec le récit de Saint Dimitri. Ils ne pouvaient se remémorer leur vision sans une grande terreur, et tous cherchaient le soulagement dans les larmes de repentir et dans l'humilité.&lt;br /&gt;Un jour, Saint Hésychius de l'Horeb tomba gravement malade et émigra hors de son corps l'espace d'une heure. Etant revenu à lui, il supplia tous ceux qui l'entouraient de se retirer immédiatement. Il mura la porte de sa cellule et demeura reclus pendant douze ans, sans adresser un mot à qui que ce soit, ne prenant pour toute nourriture que du pain et de l'eau. Son esprit demeurait absorbé par ce qu'il avait vu dans son extase, et il versait continuellement des larmes brûlantes. Quand il fut sur le point de mourir, il se contenta de dire aux frères cette unique parole: « Pardonnez-moi ! Celui qui garde le souvenir de la mort ne pourra jamais pécher » (Echelle 6,20).&lt;br /&gt;Athanase, un reclus des grottes de Kiev qui menait une vie sainte et agréable à Dieu, vécut une expérience analogue. Il mourut après une longue maladie. Les frères préparèrent son corps selon l'usage monastique, mais, à la suite d'un incident, le défunt resta deux jours sans être inhumé. La troisième nuit, l'higoumène eut une apparition et entendit une -voix qui lui disait : « L'homme de Dieu Athanase est resté deux jours sans être inhumé et tu ne te préoccupes pas de lui ! ». Au petit matin, l'higoumène se rendit auprès du défunt avec les frères, dans l'intention de l'enterrer, mais ils le trouvèrent assis et pleurant. Le voyant réanimé, ils furent terrifiés et commencèrent à le questionner. Comment avait-il été réanimé ? Qu'avait-il vu et entendu en quittant son corps ? A toutes ces questions, il répondait par une seule parole : « Cherchez votre salut ! ». Mais comme les frères lui demandaient instamment une parole utile, il leur ordonna l'obéissance et un repentir permanent. Après cela, Athanase s'enferma dans une grotte où il demeura douze ans sans sortir, passant ses journées dans les larmes incessantes, ne prenant un peu de pain et d'eau que tous les deux jours, et ne parlant à personne. Lorsqu'arriva l'heure de la fin, il répéta aux frères rassemblés l'instruction d'obéissance et de repentir et mourut en paix dans le Seigneur (Paterikon du monastère des grottes; Saint Athanase est commémoré le 3 décembre).&lt;br /&gt;Une attente terrible du jugement, dit le Saint Apôtre Paul, et l'ardeur du feu qui dévorera les rebelles. Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde sur la déposition de deux ou trois témoins : de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l'alliance par lequel il aura été sanctifié, et qui aura outragé l'Esprit de la grâce ? Car nous connaissons Celui qui a dit : à Moi la vengeance, à Moi la rétribution , et aussi le Seigneur jugera Son peuple. C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant (Hb.10,27-31).&lt;br /&gt;L'espace qui s'étend entre le ciel et la terre, et sépare l'Eglise triomphante de l'Eglise combattante, est généralement appelé «air» dans les Saintes Ecritures, dans les écrits patristiques et même dans le langage courant des hommes. Laissons aux savants l'exploration chimique de cet air, c'est-à-dire l'étude des gaz et des autres corpuscules qui entourent la terre, depuis le sol jusqu'à un lieu inconnu des savants eux-mêmes. Occupons-nous plutôt d'explorer ce qui est nécessaire à notre salut !&lt;br /&gt;Qu'est-ce donc que cette voûte bleue au-dessus de nous que nous appelons « ciel » ? Est-ce vraiment le ciel ? N'est-ce pas seulement une profondeur aérienne qui se teinte de bleu et nous cache le ciel ? C'est bien plus vraisemblable. C'est dans la nature de l'air de présenter à nos yeux une couleur bleuâtre et d'en teinter les objets éloignés. Chacun peut en faire l'expérience par lui-même. Il suffit de se poster sur une hauteur un jour de soleil et d'observer dans le lointain, les bosquets verdoyants, les champs labourés, les constructions... Tous paraissent perdre leur couleur propre pour prendre un reflet bleuâtre. Plus nous regardons au loin, et plus les choses nous paraissent bleues. A l'horizon enfin, une atmosphère bleue recouvre et absorbe tout.&lt;br /&gt;Triste est la description fidèle de notre médiocrité, engendrée et entretenue par le péché I Mais mieux vaut encore la reconnaître que de se leurrer en adoptant une opinion fausse, fondée sur notre vision limitée des choses et notre maigre connaissance !&lt;br /&gt;Les chrétiens parfaits, qui ont purifié leurs sens, peuvent voir le ciel comme il est vraiment. Ils y observent ce que nous ne pouvons pas voir de nos yeux grossiers. C'est ainsi que soudain, par l'action de l'Esprit Saint, le saint protomartyr Stéphane, alors qu'il se tenait au milieu d'une assemblée de juifs hostiles au Christ et au christianisme, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Et il dit: Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu (Act.7,55-56).&lt;br /&gt;Les disciples de Saint Macaire le Grand virent leur maître franchir les portes célestes, par l'opération de l'Esprit Saint bien entendu, comme pour Saint Stéphane. Saint Isidore de Scété, qui assistait au décès du jeune ascète Zacharie, vit les portes du ciel s'ouvrir pour le mourant et il s'écria : « Réjouis-toi, Zacharie mon fils, pour toi les portes du ciel se sont ouvertes ! ». Comme il a été dit plus haut, Saint Jean Colobos vit un sentier rayonnant allant de la terre au ciel, sur lequel les anges conduisaient l'âme de la défunte Thaïs. La mère du starets Païssios de Niamets, qui ne pouvait se consoler de la prise d'habit de son fils, vit, par l'ouverture de ses yeux intérieurs, le ciel s'ouvrir et un ange fulgurant en descendre.&lt;br /&gt;Les sens libérés des effets de la chute commencent à vraiment fonctionner, et s'affinent extraordinairement ; leur champ d'action s'étend considérablement, et l'espace se réduit. Les visions citées ci-dessus sont une preuve suffisante, mais pour plus de clarté, nous n'hésiterons pas à présenter d'autres expériences spirituelles.&lt;br /&gt;Saint Antoine le Grand, qui vivait dans le désert égyptien jouxtant la mer rouge, vit les anges emporter l'âme de Saint Ammon, un ascète du désert de Nitrie situé de l'autre côté de l'Egypte. Comme les disciples de Saint Antoine avaient noté le jour et l'heure de la vision, ils purent en entendre la confirmation de la bouche des frères venus plus tard de Nitrie : Saint Ammon était bien mort au moment précis où Saint Antoine voyait l'ascension de son âme. Notons que la distance entre les deux lieux était de trente jours de marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc clair que la vue d'un chrétien renouvelé par l'Esprit Saint ayant atteint un haut niveau de perfection est bien plus puissante que celle d'un homme ordinaire. Il en va de même pour l'ouïe. Les disciples pneumatophores de Saint Macaire le Grand virent aisément le cheminement de l'âme du saint dans les airs, et entendirent les paroles qu'elle prononça devant les portes célestes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, on amena chez Saint Macaire une femme dont l'aspect avait été modifié par un esprit impur. Alors que ce changement était évident aux yeux du saint, certains de ses disciples ne s'en rendaient pas compte. Saint Macaire leur expliqua que leurs sens charnels étaient inaptes aussi bien à voir les esprits qu'à percevoir leur action. Nous sommes prisonniers de cet état comme un détenu mis aux fers. La femme en question avait été soumise au diable pour être restée six semaines sans communier aux saints mystères du Christ. En effet, dans l'Eglise primitive, la grâce divine était tellement abondante que des transgressions qui semblent aujourd'hui de peu d'importance attiraient le châtiment de Dieu.&lt;br /&gt;La plupart des gens ne ressentent pas cette captivité. Leur liberté leur semble tout à fait satisfaisante. La connaissance de son état véritable est un don de Dieu. L'Esprit Saint révéla la chose à David, qui prononça au nom de chacun d'entre mous une prière fervente pour sa libération : Fais sortir de prison mon âme pour que je confesse Ton Nom ! (Ps.141,8)&lt;br /&gt;L'Apôtre Pierre qualifie de lieu obscur l'état charnel et psychique de l'homme, même pieux. Ce lieu est non seulement matériel, mais aussi mental ou moral, comme dit l'Ecriture : Le lieu où il (Dieu) réside, c'est la paix (du cœur) (Ps.75,3). Ceux qui sont enfermés dans ce lieu «obscur et désirent être sauvés doivent se laisser guider, par l'astre de l'Ecriture Sainte, en tout cas tant que l'Esprit Saint n'est pas descendu sur eux pour devenir le livre vivant et constamment ouvert de l'enseignement divin. Et nous tenons pour d'autant plus certaine la parole prophétique à laquelle VOUS faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour vienne à paraître et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs (2Pi.1,19). Qui sont ceux qui sont enfermés dans la prison du raisonnement charnel ? Ceux qui n'ont pas acquis la liberté spirituelle dans le Seigneur, qui n'ont pas été illuminés par l'Intelligence Spirituelle. Qui sont les aveugles de naissance ? Ceux qui n'ont pas recouvré la vue par l'attouchement du doigt de Dieu, pour voir, à la lumière de la Vérité, ce qui est inconnu des yeux charnels et psychiques.&lt;br /&gt;Le Verbe de Dieu, coopérant avec l'Esprit, nous dévoile, par l'intermédiaire de Ses vases d'élection, que l'espace entre le ciel et la terre, l'azur qui nous entoure, sert de demeure aux anges déchus jadis précipités du haut du ciel. // y eut un combat dans le ciel ; Michel et ses anges combattirent le dragon ; le dragon et ses anges combattirent, niais ils ne furent pas les plus forts et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel (Apo.12,7-8). Voici ce que rapporte celui qui a vu les mystères, Saint Jean le Théologien. Cette chute du diable et des esprits qu'il avait entraînés à sa suite depuis le ciel eut lieu après leur premier péché, quand ils furent écartés de l'Assemblée des anges par les Puissances célestes, comme le raconte le saint prophète Ezéchiel (28,16). Le livre de Job montre déjà l'ange déchu errant dans l'immense espace de l'atmosphère : il y erre, le survolant rapidement, accablé par son insatiable méchanceté inassouvie à l'égard du genre humain (Jàb 1,7). Le Saint Apôtre Paul appelle les anges déchus les esprits méchants de ce monde (Eph.6,12), et leur chef, le prince des puissances de l'air (Eph.2,2). Les anges déchus sont dispersés en grand nombre dans tout l'abîme transparent que nous voyons au-dessus de nous. Ils ne cessent pas de troubler toutes les sociétés humaines, et chaque homme en particulier. Il n'y a pas un forfait, pas un crime, dont ils ne sont les instigateurs ou les complices. Ils incitent l'homme à commettre le péché et le lui enseignent par tous les moyens possibles. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera (1Pi.5,8), tant pendant notre vie terrestre, qu'après la séparation de l'âme et du corps. Lorsque l'âme du chrétien abandonne sa maison terrestre et commence à s'élancer à travers l'espace aérien vers sa patrie céleste, les démons l'arrêtent, cherchant à trouver en elle une parenté dans la chute et la culpabilité, et à la faire descendre dans l'enfer préparé pour le diable et ses anges, selon le droit qu'ils ont acquis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir créé Adam et Eve, Dieu leur donna pleins pouvoirs sur la terre. Il les bénit et ll leur dit : soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et assujettissez-la, dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre (Gen;1,28). Non seulement la terre, mais le Paradis lui-même fin confié aux premiers hommes qui devaient le cultiver et le garder (Gen.2,15). Pour Maître, ils n'avaient que Dieu seul. Que firent-ils dans le Paradis ? Hélas ! Quel aveuglement malheureux ! Quelle folie inconcevable ! Après avoir écouté le conseil insidieux et criminel de range déchu, ils déposèrent le joug bienfaisant de l'obéissance à Dieu et prirent sur eux le collier de fer de l'obéissance au diable. Hélas, nos ancêtres transgressèrent le commandement de Dieu et mirent en œuvre le conseil de leur très méchant ennemi, l'esprit ténébreux, blasphémateur, malin et mensonger. Ainsi faisant, selon l'ordre des choses, ils rompirent la communion avec Dieu. Non seulement ils entrèrent en communion avec le diable, mais ils lui offrirent la partie de la création que Dieu avait destinée à leur suzeraineté. Saint Macaire le Grand ajoute que « l'ennemi qui séduisit Adam et, de cette façon, lui ravit la domination, le priva de tout pouvoir et fut déclaré prince de ce monde. Mais au commencement, c'est l'homme que Dieu avait établi prince de ce monde et seigneur de tout ce qui est visible ».&lt;br /&gt;Le pouvoir de satan sur les anges déchus, sur les hommes, sur le monde et sur le siècle, n'est pas sa propriété. Il l'a acquis des mains de ceux qui le lui ont donné volontairement. Il en témoigne lui-même devant le Sauveur lorsqu'il Lui montre en un instant tous les royaumes de la terre et Lui dit: je Te donnerai toute cette puissance et la gloire de ces royaumes, car elle m'a été donnée et je la donne à qui je veux (LuC 4,5-6).&lt;br /&gt;Nos ancêtres furent jetés du Paradis sur la terre qui a été maudite à cause d'eux. Un Chérubin à l'arme flamboyante fut posté sur le chemin de l'arbre de vie (Gen.3,24). Cependant, un autre chérubin se mit en travers du chemin que l'homme devait emprunter pour regagner le Paradis. Ce même chérubin sacrifia jadis sa merveilleuse grandeur, en maître du mal et de la mort, et sombra dans l'abîme de la perdition, entraînant dans son sillage une multitude d'anges et tout le genre humain. Le prince de ce monde et des airs, chef de la cohorte des anges qui l'ont suivi de leur plein gré, s'est posté avec ses comparses sur le chemin qui conduit de la terre au ciel, avec la juste permission de Dieu. Jusqu'aux souffrances salutaires et à la mort vivifiante du Christ, il ne permit à aucune âme humaine d'accéder aux portes célestes qui demeurèrent closes. Justes et pécheurs allaient tous en enfer. Toutefois, les portes éternelles et le chemin inaccessible s'ouvrirent pour notre Seigneur Jésus-Christ qui avait accepté volontairement la mort. Sa sainte âme, unie à la Divinité, descendit en enfer, brisa les verrous et les portes, et libéra les prisonniers.&lt;br /&gt;« La mort eut peur en voyant ce Nouveau Venu pénétrer en enfer sans être prisonnier de ses liens. Pourquoi cette peur, gardiens de l'enfer ? Quelle est cette crainte inhabituelle qui s'empare de vous ? La mort a fui, trahissant la peur. Alors s'assemblèrent les saints prophètes, Moïse le législateur, Abraham, Isaac, Jacob et David, Samuel et Isaïe, et Jean-Baptiste qui annonce et témoigne : Es-Tu Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? (Mt.11,3) Tous les justes que la mort avaient engloutis furent rachetés par la venue de Celui que les bons prédicateurs avaient annoncé, le Rédempteur. Ils purent alors dire, chacun à son tour : Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? (1Cor.15,55) C'est ainsi que nous avons été rachetés par Celui qui donne la victoire » (Homélie de Saint Cyrille de Jérusalem).&lt;br /&gt;Ayant ressuscité Son corps, le Seigneur traversa avec lui, l'atmosphère, le ciel et les cieux des cieux, puis monta sur le trône de la Divinité. Les pouvoirs des ténèbres, endurcis et aveuglés, furent terrifiés en voyant la marche du Dieu-Homme qui anéantissait toute leur puissance sous la joie spirituelle. C'est dans cette triomphale solennité que les Puissances Angéliques ouvrirent pour Lui les portes célestes.&lt;br /&gt;Par la suite, la terreur des démons s'accrut : le larron accédait au Paradis à la suite du Christ, comme prix de sa confession I C'est avec stupeur qu'ils comprirent la puissance de la Rédemption. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-7414457685649040267?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/7414457685649040267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=7414457685649040267' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/7414457685649040267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/7414457685649040267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2012/01/parole-sur-la-mort-5.html' title='PAROLE SUR LA MORT 5'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Pm0rpgEaBGs/TxnLxk_Yi4I/AAAAAAAAA08/D_yLR8YVG4I/s72-c/La%2Br%25C3%25A9demption.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-3288287476854176536</id><published>2012-01-19T12:32:00.000-08:00</published><updated>2012-02-03T12:36:19.366-08:00</updated><title type='text'>PAROLE SUR LA MORT 4</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-DJ05_hWbG74/Txh-_vhPn3I/AAAAAAAAA0Y/g4_73BNhyMI/s1600/Vierge%2Bde%2Bl%2527intercession.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 296px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699444961990123378" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-DJ05_hWbG74/Txh-_vhPn3I/AAAAAAAAA0Y/g4_73BNhyMI/s320/Vierge%2Bde%2Bl%2527intercession.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;CHAPITRE IV : DE LA MORT ET DE LA VIE DE L"ÂME&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes qui fréquentent régulièrement les offices de l'Eglise et les sacrements et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent, ainsi qu'une vie spirituelle et intérieure. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbées dans leur psyché.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« De même que la séparation de l'âme et du corps, c'est la mort du corps, la séparation de l'âme et de Dieu, c'est la mort de l'âme. Voilà en quoi consiste à proprement parler la mort de l'âme. C'est de cette mort-là dont Dieu parlait quand Il donna Son commandement au Paradis, disant : le jour où tu en mangeras, tu mourras. C’est de cette mort-là que mourut l'âme d'Adam, séparée de Dieu par la désobéissance, car dans son corps, il vécut encore 930 ans. Cette mort ne se contenta pas de dérégler l'âme, elle étendit également sa malédiction sur l'homme entier : le corps même fut soumis aux souffrances et à la corruption. Après la mise à mort de l'homme intérieur par la désobéissance, Adam s'entendit dire : Le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras la nourriture, tous les jours de ta vie; il produira des épines et des ronces et tu mangeras l'herbe des champs. Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front, jusqu'à ce que tu retournes à la terre dont tu as été pris, car tu es poussière et tu redeviendras poussière (Gen.3,18-19) » (Saint Grégoire Palamas, lettre à la moniale Xénia).&lt;br /&gt;Voici ce que dit Saint Jean le Théologien, en parlant de la mort de l'âme : Il y a un péché qui mène à la mort et un péché qui ne mène pas à la mort (1Jn). Il appelle péché qui mène à la mort , celui qui tue l'âme, qui la sépare complètement de la grâce de Dieu et en fait une victime de l'enfer, sauf si un repentir puissant vient rétablir l'amour de l'homme avec Dieu. C'est par un tel repentir que l'Apôtre Pierre guérit jadis son péché mortel : le reniement du Christ. De même pour les deux péchés mortels du saint prophète David : l'adultère et le meurtre. Si un péché mortel est commis, le repentir est reconnu comme effectif quand l'homme confesse sa faute et n'y revient pas. Cette opinion est énoncée par plusieurs pères, dont Pimène le Grand et Tilchon de Zadonsk. Elle est admise par l'Eglise qui se fonde sur diverses paroles du Sauveur. En particulier, après avoir guéri le paralytique près de la piscine des brebis, le Seigneur lui dit : Voici, tu es guéri, ne pèche plus de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire (Jn. 5,14); et à la femme adultère, le Seigneur dit : Je ne te condamne pas non plus; va et ne pèche plus ! (Jn.8,11)&lt;br /&gt;C'est par un tel repentir que les débauchés, les adultères, les publicains, les brigands, ont ravi le Royaume Céleste. C'est à un tel repentir, à une telle résurrection de l'âme, qu'appelle l'Apôtre Paul : Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et Christ t'éclairera ! (Eph.5,14) Mais qui donc écoute cette voix, cette trompette spirituelle qui appelle à la résurrection de l'âme, à cette résurrection plus nécessaire au salut que celle qui ranimera les corps, et non les âmes mises à mort par le péché ? Nous sommes tous mis à mort ! Nos désirs coupables ne se contentent pas d'attaquer l'âme, ils la mettent aussi à mort une fois accomplis.&lt;br /&gt;En faisant référence à cette mort fondamentale de l'âme, le Sauveur du monde qualifie de « morts » tous ceux qui n'ont pas prêté attention à Son très saint enseignement lors de Sa venue sur terre. Cet enseignement est pourtant indispensable au salut, c'est l'unique chose nécessaire pour posséder la vie véritable, Laisse les morts ensevelir leurs morts (Mt.8,22), dit-Il à Son disciple qui demandait la permission de s'éloigner un moment de Lui et de Ses enseignements pour ensevelir son père défunt. Le Seigneur appelle morts ceux qui, vivant encore dans leur corps, sont en réalité morts par l'âme.&lt;br /&gt;Parmi ces morts, ceux qui restent étrangers au Christ toute leur vie durant et partent dans cet état pour l'éternité. Ils ne connaîtront pas la résurrection de l'âme pendant le laps de temps qui précède la seconde venue du Seigneur. Les (...) morts ne revinrent point à la vie jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. .C'est la première résurrection. Bienheureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux, mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec Lui pendant mille ans (Apo.20,5)&lt;br /&gt;Voici ce qu'annonce le fils du tonnerre spirituel (Le Seigneur appelle « fils du tonnerre » les deux Apôtres Jacques et Jean, fils de Zébédée) (Mc.3,17). Selon le commentaire de l'Eglise, ces mille ans ne représentent pas un nombre précis d'années, mais désignent plutôt un grand laps de temps, accordé par Dieu dans Sa miséricordieuse longanimité, afin que tout fruit de la terre digne du ciel mûrisse, et qu'aucun grain destiné au grenier céleste ne soit perdu. Même lorsque les saints estimeront pleine la coupe des péchés de l'humanité, et nécessaire le jugement définitif, ils entendront Dieu leur dire qu'ils se tiennent au repos quelque temps encore, jusqu'à ce soit complet le nombre de leurs (..) frères (Apo.6,11), car grande est la longanimité de Dieu.&lt;br /&gt;« Mille ans, c'est le temps qui sépare l'Incarnation du Christ de Son glorieux Avènement. Mille ans, c'est le temps pendant lequel l'Evangile sera annoncé. On ne doit pas prendre ces mille ans à la lettre. Ainsi pour les nombres cités dans le Cantique des Cantiques : Salomon avait une vigne à Baal-Hanion; Il remit la vigne à des gardiens, chacun apportait pour son fruit mille sicles d'argent. Ma vigne, qui est à Moi, Je la garde. A toi, Salomon, les mille sicles, et deux cents à ceux qui gardent le fruit (Ca.8,11-12). Ainsi encore pour les paroles du Seigneur Jésus : Une autre partie tomba dans la bonne terre. Elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente (Mt.13,8). Le nombre mille représente ici l'abondance et la perfection dans l'offrande des fruits. Mille ans désignent ici une offrande de foi dans sa plénitude » (Saint André, évêque de Césarée, commentaire sur l'Apocalypse).&lt;br /&gt;Dès le début de ces mille ans, la première, mystérieuse et combien fondamentale résurrection des morts s'est manifestée, elle se manifeste encore aujourd'hui et continuera à se manifester jusqu'à la fin des temps. En vérité, en vérité, Je vous le dis, celui qui écoute Ma parole et qui croit à Celui qui M'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie (Jn.5,24). Le bienheureux, Théophylacte commente ces paroles du Sauveur en disant : « Celui qui croit au Christ n'ira pas en jugement, c'est-à-dire dans les souffrances, mais héritera de la vie éternelle sans être soumis à la mort éternelle de son âme, même si, de par sa nature, il a goûté à la mort corporelle et temporaire ». Les paroles que le Sauveur a dites à Marthe avant la résurrection de son frère Lazare ont la même signification : Je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en Moi vivra, quand bien même il serait mort (Jn.11,25). Les fils et les filles de l'ancien Adam, nés déchus et destinés à la mort éternelle, passent, grâce à leur foi dans le Nouvel Adam, à la vie éternelle. Ce passage, cette résurrection, ne sont pas tangibles pour les yeux de la chair. Ils sont même inconcevables pour un esprit charnel, mais l'âme dans laquelle ils s'accomplissent les ressent de façon tout à fait claire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Lorsque tu entends que le Christ, descendu en enfer, a délivré les âmes qui y étaient retenues, ne pense pas que : cela est loin de ce qui s'accomplit à présent I Sache que le tombeau, c'est le cœur. Là sont enterrés et retenus dans des ténèbres impénétrables ton esprit et tes pensées. De même que le Seigneur est venu libérer les âmes qui, au plus profond de l'enfer, imploraient Celui qui pouvait les délivrer de cette prison, il roule encore aujourd'hui la lourde pierre posée sur l'âme mise à mort, ouvre son tombeau, la ressuscite, et fait sortir à la lumière celle qui était emprisonnée » (Saint Macaire le Grand).&lt;br /&gt;Cette première résurrection s'accomplit au moyen de deux sacrements : le baptême et le repentir. Par le saint baptême, l'âme ressuscite du tombeau de l'incroyance et de l'impiété, ainsi que des péchés personnels accomplis dans l'impiété. Par le repentir, l'âme déjà croyante ressuscite de la mort occasionnée par ses péchés mortels, par sa vie négligente et luxurieuse postérieure au baptême. Dans les deux cas, c'est l'Esprit Saint qui accomplit la résurrection.&lt;br /&gt;Voici ce que Saint Jean le Théologien dit de ceux qu'il a vus ressuscités des morts : J'ai vu des trônes et à ceux qui s'y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n'avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque sur leur front ou sur leur main. Ils revinrent à la vie et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans (...) C'est la première résurrection (Apo.20,4-5). Cette première résurrection a lieu quand, par la foi dans le Seigneur Jésus-Christ, l'âme se réveille de son sommeil, lave ses péchés dans le saint baptême, et se repent des péchés commis ultérieurement en menant une vie conforme aux commandements du Christ. Les trônes des saints, ce sont leurs pouvoirs sur les passions, sur les démons, sur les Maux humains, sur les éléments, sur les animaux, et encore l'abondance de leurs dons spirituels. Le jugement leur est donné, c'est-à-dire le discernement spirituel par lequel ils démasquent le péché, même bien caché derrière la bienséance, et le rejettent. Avec ce discernement, ils jugent les anges des ténèbres qui prennent l'aspect d'anges de lumière et ne leur permettent pas de les tromper. Ils n'ont adoré ni la bête, ni son image, ni l'antéchrist, ni les persécuteurs du christianisme, ni ceux qui l'ont défiguré en exigeant des chrétiens le reniement du Christ et de Ses très saints commandements. Ils n'ont accepté la marque de l'ennemi de Dieu ni sur leur front, ni sur leurs mains, mais, s'étant approprié l'Esprit du Christ, ils l'ont constamment exprimé dans leur façon de penser et d'agir, sans épargner leur sang pour témoigner de leur fidélité. C'est ainsi qu'ils règnent maintenant avec le Christ et qu'il n'y a pas de mort pour eux. Pour eux, la séparation de l'âme et du corps n'est pas la mort, mais le passage du pénible voyage terrestre au repos et à la joie éternels. La seconde mort, c'est-à-dire la condamnation définitive aux souffrances éternelles de l'enfer et l'application effective de cette sentence n'a pas de pouvoir sur ceux qui ont déjà ressuscité dans la première résurrection; ceux-là seront sacrificateurs de Dieu et du Christ et ils régneront avec Lui pendant mille ans (Apo.20,6). Ce règne dans l'Esprit Saint des élus de Dieu ne peut être interrompu par la séparation de l'âme et du corps. Au contraire, après cette séparation, il s'affermit jusqu'à ce que les mille ans soient accomplis, jusqu'à ce que tout le fruit raisonnable de la terre soit mûr. Alors aura lieu la seconde résurrection, celle des corps. Alors augmentera la béatitude des justes, ressuscités chacun en leur temps par la première résurrection. Alors redoublera la mort des pécheurs, eux, qui avaient été privés de la première résurrection.&lt;br /&gt;Citons Saint Grégoire Palamas : « Dans la vie éternelle à venir, lorsque les corps des justes ressusciteront, les corps des iniques et des pécheurs ressusciteront avec eux, mais seulement pour être soumis à la deuxième mort : la souffrance éternelle, le ver qui ne dort pas, les grincements de dents, les ténèbres épaisses et impénétrables, la sombre géhenne du feu inextinguible. La ruine atteindra tous les rebelles et les pécheurs, et ceux qui abandonnent le Seigneur périront (Isaïe 1,28). C'est en cela que consiste la seconde mort, comme nous l'enseigne Saint Jean dans son Apocalypse. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si, par l'Esprit Saint, vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez (Rom.8,13). Le grand Paul parle ici de la vie et de la mort qui appartiennent au siècle futur. Cette vie, c'est la jouissance dans le Royaume Eternel; cette mort, c'est la condamnation aux souffrances éternelles. La cause de toute mort, de l'âme comme du corps, dans le temps présent comme dans le siècle à venir, c'est la transgression du commandement. De fait, la mort consiste en la séparation de l'âme d'avec la grâce de Dieu, consécutive à l'union avec le péché. Voici la mort que doivent éviter les gens raisonnables. C'est cette mort-là qui est véritablement effrayante. Elle est plus terrible que la géhenne de feu. Evitons-la le plus possible ! Abandonnons tout, renions nos possessions, nos actes, nos désirs, tout ce qui nous éloigne de Dieu et produit une telle mort. Celui qui redoute une telle mort et s'en garde ne craindra pas la mort charnelle, car il a en lui la vraie vie, sur laquelle la mort charnelle n'a pas de prise.&lt;br /&gt;De même qu'à proprement parler, la mort, c'est la mort de l’âme, la vie, c'est la vie de l'âme. Et de même que la vie du corps, c'est son union avec l'âme, la vie de l'âme, c'est son union avec Dieu. Quand l'âme se sépare de Dieu par la transgression du commandement, elle meurt ; mais par l'obéissance au commandement, elle s'unit de nouveau avec Dieu et revit par cette union. C’est pourquoi le seigneur dit: Les paroles que Je vous ai dites sont Esprit et Vie (L.6,63). C'est encore cela qu'exprime Pierre, qui l'avait compris par expérience, quand il s'adresse au Seigneur : Tu as les paroles de la Vie éternelle (L.6,68). Ces paroles sont des paroles de vie pour les obéissants, mais pour ceux qui transgressent les commandements, elles deviennent une cause de mort. Ainsi les Apôtres, porteurs du parfum du Christ, étaient aux uns une odeur de vie donnant la vie, aux autres une odeur de mort donnant la mort (2Cor.2,16). Cette vie s'offre non seulement à l'âme, mais aussi au corps par la Résurrection qui lui procure l'immortalité. Elle le libère de la corruption mais aussi de cette mort incessante qu'est la souffrance future. Elle lui offre une vie éternelle en Christ, sans souffrance, sans maladie, sans tristesse et véritablement éternelle. D'un côté on assiste à la mise à mort de l'âme par la transgression et le péché, à laquelle succèdent la mort du corps (son union avec la terre et sa transformation en poussière) puis la descente de l'âme en enfer ; d'un autre côté, on assiste à la résurrection de l'âme (son retour vers Dieu par l'obéissance au commandement) à laquelle succèdent la résurrection du corps par son union avec l'âme, puis l'incorruptibilité et la vie éternelle avec Dieu pour ceux qui en seront dignes, qui seront passés de l'état charnel à l'état spirituel, qui seront capables de vivre dans les cieux à l'image des anges. Et nous serons enlevés à la rencontre du Seigneur dans les airs et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur (1 Thes.4, 1 7).&lt;br /&gt;Etant devenu homme, le Fils de Dieu mourut par Son corps. Son âme quitta ce dernier sans se séparer de la Divinité. Par la suite, ayant ressuscité Son corps, Il l'éleva au ciel dans la gloire. Il en est de même pour ceux qui ont vécu en Dieu ici-bas. En déposant leur corps, ils ne se séparent pas de Dieu. Après la Résurrection, ils s'élèveront vers Dieu avec leur corps, goûtant une joie ineffable à l'endroit même où Jésus est monté comme Précurseur, et où il leur révélera Sa gloire, objet de la jouissance à venir (Hb.6,20 et Rom.8,18). Ils participeront non seulement à la Résurrection du Seigneur, mais aussi à Son Ascension et à toute vie à l'image de Dieu. Mais ceux qui auront vécu ici-bas selon la chair sans entrer en communion avec Dieu à l'heure de la mort ne seront pas dignes de cela. Tous ressusciteront, mais chacun selon son rang, comme dit l'Ecriture (1Cor.15,23). Celui qui ici-bas met à mort par l'Esprit les actes charnels aura là-bas une vie divine et véritablement éternelle avec le Christ ; en revanche, celui qui ici-bas met à mort l'Esprit en se livrant à ses convoitises et à ses passions, hélas, celui-là sera condamné avec l'auteur et la cause de la méchanceté, et sera livré à des souffrances insupportables et incessantes, c'est-à-dire à la deuxième mort, la mort éternelle.&lt;br /&gt;Quelle est l'origine de la mort véritable? Quelle est la cause de cette mort éternelle de l'âme et du corps ? Ne faut-il pas la chercher dans le lieu même de la vie? Hélas! C'est bien pour cela que l'homme fut condamné et chassé sans délai du Paradis de Dieu. C'est pour avoir uni sa vie à la mort, ce qui ne peut convenir au séjour dans le Paradis. Inversement, la vraie vie de l'âme et du corps doit trouver son origine au lieu même de la mort. Celui qui ne dirige pas ses efforts dans ce sens dès cette vie-ci, qu'il ne se leurre pas en vain par l'espoir d'une rétribution là-bas, qu'il n'espère pas en l'amour de Dieu pour les hommes. Là-bas, c'est le temps de la rétribution et de la vengeance, et non de la miséricorde et de l'amour; le temps de la fureur, de la colère et de la justice de Dieu, l'heure de la main ferme qui se lève pour châtier les indociles. Malheur à celui qui est tombé entre les mains du Dieu vivant ! (Hb.10,31) Malheur à celui qui connaîtra là-bas la fureur du Seigneur ! Malheur à celui qui ne se laisse pas enseigner ici par la crainte de Dieu, qui ne fait pas l'expérience de Sa puissance et de Sa colère, qui n'a pas compris en scrutant Son amour pour les hommes ce pour quoi le temps présent nous a été donné, Dieu a permis pour nous la vie terrestre, comme un temps offert pour le repentir » (Saint Grégoire Palamas à la moniale Xénia).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-3288287476854176536?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/3288287476854176536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=3288287476854176536' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/3288287476854176536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/3288287476854176536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2012/01/parole-sur-la-mort-4.html' title='PAROLE SUR LA MORT 4'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-DJ05_hWbG74/Txh-_vhPn3I/AAAAAAAAA0Y/g4_73BNhyMI/s72-c/Vierge%2Bde%2Bl%2527intercession.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-805541078049076798</id><published>2012-01-16T10:09:00.001-08:00</published><updated>2012-02-03T12:35:54.815-08:00</updated><title type='text'>PAROLE SUR LA MORT 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-zDXyN61RGpQ/TxRojPAYAPI/AAAAAAAAA0M/1fHZj6kZ5g4/s1600/Croix.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 207px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5698294383063335154" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-zDXyN61RGpQ/TxRojPAYAPI/AAAAAAAAA0M/1fHZj6kZ5g4/s320/Croix.JPG" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;CHAPITRE III : DE L'ÂME APRES SA SEPARATION D'AVEC LE CORPS&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes qui fréquentent régulièrement les offices de l'Eglise et les sacrements et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent, ainsi qu'une vie spirituelle et intérieure. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbées dans leur psyché. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;Il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour notre édification et notre salut, les saints pères ont exposé les circonstances qui entourent le départ de l'âme du corps. Citons la troisième catéchèse de Saint Théodore le Studite : « Frères ! Resterons-nous toujours ici? Non ! Malheur, frères ! Quel terrible mystère que la mort ! Comme nous devons être vigilants, repentants, raisonnables, et penser qu'aujourd'hui même la mort nous attend, la séparation de l'âme et du corps, la venue des anges, et je ne parle pas de celle des démons. Ces derniers s'approchent de ceux qui se sont laissé entraîner par les passions. Pensez quelles peines et quelles souffrances suscitent leur vue, quand retentit l'ordre : âme, sors ! Pour ceux qui quittent leur corps, les bonnes œuvres et la pureté de conscience sont un grand secours. L'obéissance procure à l'âme beaucoup de hardiesse, l'humilité une grande consolation, les larmes du secours, la patience de l'aide. Les bonnes œuvres chassent les démons, et les adversaires bredouilles laissent la place aux anges qui entraînent l'âme vers le Sauveur. Mais l'âme qui a transformé les passions en habitude et s'est laissée vaincre par le péché est saisie d'effroi. Les démons triomphent et entraînent la maudite vers les souffrances de l'enfer souterrain, vers les ténèbres du tartare ».&lt;br /&gt;Deux anges apparurent un jour à Saint Macaire d'Alexandrie, un compagnon d'ascèse de Saint Macaire le Grand doté de grands dons spirituels. L'un d'eux lui dit : « Ecoute, Macaire, de quelle façon les âmes quittent le corps, tant celles des fidèles que celles des infidèles. Sache que les choses se passent dans le monde céleste comme dans ce monde-ci. Lorsque le roi envoie ses soldats se saisir de quelqu'un, ils le maîtrisent, même s'il n'est pas consentant, même s'il se défend. Pétrifié par la peur, il tremble, tant il redoute la simple présence de ceux qui entraînent sans pitié. De la même façon, lorsque les anges sont envoyés pour prendre une âme, pieuse ou impie, la peur la saisit. Elle tremble d'effroi en voyant les terribles anges. Elle comprend enfin l'inutilité des richesses, des relations et des amis. Bien qu'elle entende les sanglots de l'entourage, elle est impuissante à articuler une parole et même le moindre son, car elle n'est pas prête pour une telle situation. Elle est effrayée par l'immensité de ce monde nouveau, et par le changement de vie. Elle redoute l'aspect de ceux qui la tiennent déjà en leur pouvoir et ne lui manifestent ni compassion, ni miséricorde. Son attachement au corps était si fort que la séparation provoque en elle une affliction accablante. Sa conscience ne lui apporte aucune consolation, sauf si elle peut se reconnaître quelque bonne œuvre. C'est ainsi que l'âme est jugée par sa conscience, avant même de comparaître devant le Juge Suprême ».&lt;br /&gt;Citons un court extrait de l'homélie sur la mort de Saint Cyrille, Patriarche d'Alexandrie : « Quelle crainte et quelle frayeur t'attendent, ô âme, le jour de la mort ! Tu verras devant toi des démons effrayants, sauvages, cruels, impitoyables et impudiques, semblables à des maures ténébreux. Leur vue seule est plus terrible que toute souffrance. En leur présence, l'âme se trouble, s'agite, s'inquiète, cherche à se cacher et invoque les saints anges. Ces derniers la tiennent, cheminent avec elle dans les airs, et la raccompagnent tout au long des épreuves qui, de la terre vers le ciel, jalonnent la voie du salut. Chaque épreuve teste un péché ou une passion particulière et tous ont leur épreuve et leurs tortionnaires. Quelle frayeur et quel trouble doit éprouver l'âme tant que la sentence définitive et libératrice n'a pas été prononcée. Comme cette période d'attente indécise doit être pénible, lourde d'inconsolables lamentations ! Les puissances divines présentent les bonnes intentions, les paroles et les actes de l'âme, et celle-ci, dans la crainte et la frayeur, assiste au dialogue des anges et des démons qui conduira, soit à sa justification et à son salut, soit à sa condamnation et à sa perte. Si elle a mené une vie pieuse et agréable à Dieu, si elle a mérité le salut, elle chemine tranquillement vers Dieu, avec les saintes puissances comme compagnes. Alors s'accomplit la parole : la tristesse, la souffrance et les soupirs se sont éloignés. Libérée des esprits malins, terribles et corrompus, l'âme s'en va vers une joie ineffable. Mais s'il s'avère qu'elle a vécu dans la négligence et l'adultère, alors elle entend une voix terrible dire : qu'on se saisisse de l’impie, qu'elle ne voit pas la gloire du Seigneur. Elle s'en ira vers les jours ténébreux de la colère, de l'affliction, de la peine, de l'angoisse, et de l'obscurité. Les saints anges l'abandonneront et les maures, les démons, la raviront. Ils la frapperont sans merci et la précipiteront sur la terre qui s'ouvrira à son passage. Liée par des liens inextricables, elle sera emprisonnée dans des lieux sombres, dans les geôles souterraines de l'enfer, où sont enfermées les âmes des pécheurs décédés depuis des siècles. Lieux sombres et terribles des ténèbres éternelles, comme dit le juste Job, Où il n'y a ni lumière ni vie pour les hommes, mais des souffrances éternelles, une tristesse infinie, des pleurs, des soupirs incessants; de continuels grincements de dents... Là, on entend en permanence : hélas, hélas Là, on appelle à l'aide et personne ne répond. Là, on crie sans jamais voir arriver de libérateur. Il n'y a pas de mot pour décrire les malheurs de ce lieu, ni les souffrances auxquelles sont soumises les âmes qu'on y a précipitées et enfermées. Aucune bouche humaine ne peut exprimer la peur et les tremblements qui s'emparent des prisonniers de l'enfer, leurs peines et leurs pleurs. Ils gémissent sans trêve, pour l'éternité, et personne n'a pitié d'eux. Ils poussent de profonds soupirs que personne n'entend, ils sanglotent et personne ne les libère, ils appellent et tambourinent aux portes, sans qu'on leur fasse miséricorde. Où sont alors les louanges de ce monde ? Où est la vanité ? Où sont la jouissance et la satiété ? Et la noblesse et la virilité du corps ? Et la trompeuse et pernicieuse beauté féminine ? Et l'audace impudique, les habits somptueux, la douceur impure du péché ? Et les parfums et les aromates, les festins au son des cymbales et du psaltérion ? Et l'attachement à l'argent et aux biens matériels, qui met en fuite la miséricorde ? Et l'orgueil inhumain qui dédaigne tout et ne respecte que lui-même ? Et la futile vaine gloire, les spectacles et les distractions ? Et les blasphèmes, l’oisiveté et l'insouciance ? Et les doux vêtements et les couches moelleuses, les hauts bâtiments et les larges portails ? Et la sagesse des sages, l'éloquence des orateurs et la vaine science ? Hélas, tous s'agiteront et tituberont d'étonnement, devant leur sagesse engloutie. Frères ! Ne perdons pas de vue la conduite que nous devons suivre ! Nous devrons rendre compte de chacun de nos actes, grand ou petit ! Nous rendrons même compte au Juste Juge de chaque parole vaine (Saint Cyrille vivait au Vème siècle et présidait le cinquième concile œcuménique. Son homélie sur la mort est placée dans le psautier. Il succéda au Patriarche Théophile, dont il était le neveu, et qui avait déjà prêché un enseignement analogue).&lt;br /&gt;Le soldat Taxiote parla de sa mort en des termes qui corroborent la pensée de Saint Cyrille : « Lorsque j'étais mourant, je vis les maures devant moi, leur aspect était terrible, je fus troublé en les regardant. Puis je vis deux très beaux jeunes gens et mon âme se réfugia dans leurs bras. Nous commençâmes immédiatement à nous élever dans les airs, comme en volant, et nous atteignîmes les épreuves qui jalonnent l'ascension de l'âme de chaque homme. Chaque épreuve tourmente pour un péché particulier : une pour le mensonge, une pour l'envie, une pour l'orgueil... Tous les péchés sont examinés dans les airs. Je vis dans les mains des anges un coffret contenant toutes mes bonnes actions. Ils les sortirent pour les opposer aux mauvaises. Nous traversâmes ainsi différentes épreuves. En nous rapprochant des portes célestes, nous arrivâmes à l'épreuve de l'adultère. Là les gardiens m'arrêtèrent et présentèrent toutes mes actions charnelles adultères, accomplies depuis l'enfance. Les anges annoncèrent que tous les péchés charnels que j'avais commis en ville avaient été pardonnés par Dieu car je m'en étais repenti. A ceci mes ennemis rétorquèrent qu'en sortant de la ville, j'avais commis le péché avec la femme du laboureur chez qui je vivais. Ayant entendu cela sans pouvoir trouver une seule bonne action qui aurait pu faire pencher la balance de l'autre côté, les anges m'abandonnèrent et s'éloignèrent. Les esprits malins s'emparèrent de moi, me rouèrent de coups et me descendirent sur la terre qui s'ouvrit pour me permettre de descendre, par des chemins étroits et nauséabonds, vers la prison souterraine de l'enfer ».&lt;br /&gt;Histoire de Sainte Théodora.&lt;br /&gt;Sainte Théodora, disciple du grand saint Basile le Nouveau, a raconté sa mort avec force détails. Nous citons ci-dessous une partie de son récit à Grégoire, un autre disciple de Saint Basile : « Mon fils Grégoire, tu me questionnes au sujet d'une chose terrible, dont le souvenir même est effrayant. Lorsque sonna l'heure de ma mort, je vis des personnages que je n'avais jamais vus et j'entendis des paroles que je n'avais jamais entendues. Que dire ? Des malheurs pénibles et cruels, dont je n'avais nulle idée, m'attendaient en raison de mes actes. Mais, par la prière et l'aide de Basile, notre père commun, j'en fus délivrée. Comment te raconter la douleur corporelle, l'angoisse et la fatigue auxquelles sont soumis les mourants ? C'est comme si une personne nue tombait dans un grand feu pour s'y consumer et être réduite en cendres. C'est ainsi qu'est détruit l'homme par la mort à l'heure de la séparation de l'âme et du corps. Approchant du terme de ma vie, je vis une multitude d'éthiopiens entourer ma couche. Leurs visages étaient sombres comme la suie ou le goudron, et leurs yeux luisaient comme des charbons ardents. Les voir était plus cruel que la géhenne elle-même. Ils s'agitèrent bruyamment. Les uns mugissaient comme des animaux sauvages ou du bétail, d'autres aboyaient comme des chiens ou hurlaient comme des loups. En me voyant, ils devinrent furieux et se précipitèrent sur moi en grinçant des dents, avec la visible intention de me dévorer sur-le-champ. A ce moment-là, dans l'attente de l'arrivée de quelque juge, on sortit les parchemins et on déroula les rouleaux sur lesquels étaient inscrites toutes mes mauvaises actions. Ma pauvre âme trembla de terreur. Non seulement la tristesse de la mort m'accablait, mais la fureur terrifiante de ces éthiopiens était pour moi comme une seconde mort, plus douloureuse encore. Je me tournai de tous côtés pour éviter de les voir et de les entendre, mais ils déambulaient partout. Et personne pour me porter secours ! Parvenue à un total affaiblissement, je vis deux anges de lumière s'approcher de moi, tels des jeunes gens d'une beauté inexprimable. Leurs visages rayonnaient, leur regard était tout amour, leurs cheveux scintillaient comme la neige, blancs aux reflets d'or. Leurs vêtements étincelaient comme l'éclair, leurs poitrines étaient ceintes d'or. S'approchant de ma couche, ils se tinrent sur le côté droit et chuchotèrent. Je me réjouis en les voyant et je les dévisageai avec plaisir. Les noirs éthiopiens frissonnèrent et s'éloignèrent quelque peu. Un des lumineux jeunes gens s'adressa avec colère aux démons ténébreux : ô, impudiques, maudits, ténébreux et méchants ennemis du genre humain ! Pourquoi venez-vous troubler les mourants et effrayer par un tel tapage l'âme qui se sépare du corps ? Ne vous réjouissez pas trop car vous ne trouver rien ici. Cette âme jouit de la miséricorde de Dieu, vous n'avez aucune chance ! Lorsque l'ange se tut, les éthiopiens chancelèrent, vociférèrent, montrèrent les mauvaises actions que j'avais commises depuis ma jeunesse et crièrent : nous ne trouverons rien ? Et à qui sont ces péchés ? N'est-ce pas elle qui a fait ceci et cela ? Criant ainsi, ils attendaient la mort. Et voilà que la mort vint, rugissant comme un lion, exhibant l'aspect terrible d'un humain sans corps, d'un squelette. Elle portait divers instruments de torture : épées, flèches, lances, faux, scies, haches, hameçons, et d'autres encore, à l'usage inconnu. Voyant cela, ma pauvre âme trembla de peur. Les saints anges dirent à la mort : ne tarde pas, délie cette âme des liens charnels, délie-la vite mais doucement, le poids de ses péchés n'est pas grand ! La mort s'approcha de moi, prit une petite hache et trancha d'abord mes jambes, puis mes bras ; ensuite, elle affaiblit tous mes membres à l'aide d'autres instruments, les séparant les uns des autres au niveau des articulations. Je fus privée de bras, de jambes; tout mon corps s'engourdit, je ne pouvais plus bouger. Ensuite, elle trancha ma tête qui me devint étrangère, immobilisée elle aussi. Après avoir dissout un breuvage dans une coupe, elle l'approcha de mes lèvres et me le fit boire de force. Ce breuvage était si amer que mon âme ne put le supporter : elle tressaillit et se sépara brutalement de mon corps. Les anges lumineux la reçurent aussitôt dans leurs bras. En me retournant, j'examinai avec étonnement mon corps allongé, insensible, et inerte comme un vêtement que j'aurais ôté et jeté. Alors que les saints anges me tenaient, les démons à l'aspect d'éthiopiens nous entourèrent en criant : cette âme a beaucoup de péchés, qu'elle en réponde ! Et ils les exhibèrent. Les saints anges cherchèrent mes bonnes actions et, grâce à Dieu, ils en trouvèrent. Ramassant tout ce que j'avais pu faire de bien un jour ou l'autre avec l'aide de Dieu, ils se préparèrent à faire contrepoids à mes mauvaises actions. Voyant cela, les éthiopiens grincèrent des dents. Ils auraient bien voulu m'arracher sans attendre des mains des anges pour me conduire au fond de l'enfer ! Soudain notre saint père Basile apparut et dit aux anges : anges de Dieu, cette âme m'a beaucoup servi durant ma vieillesse, j'ai prié Dieu pour elle et Il m'en a fait don. En prononçant ces paroles, il sortit de son sein un petit sac rouge bien plein, à mon idée d'or pur, et le donna aux anges en disant : quand vous passerez les épreuves aériennes, rachetez les dettes de cette âme avec ceci, dès que les esprits malins commenceront à la torturer. Je suis riche par la grâce de Dieu, j'ai amassé beaucoup de trésors par ma sueur et mes efforts, et je fais don de ce petit sac à l'âme qui m'a servi. Ayant prononcé ces mots, il partit. Les esprits malins, perplexes, firent entendre cris et lamentations, puis ils s'éloignèrent. Saint Basile revint en apportant plusieurs récipients contenant de l'huile pure et une myrrhe précieuse. Il les ouvrit l'un après l'autre et les versa sur moi, me couvrant d'une bonne odeur spirituelle. Je me sentis transformée et illuminée. Saint Basile dit aux saints anges : quand vous aurez fait tout ce qui convient, faites-la entrer dans la demeure que le Seigneur m'a préparée, afin qu'elle y vive ! Ayant dit cela, il devint invisible. Les anges me prirent et nous nous dirigeâmes vers l'orient».&lt;br /&gt;Nombreux sont ceux qui voient la mort avant leur décès. Puisqu'une partie importante du monde visible nous est inconnue, il n'est pas étonnant que le monde invisible nous soit aussi inconnu, surtout à ceux qui ne se sont pas lancés sérieusement dans son exploration, ou s'y sont lancés de façon superficielle. Ce n'est pas parce qu'une chose parait étrange à notre intellect charnel qu'elle est étrange en soi. Nos préjugés ne peuvent pas limiter la toute-puissance de Dieu. Tout homme dépourvu d'une véritable intelligence spirituelle est plein de préjugés, quelles que soient son intelligence et son instruction mondaine, qui sont d'ailleurs éphémères et folies devant Dieu.&lt;br /&gt;Le Saint Evangile lui-même confirme les récits patristiques précédents. Notre Seigneur raconte comment l'âme du juste Lazare fut emportée par les anges dans le sein d'Abraham (Luc 16,22). Au riche avare qui rêvait d'une longue vie de jouissances charnelles à la vue de son abondante récolte, et qui envisageait de reconstruire des greniers, Dieu dit : Insensé ! Cette nuit-même, ton âme te sera redemandée et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? (Luc 12,20). Le bienheureux Théophylacte de Bulgarie fait sur ce passage le commentaire suivant : « L'âme sera redemandée car les impitoyables anges-publicains arrachent l'âme des pécheurs par la force et la douleur. L'âme du juste ne lui est pas arrachée ; il la remet avec joie et allégresse à son Père et son Dieu ».&lt;br /&gt;Même si la mort des justes et des pécheurs complètement repentis diffère largement de la mort des pécheurs réprouvés ou insuffisamment repentis, la crainte et l'angoisse accompagnent tout homme au moment de sa fin. Cela doit être ainsi : la mort est un châtiment. Si le châtiment du juste est adouci, il reste néanmoins un châtiment. Le Dieu-Homme lui-même, alors qu'Il se préparait de son plein gré à mourir pour le salut du genre humain, connut le combat, la tristesse et l'angoisse. Il versa des gouttes de sueur semblables à des grumeaux de sang. Mon âme est triste jusqu'à la mort (Mt.26,38), dit-Il aux Apôtres qui s'étaient endormis de tristesse sans voir approcher le malheur. Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de Moi I Toutefois, non pas ce que Je veux, mais ce que Tu veux ! (Mt.26,39). La Toute-Sainte Vierge et Mère de Dieu sentit aussi cette crainte avant Sa bienheureuse Dormition, bien qu'Elle eût été prévenue par l'Archange Gabriel de Son départ pour les demeures célestes et de la gloire qui Lui était réservée. Et pourtant, l'Esprit Saint avait dirigé vers le ciel toutes ses pensées et tout son désir.&lt;br /&gt;Tous les saints se sont préparés dans la crainte et les pleurs à l'heure fatidique de la mort. Ils comprenaient ce qu'elle représente pour l'homme. Lorsque Saint Agathon l'atteignit à son tour, il passa trois jours sans parler à qui que ce soit, restant profondément attentif à lui-même. Les frères lui demandèrent :&lt;br /&gt;- Abba Agathon, où es-tu?&lt;br /&gt;- Je me tiens devant le tribunal du Christ.&lt;br /&gt;- Est-ce possible que toi aussi, tu éprouves de la crainte ?&lt;br /&gt;- Je me suis efforcé de garder les commandements de Dieu selon mes possibilités, mais je ne suis qu'un homme. Comment puis-je savoir si mes actes ont été agréables à Dieu ?&lt;br /&gt;- Est-ce possible que tu ne comptes pas sur ta manière de vivre, qui fut conforme à la volonté de Dieu ?&lt;br /&gt;Je ne puis espérer, car autre est le jugement des hommes, autre est le jugement de Dieu.&lt;br /&gt;Comme ils voulaient l'interroger encore, il leur dit : Soyez charitables, ne parlez plus avec moi, car je ne suis pas libre ! Il quitta ce monde avec joie. Ses disciples rapportèrent qu'ils le virent se réjouir comme s'il rencontrait des amis très chers. Ce grand saint vivait en permanence dans une grande attention à lui-même et disait que l'homme ne peut atteindre la réussite sans une sévère vigilance sur soi-même. Telle est la voie du salut. S'examinant en permanence, les saints se trouvaient constamment de nouveaux défauts, et s'absorbaient de plus en plus dans un repentir purificateur qui les perfectionnait pour le ciel. Au contraire, une grande distraction et de nombreux soucis sont toujours liés à une profonde méconnaissance de soi, à la fierté et à l'autosatisfaction. Le bienheureux Théophylacte dit : « Beaucoup se leurrent d'un vain espoir, pensant faire l'acquisition du Royaume des Cieux. Ils croient dans leur présomption qu'ils s'associeront au chœur de ceux qui ont atteint le sommet des vertus. Il y a beaucoup d'appelés, parce que nombreux sont ceux que Dieu appelle, on peut même dire qu'Il nous appelle tous. Mais il y a peu d'élus, peu de sauvés; peu sont dignes du choix de Dieu. Appeler, c'est l'affaire de Dieu, mais être élu, cela dépend de nous : les juifs furent appelés, mais ne furent pas élus en définitive, car ils désobéirent à Celui qui les avait appelés » (Mt.22,14).&lt;br /&gt;Saint Arsène le Grand passa toute sa vie monastique avec un mouchoir sur les genoux pendant son travail manuel. Ceci à cause des larmes qui coulaient de ses yeux. Abba Pimène qui était doué d'un grand discernement, apprit sa mort en disant :&lt;br /&gt;« Bienheureux es-tu, Arsène, car tu as pleuré sur toi-même tout au long de ta vie terrestre. Celui qui n'a pas pleuré sur lui-même ici-bas, pleurera éternellement. Il est impossible d'éviter les pleurs, soit ici-bas volontairement, soit là-bas dans les souffrances involontaires ». Théophile, le Patriarche d'Alexandrie, entendit lui aussi parler de cette mort et dit : « Bienheureux es-tu, Arsène, car tu te souvenais constamment de l'heure de la mort ».&lt;br /&gt;C'est une consolation pour l'âme d'entendre le récit de la mort d'un juste. Comme il est édifiant pour elle de connaître l'humilité et la contrition du cœur de ceux qui se sont préparés à la mort, et la sainte crainte avec laquelle ils l'ont accueillie ! Jadis, un père menait une vie si pure que Dieu ne rejetait aucune de ses requêtes. Un jour, ce vieillard désira voir le départ de l'âme d'un juste et celle d'un pécheur. Dieu le conduisit aux portes d'une ville, auprès desquelles un reclus célèbre avait élu domicile dans un couvent. A ce moment-là, le reclus était très malade et attendait la mort. On préparait pour lui une grande quantité de cierges et de veilleuses, pour que Dieu accorde, par son intercession, du pain et de l'eau à la ville. Les habitants estimaient que la mort du reclus entraînerait la perte de la ville entière. L'heure de la mort du reclus étant arrivée, le vieillard vit un gardien de l'enfer s'approcher du reclus avec un trident de feu. Une voix se fit entendre : « Comme cette âme ne M'a pas laissé Me reposer une seule heure en elle, arrache-la sans pitié ! ». Le démon enfonça le trident dans le cœur du reclus et, après l'avoir torturée plusieurs heures, il arracha son âme. Ensuite, le vieillard entra dans la ville où il trouva un pèlerin malade couché dans la rue. Comme il n'y avait personne pour l'assister, le vieillard passa la journée à ses côtés. Lorsque l'heure de son décès arriva, le vieillard vit les Archanges Michel et Gabriel descendre chercher son âme. L'un s'assit du côté droit et l'autre du côté gauche et ils incitèrent son âme à sortir, mais celle-ci ne voulait pas quitter le corps. Gabriel dit alors à Michel « Prenons l'âme et partons ». Michel répondit qu'ils ne pouvaient pas employer la force, puisque le Seigneur avait ordonné de la prendre sans douleur. Michel s'écria alors d'une voix forte « Seigneur ! Qu'ordonnes -Tu pour cette âme ? Elle ne nous obéit pas et refuse de sortir ! ». Une voix lui répondit : « Voilà ! J'envoie David avec le Psautier et les chantres de la Jérusalem Céleste, afin que cette âme sorte en entendant les voix et les psalmodies ». C’est ainsi que l'âme, entourée du chant des hymnes, sortit dans les bras de Michel où elle fut accueillie avec joie. Qui ne serait pas émerveillé devant un tel amour et une telle miséricorde de Dieu pour le genre humain ? Hélas ! Quel grand malheur que nous repoussons avec acharnement toutes les bontés de Dieu et, dans notre aveuglement démoniaque, nous nous rangeons dans la cohorte des serviteurs et admirateurs de l'ennemi de Dieu.&lt;br /&gt;Dieu couronne de gloire la fin de Ses élus. Quand le moment de mourir fut venu, le visage du grand Sisoès s'illumina et il dit aux pères qui l'entouraient : « Voilà, Abba Antoine est venu ». Après quelques instants de silence, il continua : « Voilà, le chœur des Prophètes est venu ». Puis son visage s'éclaira davantage et il ajouta : « Voilà, le chœur des Apôtres est venu ». Les vieillards l'interrogèrent pour savoir avec qui il s'entretenait. « Les anges sont venus me prendre, mais je les supplie de me laisser encore quelque temps pour me repentir ». Et comme les vieillards lui disaient : « Père, tu n'as pas besoin de repentir ! », il répondit : « En vérité, en ce qui me concerne, je ne sais pas si j'ai même commencé à me repentir ». Et pourtant, tous savaient qu'il était parfait. Voilà comment parlait et pensait un chrétien véritable, abondamment pourvu des dons du Saint Esprit, qui ressuscitait les morts d'une seule parole.&lt;br /&gt;Par la suite, son visage s'éclaira davantage et brilla comme le soleil, si bien que tous prirent peur. Il dit alors : « Voyez, le Seigneur est venu en disant: Rapportez- Moi du désert le vase élu ! ». Et sur ces mots, il expira. Un éclair jaillit et la demeure se remplit de parfum. Tel fut la fin du chemin terrestre d'un des plus grands saints.&lt;br /&gt;Histoire du brigand repenti.&lt;br /&gt;Les pécheurs qui se sont sincèrement repentis peuvent aussi être dignes de la miséricorde de Dieu. Du temps de l’empereur Maurice, il y avait en Thrace un cruel et féroce brigand que personne n'avait jamais pu capturer. Le bienheureux empereur envoya sa croix pectorale au brigand pour lui signifier que tous ses crimes lui seraient pardonnés à condition qu'il s'amendât. Le brigand, touché, se rendit chez le souverain et tomba à ses pieds en regrettant ses péchés. Quelques jours plus tard, il tomba malade et fut placé dans un hospice. Il vit en rêve le Terrible Jugement. A son réveil, comme on constatait l'aggravation de son état et l'approche de sa fin, il se réfugia dans les larmes et la prière et dit : « Maître et Roi Ami de l'homme, Toi qui sauvas avant moi un brigand semblable à moi, manifeste aussi sur moi Ta miséricorde ! Reçois mes larmes sur mon lit de mort ! Comme Tu as reçu ceux qui étaient venus à la onzième heure, accepte mes larmes amères, purifie-moi et bénis-moi avec eux ! N'exige plus rien d'autre de moi, je n'ai plus de temps et les créditeurs approchent déjà ! Ne cherche pas et ne me scrute pas, Tu ne trouveras rien de bon en moi, mes iniquités m'ont précédé et, parvenu au soir de ma vie, mes crimes sont innombrables. Comme Tu as reçu les pleurs de l'Apôtre Pierre, reçois mes larmes mes actes pécheurs ! Par Ta puissance et Ta miséricorde, détruis mes péchés ! ». Le brigand se confessa ainsi plusieurs heures durant, essuyant ses Lannes avec son mouchoir, et renditl’âme. .&lt;br /&gt;A l'heure de sa mort, le médecin de l'hospice fit un rêve : des maures s'approchaient du lit mortuaire avec des parchemins. Portant la liste des innombrables péchés ; deux jeunes gens de la cour royale apportaient une balance. Les maures plaçaient sur un plateau la liste des péchés qui l'emportait largement. Les saints anges se demandaient alors s'ils n'auraient pas quelque chose pour faire contrepoids. «Que pourrions-nous avoir, puisqu'il s'abstient de meurtre depuis dix jours seulement ? Toutefois, cherchons quand même quelque chose de bien ! ». L'un d'eux découvrait le mouchoir et disait : « Effectivement, ce mouchoir est plein de larmes, mettons-le sur l’autre plateau avec la miséricorde de Dieu et voyons ce qui adviendra !. Dès qu'ils le plaçaient sur le plateau, il prenait le dessus sur le poids des parchemins. Les anges s'écriaient d'une seule voix « En vérité, la miséricorde de Dieu a vaincu ! ». Ayant pris l'âme du brigand, ils l'emmenaient avec eux, laissant les maures dans les pleurs et la honte.&lt;br /&gt;Le médecin se réveilla et partit aussitôt pour l'hospice : il trouva le corps encore tiède et le mouchoir trempé de larmes à côté. Ceux qui avaient assisté aux derniers moments du brigand lui confirmèrent son repentir. Le médecin prit le mouchoir, s’en fut chez l'empereur et lui dit : « Seigneur, glorifions Dieu I Pendant ton règne un brigand a trouvé le salut !». Toutefois, comme l'a fait remarquer l'auteur de ce récit; il est bien préférable de se préparer à temps à la mort et de devancer cette heure effrayante par le repentir.&lt;br /&gt;Saint Jean Climaque remarque avec justesse que celui qui « est endurci par une longue habitude du mal restera jusqu'à la fin sans se corriger » (Ech.6,11). « Des habitudes invétérées touchent encore souvent celui-là même qui est touché de componction », s'exclame avec tristesse ce grand maître des moines (Ech.5,31). Il faut ajouter que le repentir n'est possible que pour celui qui possède une connaissance exacte (même simple) de la foi orthodoxe, exempte de toute hérésie ou fausse sagesse. Ceux qui établissent leur règle de vie et conçoivent les vertus à partir des romans et autres livres hérétiques nuisibles pour l'âme, ne peuvent pas avoir de véritable repentir : de nombreux péchés mortels qui mènent à la perdition leur paraissent des transgressions ...insignifiantes et pardonnables, - et des passions coupables et affligeantes leur semblent de légères et agréables faiblesses. Ils ne craignent pas de s'y livrer aux portes mêmes de la mort. La méconnaissance du Christianisme est en vérité un grand malheur ! .&lt;br /&gt;Le Seigneur appelle l'homme au repentir et au salut jusqu'à la dernière minute de sa vie. En ces derniers instants, les portes de la miséricorde divine sont encore ouvertes pour quiconque veut s'y présenter. Que personne ne désespère tant que la course n'est pas terminée, l'exploit est valable.&lt;br /&gt;Histoire de Thaïs.&lt;br /&gt;Il y avait en Egypte une fille dénommée Thaïs. Après le décès de ses parents, elle transforma sa maison en refuge pour les moines et consacra ainsi une longue période de sa vie à accueillir et à servir les pères. Mais ses biens finirent par s'épuiser et elle se mit à souffrir du manque de moyens matériels. C'est alors qu'elle rencontra des gens mal intentionnés qui la détournèrent de la vertu. Elle entama une vie mauvaise et sombra dans la débauche. L'ayant appris, les pères en furent attristés. Ils appelèrent Abba Jean et lui dirent : « Nous avons entendu dire que la sœur Thaïs ne va pas bien. Lorsqu'elle en avait la possibilité, elle faisait preuve d'amour à notre égard. Montrons-lui à notre tour notre amour et aidons-la. Prends donc la peine de lui rendre visite et, selon la sagesse que Dieu t'a donnée, occupe-toi d'elle ». Abba Jean se rendit chez Thaïs et demanda à la vieille femme qui gardait la porte d'annoncer sa visite. Celle-ci lui dit : « Vous, les moines, vous avez mangé tous ses biens ! ». Ce à quoi Abba Jean rétorqua : « Annonce-moi, et je lui ferai un grand bien ! ». La vieille femme se rendit chez sa maîtresse qui lui dit : « Ces moines voyagent constamment près de la Mer Noire, d'où ils ramènent perles et pierres précieuses. Va, amène-le moi ! ». Abba Jean entra, s'assit près d'elle, jeta un coup d'œil sur son visage, baissa la tête et se mit à verser des larmes amères.&lt;br /&gt;- Abba, pourquoi pleures-tu ?&lt;br /&gt;- Je vois satan jouer sur ton visage, comment pourrais-je ne pas pleurer ? En quoi Jésus t'a-t-Il déplu pour que tu te sois tournée vers ces actes qui Lui sont désagréables ?&lt;br /&gt;En entendant ces mots, elle tressaillit.&lt;br /&gt;- Père, y a-t-il un repentir pour moi ?&lt;br /&gt;- Oui !&lt;br /&gt;- Alors, emmène-moi où tu veux !&lt;br /&gt;Et elle le suivit. Il fut étonné qu'elle n'eût donné aucune instruction, ni même prononcé la moindre parole concernant sa maison. Lorsqu'ils atteignirent le désert, la nuit tombait. Il lui confectionna un oreiller de sable et s'en fit un pour lui à quelque distance de là. Puis, ayant fait le signe de la croix sur l'oreiller de Thaïs, lui dit : « Endors-toi ici ! ». Ensuite, il fit ses prières et se coucha. A minuit, il se réveilla et vit un sentier qui allait de la couche de Thaïs jusqu'au ciel : des anges de Dieu y conduisaient l'âme de la femme. Jean se leva et s'approcha de Thaïs. Elle était morte. S'étant alors prosterné pour prier, il entendit une voix : « Une heure de son repentir fut davantage prisé que le repentir de bien d'autres qui ne manifestent pas une telle abnégation ».&lt;br /&gt;« Seigneur ! Pour Tes serviteurs qui quittent leur corps et viennent vers Toi notre Dieu, il n'y a pas de mort, mais un passage de la tristesse à un état plus utile et plus doux, celui du repos et de la joie » (Prière des vêpres de la Pentecôte).&lt;br /&gt;En fait, dans le vrai sens du terme, la séparation de l'âme et du corps n'est pas la mort : c'est uniquement la conséquence de la mort. La véritable mort est bien plus terrible ! Elle est l'origine de tous les maux intérieurs et extérieurs de l'homme, et aussi de ce que nous appelons à tort la mort. « La véritable mort est cachée au fond du cœur. Elle tue l'homme extérieur de son vivant. Si quelqu'un, dans le secret de son cœur, passe de la mort à la vie, alors il vit éternellement et ne meurt pas. Même si l'âme d'un tel homme se sépare temporairement du corps, les deux sont sanctifiés et se relèveront dans la gloire. C'est pourquoi on qualifie de sommeil la mort des saints » (Saint Macaire le Grand).&lt;br /&gt;Le mot « mort » frappa pour la première fois l'oreille et les pensées de l'homme lorsqu'il pénétra dans le Paradis. Parmi tous les arbres du jardin, l'arbre de la connaissance du bien et du mal était particulièrement remarquable. En entrant dans le Paradis, l'homme entendit le Seigneur lui dire : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal; car le jour où tu en mangeras, tu mourras (Gen.2,16-17). Malgré cette terrible menace, l'homme transgressa le commandement et mourut immédiatement : la mort pénétra instantanément tous les mouvements de son âme et jusqu'aux sens de son corps. Auparavant, l'Esprit. Saint l'habitait et transmettait l'immortalité à son âme et à son corps; Il était la vie de cette âme et de ce corps. Après la transgression, Il s'éloigna de lui, comme Il s'éloigne toujours de ceux qui rompent volontairement la communion avec Dieu en rejetant le commandement divin et en s'asservissant de plein gré à satan.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-805541078049076798?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/805541078049076798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=805541078049076798' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/805541078049076798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/805541078049076798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2012/01/parole-sur-la-mort-3.html' title='PAROLE SUR LA MORT 3'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-zDXyN61RGpQ/TxRojPAYAPI/AAAAAAAAA0M/1fHZj6kZ5g4/s72-c/Croix.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-1909983253390003344</id><published>2012-01-10T11:17:00.000-08:00</published><updated>2012-02-03T12:34:55.653-08:00</updated><title type='text'>PAROLE SUR LA MORT 2</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-s27pYZfR5e0/TwyPaFu2sXI/AAAAAAAAAz0/QT__gd9Y8Yk/s1600/La%2BR%25C3%25A9surrection.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 232px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5696085307094905202" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-s27pYZfR5e0/TwyPaFu2sXI/AAAAAAAAAz0/QT__gd9Y8Yk/s320/La%2BR%25C3%25A9surrection.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;CHAPITRE II : LA REVELATION SUR LE PARADIS ET L’ENFER&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes qui fréquentent régulièrement les offices de l'Eglise et les sacrements et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent, ainsi qu'une vie spirituelle et intérieure. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbées dans leur psyché.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Moïse, qui vit Dieu, fit le récit de la Genèse de ce monde. Il enseigne que le Seigneur planta le jardin d'Eden vers l'orient et y plaça les deux premiers hommes, ancêtres du genre humain : Dieu prit l'homme et l'établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder (Gen.2,15). Selon ce récit, le Seigneur assure, comme il a été dit plus haut, que le Royaume Céleste a été préparé pour les hommes dès la création du monde. Après avoir transgressé le commandement de Dieu, nos ancêtres virent leurs corps et leurs âmes se transformer de façon telle, que rester dans le Paradis devenait impossible. Alors Dieu chassa l'homme du Jardin d'Eden sur la terre et le mit à l'orient du jardin. (Gen.3,23-24). L'expression à l'orient du jardin sous-entend que la terre, par sa beauté, est semblable au Paradis dont elle est une évocation pour l'homme déchu. D'ailleurs, lorsque nous regardons la magnificence de notre lieu d'exil, nous nous exclamons involontairement : c'est le Paradis. La très fertile plaine de Sodome est également comparée (avant sa destruction) au Paradis (Gen.13,10). Moïse nous présente le Paradis comme un jardin vaste et exquis (Gen.2,9). C'est ainsi que l'ont vu de nombreux saints de l'Eglise du Nouveau Testament. C'est bien ainsi qu'il se présente dans la réalité, quoique nos sens grossiers et émoussés par la chute ne nous permettent absolument pas de le voir, n'ayant pas accès à la finesse de sa nature. L'homme ayant été chassé du Paradis, la charge de gardien qu'il assumait à l'origine fut confiée au chérubin (Gen.3,24). Plus tard, l'âme du larron qui confessa le Seigneur fut placée au Paradis (Luc23,43), et à sa suite, les âmes de nombreux chrétiens qui furent jugés dignes du salut. Ceci nous instruit sur la nature du Paradis. Saint Macaire le Grand dit des hommes qui ont acquis la richesse céleste : « leurs concitoyens, c'est-à-dire les esprits des saints et les anges, s'écrient avec admiration : nos frères qui sont sur la terre ont acquis de grandes richesses ! Ces derniers, ayant le Seigneur avec eux au moment de leur mort, partent avec beaucoup de joie vers ceux d'en haut. Les familiers du Seigneur les accueillent, leur ayant préparé des maisons, des jardins et des vêtements éclatants et de grand prix » (HomélieXVI,8).&lt;br /&gt;Saint Grégoire le Sinaïte, se référant à ceux qui ont vu le Paradis, dit qu'il est le ciel inférieur, qu'il est rempli de jardins parfumés plantés par Dieu, que les arbres de ces jardins sont constamment couverts de fleurs et de fruits, qu'en son milieu coule une rivière qui se divise en quatre bras (Gen.2,10). Le Saint Prophète David mentionne aussi l'eau qui se trouve au-dessus des cieux. Par rapport à la terre, les Saintes écritures placent le Paradis à l'orient. Sainte Théodora raconte qu'elle quitta son corps pour se diriger vers l'orient en compagnie des anges qui la conduisaient vers les demeures célestes (Cf. vie de Saint Basile le Nouveau, le 26 mars). Saint Syméon du Mont Admirable et Sainte Euphrosyne de Souzdal virent également le Paradis à l'orient. Les églises orthodoxes sont construites dans la direction de l'orient; c'est aussi dans cette direction que prient les chrétiens orthodoxes et qu'ils enterrent les morts, tournés vers l'Eden. Pour ceux qui ne se satisfont pas de ces détails sur le Paradis, nous citerons ces paroles de Saint Grégoire le Sinaïte : « Ce qui était incompris jusque là, l'Ecriture l'explique maintenant avec simplicité et sans investigations ».&lt;br /&gt;L'Apôtre Paul fut ravi au Paradis et jusqu'au troisième ciel, dans « mon corps ou hors de mon corps, je ne sais pas » et il y entendit des paroles ineffables qu'il n'est pas permis à l'homme d'exprimer (2Cor.12,3-4). La nature du Paradis, la beauté des cieux, l'abondance de la béatitude et de la grâce, tout cela surpasse de beaucoup tout ce qui, sur la terre, peut être agréable et raffiné. Le Saint Apôtre, pour décrire son extase, parle de choses que « l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues et qui ne sont point montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui L'aiment et que Dieu nous a révélées par l'Esprit (1Cor.2,9-10) ». Dans ces paroles, on lit hélas une triste vérité : la chute de l'homme est si profonde qu'il ne peut plus se représenter sa béatitude perdue. Son cœur tourné vers le péché a perdu tout appétit pour la jouissance spirituelle. Mais en même temps, les mots de l'Apôtre annoncent une bonne nouvelle : l'Esprit Saint renouvelle ceux qui, par la foi et le repentir, entrent dans le peuple spirituel du nouvel Adam, notre Seigneur Jésus-Christ. Quand l'Esprit Saint fait Sa demeure dans l'homme, Il anéantit le règne du péché, le combat invisible et le désordre ; alors s'installent la paix du Christ et une telle jouissance spirituelle que le cœur, dans son ivresse, perd toute sympathie pour le péché, demeurant en permanence avec Dieu et en Dieu. En établissant le Royaume de Dieu dans l'homme, l'Esprit Saint conduit parfois Son serviteur dans les lieux célestes préparés pour la fête éternelle des justes. De nombreux saints ont été ainsi ravis au Paradis et de là, dans les cieux des cieux, au pied du Trône même du Seigneur où se tiennent les chérubins et les séraphins flamboyants. Tous les témoignages concordent. Saint Syméon du Mont Admirable, par exemple, a vu les magnifiques jardins du Paradis. Il y a rencontré l'âme du larron (le premier homme à avoir été introduit au Paradis après la rédemption) et de notre ancêtre Adam.&lt;br /&gt;Une des visions les plus détaillées dont nous disposions est celle de Saint André le fol-en-Christ, qui passa deux semaines surnaturelles dans la contemplation du monde invisible. Voici ce qu'il raconte à son compagnon, le prêtre Nicéphore « Je me vis dans l'étonnant et magnifique Paradis. L'esprit ravi, je m'interrogeai : qu'est-il arrivé ? Habitant Constantinople, je ne pouvais comprendre comment je m'étais retrouvé là. J'étais vêtu d'un habit clair, tissé d'éclairs, une imposante couronne de fleurs était posée sur ma tête, je portais une ceinture royale. Je me promenai dans le Paradis de Dieu, me réjouissant de sa beauté, dans l'étonnement de l'esprit et du cœur! Dans les nombreux jardins, les cimes des grands arbres se mouvaient en réjouissant la vue. Leurs branches exhalaient un parfum enivrant. Certains fleurissaient en permanence, d'autres étaient parés de feuilles dorées ou de fruits variés d'une beauté et d'un goût indicible. Aucun arbre de la terre ne peut leur être comparé car c'est la main de Dieu qui les a plantés. Ces jardins abritaient un nombre incalculable d'oiseaux aux ailes dorées, ou blanches comme la neige ou encore striées de différentes manières. Sur les branches des arbres, les chants des oiseaux étaient si doux que je ne me connaissais plus, tant mon cœur était réjoui. Ce ramage semblait atteindre les hauteurs célestes. Ces très beaux jardins étaient placés en rangées successives, comme les bataillons d'une armée. Comme je marchais parmi eux, le cœur réjoui, je remarquai une rivière qui les arrosait. Sur la rive opposée se trouvait une vigne aux feuilles dorées dont les grappes s'étalaient largement. Des quatre points cardinaux soufflaient des brises douces et parfumées dont l'haleine agitait les jardins ; les feuilles des arbres bruissaient merveilleusement (Cf Vie de Saint André, le 2 octobre).&lt;br /&gt;Sainte Théodora rapporte des choses semblables au sujet de la demeure de Saint Basile le Nouveau au Paradis : remplie de gloire, ornée de nombreux jardins aux feuilles dorées et aux fruits abondants. Les anges qui guidaient Sainte Théodora lui montrèrent le Paradis en détail : « J'ai vu des habitations nombreuses et très belles, pleines de gloire et de grâce et préparées pour ceux qui aiment Dieu. Ceux qui me conduisaient me montrèrent séparément les demeures des Apôtres, des Prophètes, des Martyrs et de tous les ordres de Saints. Chaque demeure était d'une beauté indicible, semblable à Constantinople par sa longueur et sa largeur, mais incomparablement plus belle, présentant de nombreuses salles très claires non faites de main d'homme. Partout retentissaient des voix pleines d'allégresse et de joie spirituelle, partout l'on voyait des visages en fête. Tous, m'ayant vue, se réjouissaient de mon salut, sortaient à ma rencontre pour m'embrasser et louer Dieu de m'avoir sauvée des filets de l'ennemi » (Vie de Saint Basile le Nouveau, le 26 mars).&lt;br /&gt;Nous affirmons de nouveau que la nature terrestre n'est qu'une pâle image du Paradis, de ses beautés incorruptibles, de sa finesse ineffable, paisible et pleine de grâce. Après le péché de nos ancêtres, la terre fut maudite. Cette malédiction s'exprime en permanence par le désordre et les troubles qui y règnent. Tantôt la terre tremble et anéantit des villes entières, tantôt des eaux féroces engloutissent des contrées, tantôt déferlent les vents, les tempêtes, le tonnerre, la grêle, les éclairs, laissant dans leur sillage leur cortège de destructions. L'humanité vit dans un incessant combat, tant individuel que général, elle endure de multiples souffrances, un labeur sans fin, des péchés innombrables, des crimes terribles, un désordre babylonien. La vertu s'y taille péniblement un asile, précaire. L'impitoyable et insatiable mort fauche les générations qui sont aussitôt remplacées par d'autres, en vertu de la loi de multiplication instaurée par le Créateur pour le genre humain. La mort continuera son œuvre jusqu'à périr avec le monde qu'elle s'acharne à détruire. Les animaux qui peuplent la terre se dressent les uns contre les autres et se dévorent sans pitié. Les éléments eux-mêmes vivent sous la loi d'une inimitié implacable et sont en proie aux luttes intestines.&lt;br /&gt;Tout ici-bas souffre, combat et court à la destruction. Quel trouble terrible et sans répit dans cet affrontement universel et acharné ! Tout ceci n'est pas immédiatement perceptible pour ceux qui vivent au cœur de la tourmente, mais la chose est évidente dans le calme de la solitude monastique pour le pèlerin que Dieu a placé «face à l'orient», dans les regrets et les soupirs, brûlant de désir pour son Seigneur (Saint Pierre Damascène).&lt;br /&gt;Si cette terre maudite par Dieu, ce lieu d'exil, de malheur, de tentations, de crimes, de mort, condamné par Dieu à être brûlé, offre à nos yeux sa beauté ravissante, que doit être le Paradis, que Dieu destine à ceux qui L'aiment pour la jouissance éternelle. L'œil charnel n'a point vu, l'oreille charnelle n'a point entendu et ne sont point montées au cœur entaché par la sensualité, ces choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. Et à nous, Dieu nous les a révélées par l’Esprit (1 Cor.2,9-10).&lt;br /&gt;Saint André fut ravi non seulement au Paradis, mais également.au troisième ciel, comme le Saint Apôtre Paul. Voici ce qu'il dit, après la description du Paradis, citée plus haut : « Après cela, je fus saisi de terreur en me retrouvant au-dessus du firmament céleste. Un jeune homme au visage semblable au soleil me précédait. En le suivant je vis une Croix magnifique, qui avait l'aspect d'un arc-en-ciel. Autour d'elle se tenaient des chanteurs semblables à des flammes de feu qui louaient merveilleusement le Seigneur crucifié. Le jeune homme qui me précédait s'approcha de la Croix, la baisa, et me fit signe d'en faire autant. Je tombai devant la Sainte Croix avec une joie mêlée de crainte et je l'embrassai avec ferveur. Je fus alors rempli d'une ineffable douceur spirituelle et je sentis un parfum plus fort encore qu'au Paradis. Dépassant la Croix, je regardai l'abîme en dessous de moi. J'avais la sensation de marcher dans les airs. Je pris peur et criai à mon guide : je crains de tomber dans les profondeurs ! Se tournant vers moi, il me dit : ne crains pas, il nous appartient de monter plus haut, Puis il me tendit la main. Dès que je l'eus saisie, nous nous trouvâmes au-dessus du second firmament. Je vis là des hommes étonnants, et la quiétude d'une fête joyeuse inexprimable en langage humain. Après cela nous entrâmes dans une-flamme magnifique qui brillait sans brûler. Je pris peur de nouveau, mais mon guide se tourna vers moi en me tendant la main : il nous faut monter encore plus haut ! A ces mots, nous parvînmes au-dessus du troisième ciel où je vis la multitude des Puissances Célestes qui chantait et louait Dieu. Nous arrivâmes devant un rideau scintillant comme l'éclair, auprès duquel se tenaient de grands et terribles jeunes gens semblables à des flammes de feu. L'éclat de leurs visages était plus brillant que celui du soleil et leurs mains brandissaient une arme flamboyante. Autour d'eux se tenait avec crainte une foule innombrable de l'armée céleste. Alors le jeune homme qui me guidait me dit : lorsque sera relevé le rideau, tu verras le Seigneur Christ, prosterne-toi devant le trône de Sa gloire ! Ayant entendu cela, je me mis à trembler de peur, tout en ressentant une joie indicible. Quand le rideau fût tiré par une main flamboyante, je vis mon Seigneur, comme en son temps le prophète Isaïe, assis sur un trône haut et magnifique, entouré de séraphins. Il était vêtu de pourpre, Son visage rayonnait d'une lumière ineffable. Il tourna Ses yeux vers moi avec amour. Le voyant, je me prosternai devant Lui, saluant le terrible et très lumineux trône de Sa gloire. Il est impossible d'exprimer la joie qui me gagna en voyant Sa face. Aujourd'hui encore, lorsque je me remémore cette vision, je ressens une joie indicible. Tout tremblant, j'étais prosterné devant le Seigneur, m'étonnant de Sa si grande miséricorde. M'avoir permis, à moi l'impur et le pécheur, de me tenir devant Lui pour voir Sa beauté divine. A la pensée de mon indignité, je fus pétri de componction. Devant la grandeur de mon Seigneur, je répétai les paroles du Prophète Isaïe : Malheur à moi, Je suis perdu car je suis un homme aux lèvres impures et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées (Isaïe6,5). J'entendis alors mon Créateur très miséricordieux me dire de Sa bouche très pure et très douce trois paroles divines qui apportèrent tant de douceur à mon cœur, qui attisèrent tant mon amour pour Lui que je fondis comme la cire sous cette chaleur spirituelle. En moi s'accomplirent les paroles de David : Mon cœur est comme de la cire, il se fond au milieu de mes entrailles (Ps.21,3). Les armées célestes entonnèrent ensuite un chant magnifique. Après cela, je me retrouvai sans savoir comment marchant dans le Paradis. La pensée me vint que je n'avais pas vu la Toute-Sainte Mère de Dieu. Un homme lumineux comme les nuées qui portait une croix me dit : Tu voulais voir la Très Sainte Reine des Puissances Célestes ? Aujourd'hui, Elle n'est pas ici. Elle est partie dans le monde misérable pour aider les hommes et consoler les affligés. J'aurais pu te montrer sa sainte demeure mais il n'est plus temps : tu dois retourner d'où tu es venu, ainsi l'a ordonné le Seigneur. Alors qu'il disait cela, j'eus l'impression de m'endormir profondément. En me réveillant, je me retrouvai à l'endroit même où j'étais auparavant ».&lt;br /&gt;La vision de Saint André montre que le Paradis est la région céleste la plus proche de la terre, le premier ciel. Au-dessus de lui se trouvent d'autres cieux chantés par David le Pneumatophore, qui les appelle cieux des cieux (Ps.148,4). Dans les demeures célestes séjournent à présent pour leurs mérites les âmes des justes. Ils y retourneront avec leur corps après la Résurrection. Ceci aura lieu sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur (1Thes.4,17). Sur eux se répétera ce qui advint à Adam, racheté et rendu au genre humain par le Sauveur, arraché à la terre et transporté au Paradis. Non seulement les âmes, mais les saints corps aussi, renouvelés et recréés par le Dieu-Homme, seront capables d'être conduits au ciel, comme le corps du premier homme.&lt;br /&gt;La vision de Saint André et toutes les visions analogues appuient et éclairent les paroles de Saint Macaire le Grand citées plus haut : les anges et les âmes ont bien une forme et un aspect. L'aspect du corps et celui de l'âme sont tellement proches que Saint André ne comprenait pas s'il avait été ravi dans son corps ou hors de son corps. Citons ses propres paroles transmises par le prêtre Nicéphore dans le récit détaillé de sa vie : « Je me suis vu comme incorporel parce que je ne sentais pas mon corps ». Ensuite, le saint parle de son vêtement et énumère les membres du corps, puis il dit : « il semble que j'étais dans mon corps, mais je ne sentais pas mon poids ; je ne ressentais aucun besoin corporel pendant les deux semaines que le ravissement a duré. Cela me fait croire que j'étais hors du corps. Dieu, qui connaît les cœurs, sait tout cela avec certitude ». Le Saint a vu des anges à l'aspect humain et des jeunes gens lumineux avec qui il a parlé. L'ange qui le guidait lui a tendu le bras à plusieurs reprises. Les anges qui se tenaient devant le rideau avaient l'aspect de jeunes hommes de grande taille, terribles, brandissant une arme flamboyante. En parlant de ces anges, en détaillant leurs membres, leurs visages, leurs yeux, leurs mains, leurs pieds, le Saint s'est efforcé de décrire leur nature même, les qualifiant de corps incorporels. A notre époque, on utiliserait un mot comme gazéiformes... Saint André a perçu le lien entre la nature des demeures célestes et celle de leurs habitants incorporels. Cette nature est bien au-dessus de ce que peut imaginer un homme charnel, cloué à la terre, qui n'a été ni renouvelé ni éduqué par l'Esprit Saint, donc incapable de pénétrer les mystères du siècle à venir.&lt;br /&gt;L'enfer, quant à lui, se trouve à l'intérieur de la terre. Les mots grecs (hadès) et (tartare) évoquent un endroit situé très bas, dans les profondeurs. Géhenne est un nom propre juif désignant un profond ravin situé près de Jérusalem.&lt;br /&gt;Ayant décidé de bannir Adam du Paradis, Dieu exposa les châtiments terrestres que celui-ci aurait à subir jusqu'à son retour à la terre d'où il avait été tiré : Tu es poussière et tu retourneras à la poussière (Gen.3,19). Il n'est pas dit ici qu'il retournerait à la terre uniquement par le corps. La sentence prononcée contre celui qui a osé s'élever contre Dieu est plus terrible qu'il n'y parait au premier abord. La Sainte Eglise pense d'avantage à l'âme lorsqu'elle interprète cette sentence. L'homme entier, corps et âme, est condamné à être inhumé dans la terre. Cette sentence pèse très lourd sur l'âme puisqu'elle conserve des pensées et des sensations après la mort, alors que le corps trouve le repos dans une absolue insensibilité. Dans son homélie pascale, Saint Athanase le Grand dit : « La nature humaine, unie à la nature divine en la Personne du Sauveur, a fait trembler l'enfer. En rencontrant Celui qui venait lui ravir les morts, l'enfer s'écria : Pourquoi dénatures-Tu la décision que tu as prise toi-même au Paradis ? Pourquoi détruis-Tu la sentence prononcée contre la nature humaine et amplement justifiée? Je connais cet arrêt prononcé contre les hommes tu poussière et tu retourneras à la poussière ».&lt;br /&gt;Les justes de l'Ancien Testament, comme le montrent clairement les Saintes Ecritures, placent toujours l'enfer dans les entrailles de la terre. C'est en pleurant que je descendrai vers mon fils au séjour des morts (Gen.37,35), dit le Saint Patriarche Jacob lorsqu'on lui annonce à tort la nouvelle de la mort de Joseph, son fils préféré. Et Job, le grand souffrant : Que je respire un peu, avant que j'aille, pour ne plus revenir, dans le pays des ténèbres et de l'ombre de la mort, pays d'une obscurité profonde, où règnent l'ombre de la mort et la confusion, et où la lumière est semblable aux ténèbres (Job10,20-22). Moïse, le Législateur inspiré par l'Esprit Saint, annonce ainsi la colère de Dieu contre Koré et ses complices : Si ces gens meurent comme tous les hommes meurent; s'ils subissent le sort commun à tous les hommes, ce n'est pas l'Eternel qui m'a envoyé ; mais si l'Eternel fait une chose inouïe, si la terre ouvre sa bouche pour les engloutir avec tout ce qui leur appartient, et qu'ils descendent vivants dans le séjour des morts, vous saurez alors que ces gens ont méprisé l'Eternel. Comme il achevait de prononcer ces paroles, la terre qui était sous eux se fendit. La terre ouvrit sa bouche et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de Koré et tous leurs biens. Ils descendirent vivants dans le séjour des morts, eux et tout ce qui leur appartenait ; la terre les recouvrit, et ils disparurent au milieu de l'assemblée (Nom.16,29-33). Le Prophète David chantait au Seigneur : Car Ta miséricorde est grande envers moi et Tu as retiré mon âme du plus profond de l'enfer (Ps.85,13). Lorsque l'âme du Saint Prophète Samuel fut invoquée par une magicienne sur l’ordre du roi d'Israël Saül qui souhaitait connaître l'issue de la bataille qu'il s'apprêtait à engager, la femme déclara : Je vois un dieu qui monte de la terre c'est un vieillard qui monte et il est enveloppé d'un manteau (1Sam.28,1314). Ailleurs, lé Prophète Isaïe dit à satan : Tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse (Isaïe14,15). Le prophète Ezéchiel, parlant au Nom de Dieu, s'exprimé de la même façon sur l'ange déchu : Par le bruit de sa chute, j’ai fait trembler les nations quand Je l'ai précipité dans le séjour des morts, avec ceux qui descendent dans la fosse; tous les arbres d'Eden ont été consolés dans les profondeurs de la terre, les plus beaux et les meilleurs du Liban, tous arrosés par les eaux. Eux aussi sont descendus avec lui dans le séjour des morts, vers ceux qui ont péri par l'épée. Ils étaient à son bras et ils habitaient à son ombre parmi les nations. A qui ressembles-tu ainsi en gloire et en grandeur parmi les arbres d'Eden ? Tu seras précipité avec les arbres d'Eden dans les profondeurs de la terre. Tu seras couché au milieu des incirconcis, avec ceux qui ont péri par l'épée. Voilà Pharaon et toute sa multitude, dit le Seigneur, l‘Eternel (Ez.31,16-18). On observera que le Prophète appelle l'ange déchu pharaon, et qu'il le compare à l'arbre d'Eden ; les autres anges, entraînés dans la perdition par leur chef, sont aussi comparés aux arbres d'Eden, eu égard à leur état d'avant la chute.&lt;br /&gt;Le Nouveau Testament situe l'enfer au même endroit. Annonçant Sa descente aux enfers, par Son âme et dans Sa divinité inséparable de cette dernière, le Dieu-Homme dit : Le Fils de l'Homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre (Mt.12,40). Le bienheureux Théophylacte de Bulgarie commente ce passage en disant que le Seigneur a accompli cette prophétie en descendant dans les profondeurs de la terre jusqu'à l'enfer. Selon les paroles de l'Apôtre Pierre, Il est allé prêcher aux esprits en prison (1Pi.3,19). Saint Jean Damascène dit : « L'âme déifiée du Christ est descendue en enfer pour que la lumière brille sur ceux qui, sous la terre, reposent dans les ténèbres et l'ombre de la mort, de la même façon que le Soleil de Justice s'était levé sur ceux de la terre » (La Foi Orthodoxe, Livre III, ch. XXIX).&lt;br /&gt;Dans le XIVème enseignement catéchétique de Saint Cyrille de Jérusalem, nous lisons : « Dans Son Evangile, Notre Seigneur Jésus-Christ a dit : de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'une baleine, le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre (Mt.12,40). Le récit concernant Jonas est très proche de ce que l'Evangile dit de Jésus : en effet, tous deux furent envoyés pour prêcher le repentir. Mais par la suite, les récits divergent : Jonas fuit devant l'avenir incertain alors que Jésus resta prêcher un repentir salutaire; Jonas fut précipité involontairement dans le ventre de la baleine alors que Jésus entra de son plein gré dans la baleine spirituelle pour que la mort rejette ceux qu'elle avait engloutis. Ainsi fut accomplie l'Ecriture : Je les rachèterai de la puissance du séjour dès morts, Je les délivrerai de la mort (Osée13,14). Dans les entrailles de la baleine, Jonas priait en disant : Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Eternel et Il m'a exaucé, du sein du séjour des morts, j'ai crié et Tu as entendu ma voix (Jonas2,3). Bien qu'enfermé dans la baleine, il se disait en enfer et préfigurait le Christ qui devait y descendre après lui. Un peu plus loin la prophétie est encore plus claire : je suis descendu jusqu'aux racines des montagnes, les barres de la terre m'enfermaient pour toujours (Jonas2,7). S'il se trouvait dans le ventre de la baleine, où pouvaient être les montagnes ? Il voyait donc clairement qu'il préfigurait Celui qui allait être déposé dans un tombeau taillé dans la pierre. Alors qu'il était en mer, Jonas portait l'image du Christ descendu dans les profondeurs de la terre .&lt;br /&gt;Dans son homélie sur le Samedi Saint, Saint Epiphane de Chypre décrit à son tour le salut des hommes par le Dieu-Homme. Citons-en quelques passages : « Pourquoi un tel silence sur la terre ? Que signifient ce calme et ce grand silence ? Ce grand silence, c'est celui du Roi plongé dans le sommeil. La terre est saisie de crainte et se tait car Dieu s'est endormi dans Sa chair. Dieu s'est endormi dans Sa chair et l'enfer prend peur. Dieu s'endort pour un moment et ressuscite ceux qui dormaient de toute antiquité, depuis Adam. A présent, c'est le salut pour ceux qui sont sur la terre et pour ceux qui, depuis toujours, sont sous la terre: A présent, c'est le salut du monde entier, visible et invisible. A présent, nous assistons à une double venue du Christ, une double visite pour les hommes, une double providence : Dieu vient du ciel sur la terre et Il va de la terre sous la terre. Les portés de l'enfer s'ouvrent : vous qui dormez depuis toujours, réjouissez-vous ! Vous qui êtes dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, recevez la grande lumière ! Le Seigneur est avec les esclaves, Dieu est avec les morts, la Lumière sans déclin est avec ceux qui sont dans les ténèbres, le Libérateur est avec les captifs, Celui qui est plus haut que le ciel est avec ceux qui sont dans les profondeurs de la terre. Le Christ est parmi les morts : descendons avec Lui pour connaître les secrets de ce lieu, Pour comprendre le mystère de Dieu sous la terre et Ses miracles, pour écouter la bonne nouvelle qu'Il apporte à ceux qui sont en enfer et ce qu'Il ordonne avec autorité à ceux qui sont dans les liens. Sortez, dit-Il, vous qui êtes dans les ténèbres, et soyez éclairés ! Sortez et levez-vous, vous qui êtes couchés et à toi, Adam, Je te l'ordonne : lève-toi, toi qui dors ! Ce n'est pas pour que tu restes lié à l'enfer que Je t'ai créé. Ressuscite d'entre les morts ! Je suis la Vie des hommes et la Résurrection ! Pour toi, ton Dieu s'est fait ton fils ; pour toi, Moi ton Seigneur, J'ai pris l'aspect d'un esclave ; pour toi, Moi qui suis plus haut que les cieux, Je suis venu sur la terre et sous la terre. Lève-toi et sors d'ici ! Levez-vous et quittez ce lieu ! Quittez les ténèbres pour la lumière éternelle, les souffrances pour l'allégresse ! L'esclavage pour la liberté ! La prison pour la Jérusalem céleste, les liens pour Dieu, les profondeurs de la terre pour le ciel ! »&lt;br /&gt;Lors de la célébration solennelle du samedi Saint, l'Eglise chante le salut opéré par le Dieu-Homme qui a souffert pour nous, qui a vaincu la mort par Sa mort, qui a détruit les portes de l'enfer et ressuscité l'humanité en Lui et par Lui. Les textes liturgiques de ces offices expriment comme un fait entendu des vérités concernant la localisation de l'enfer et du Paradis. Après les six psaumes des matines, on chante deux tropaires émouvants et d'une grande poésie, qui décrivent la mise au tombeau du Seigneur et Sa descente aux enfers : « Le noble Joseph descendit du bois Ton Corps très pur, l'enveloppa d'un linceul immaculé et le déposa, couvert d'aromates, dans un sépulcre neuf» ; « Lorsque Tu descendis dans la mort, ô Vie Immortelle, l'enfer fut mis à mort par l'éclat de Ta divinité. Lorsque Tu fis sortir les morts des abîmes, les puissances célestes clamèrent : Christ notre Dieu, Donateur de vie, gloire à Toi ! ». Après cela tous les célébrants (et dans les monastères toute la communauté) se rendent au milieu de l'église avec des cierges allumés, se placent devant l'Epitaphion, et commencent à lire à haute voix les louanges au Seigneur intercalées entre les versets du psaume 118. Nous rapportons ci-dessous certaines de ces louanges concernant l'enfer.&lt;br /&gt;- Comme au soir se couche l'astre radieux, Tu caches Ton éclat sous la terre, ô Christ, pour arracher les morts à leur profond sommeil, dans les enfers dont Tu dissipes les ténèbres (86).&lt;br /&gt;- Celui qui tient la terre dans le creux de Sa main est retenu sous la terre par Son corps, libérant les morts de l'emprise de l'enfer (17). - Tu es descendu sur terre pour chercher Adam que Tu voulais sauver : mais, comme Tu ne le trouvais pas sur terre, ô Maître, Tu es allé le chercher jusqu'en enfer (25).&lt;br /&gt;- Quelle douceur et quelle joie donne Ta venue à ceux qui résident en enfer, quand Ta clarté dissipe les ténèbres (48).&lt;br /&gt;- Ayant déposé Ta vie librement, Tu descends sous terre, ô Sauveur, rendant la vie à tout le genre humain, pour le ramener glorieusement au Père (53).&lt;br /&gt;- Ayant écouté la voix du Père, ô Verbe, Tu es descendu jusqu'au fond du sombre enfer et Tu as ressuscité tout le genre humain (59). - Bien que l'homme soit l'ouvrage de Tes mains, Tu t'incarnes et Tu descends dans le tombeau pour y relever les héritiers d'Adam, les ressuscitant par la force de Ton bras (80).&lt;br /&gt;- Lorsque Dieu se promena au Paradis, Adam eut peur, mais lorsqu'il Le vit venir aux enfers, il accueillit avec joie sa délivrance (88).&lt;br /&gt;- Tout en venant assumer notre humanité, Tu es demeuré dans le sein du Père, ô Christ, et Tu es descendu aux enfers (117).&lt;br /&gt;- Lève-Toi, ô Dieu compatissant, fais-nous sortir du gouffre de l'enfer en nous ressuscitant (166).&lt;br /&gt;- Lorsque Tu descends sous terre, ô Jésus, après avoir librement déposé Ta vie, les mortels obtiennent le pardon de leur faute ; Tu les reconduis de la terre aux cieux (46).&lt;br /&gt;- Même si on T'a vu mort, ô Jésus, tu es vivant comme Dieu, et Tu reconduis de la terre aux cieux ceux qui en étaient tombés (47).&lt;br /&gt;Dans les deux derniers passages cités, l'Eglise annonce publiquement et ouvertement où se trouvent l'enfer et le Paradis. Les hommes, en la personne de leurs ancêtres, furent précipités du Paradis sur la terre. Le Paradis se trouve donc bien au ciel. Dans le canon des matines du Samedi Saint, on chante : « Pour que tout l'univers fut rempli de Ta gloire, Tu descendis au plus profond de la terre » (Odel,Trop.3). Plus loin, d'autres choses sont précisées : le Seigneur se montra aux habitants de l'enfer, Il s'unit à eux, l'enfer fut rempli d'amertume à Sa venue, Son âme ne resta pas aux enfers, l'enfer se lamenta et fut frappé en plein cœur en recevant Celui dont le côté fut blessé. Le synaxaire du Samedi Saint indique que l'on fête ce jour l'ensevelissement du Seigneur et Sa descente aux enfers, descente opérée dans Son âme incorruptible séparée du corps par la mort. L'expression « aux enfers » désigne dans tout l'office un profond abîme situé au beau milieu de la terre.&lt;br /&gt;L'office de la Sainte Pâque localise l'enfer et le Paradis aux mêmes endroits. A la sixième ode du canon, nous lisons : « Au plus profond de la terre Tu es descendu, Tu as brisé les verrous qui nous retenaient captifs ». Le synaxaire indique : « Ce jour, après avoir délivré la nature humaine des dépôts de l'enfer, le Seigneur l'a reconduite au ciel et a rétabli son ancien avoir d'incorruptibilité. Toutefois, Il n'a pas ressuscité tous ceux qu'Il a trouvés en enfer, mais ceux qui ont bien voulu croire en Lui. Il a délivré et reconduit au ciel les âmes des Saints retenus de force en enfer depuis les débuts de la création ».&lt;br /&gt;L'ancien avoir, c'est-à-dire le Paradis, se trouve bien au ciel, comme en témoignent les versets suivants : « Par Ta Résurrection, Seigneur, le Paradis s'est ouvert de nouveau » (2ème stichère du lundi soir de la Semaine Lumineuse) et « Tu as rétabli pour nous la montée au ciel » (ler verset 'du mardi soir de la Semaine lumineuse).&lt;br /&gt;Les offices divins de l'Eglise Orthodoxe placent tous l'enfer au centre de la terre. Ceci est connu de tous et accepté par tout le monde, si bien qu'on a rarement éprouvé le besoin d'en donner une définition précise. C'est sans doute le meilleur témoignage rendu à cette vérité. L'Eglise chante par exemple : « Le voile se déchira quand Tu fus crucifié, ô Sauveur, et la mort rejeta tous les morts qu'elle avait engloutis. L'Hadès fut mis à nu lorsqu'il vit Ta descente au plus profond de l'enfer » (matines de la 4ème semaine après Pâque) et aussi : « Lorsque Tu entras dans le sein de la terre avec ton âme, ô Sauveur, l'enfer s'empressa de relâcher les âmes qu'il avait capturées. Elles chantèrent alors une hymne d'action de grâce à Ta puissance » (matines de la 4ème semaine après Pâque). Et ailleurs : « Toi qui es descendu au plus profond de la terre et qui as sauvé l'homme en l'élevant par Ton Ascension, nous Te louons » (9ème ode du canon de l'Ascension) ; « Trompé par le serpent, Adam fut précipité dans le gouffre de l'enfer, mais Toi, ô Dieu compatissant, Tu descendis le chercher et Tu le portas ressuscité sur Tes épaules » .(2ème trop., 6ème ode des matines d'un des dimanches après Pâque ) ; « Quand Tu parvins devant les portes de l'enfer, Seigneur, Tu les brisas, et celui qui s'y trouvait prisonnier S'écria : quel est Celui-ci ? Au souterrain séjour Il n'est pas condamné, mais Il a brisé la prison de la mort comme une ombre » (laudes des matines dominicales du 8ème ton) ; « En ce jour, l'Hadès et la mort tremblent devant l'Un de la Trinité. La terre chancelle, et les portiers de l’enfer sont saisis de frayeur à Ta vue » (Ikos des matines dominicales du 7ème ton) ; « Comme Jonas qui jadis atteignit les profondeurs de la mer et passa trois jours dans les entrailles du monstre marin, je T'appelle-moi aussi : fais-moi sortir de l'enfer souterrain, ô mon Sauveur ! » (6ème ode des matines dominicales du ton 2) ; « Que je n'aille pas au pays des lamentations et que je ne voie pas le lieu des ténèbres, ô Christ et Verbe de Dieu ! » (4ème ode des matines du dimanche de Carnaval) ; « Il n'y a pas de repentir en enfer, et l'indulgence n'y trouve pas de place ; le ver n'y dort pas, la terre y est obscure et tout assombrie » (Enterrement des prêtres).&lt;br /&gt;Saint Jean Climaque recommande à l'athlète de la piété de se souvenir en permanence de l'infinie profondeur des fournaises infernales, des terribles abîmes souterrains, des passages étroits, afin que son âme soit arrachée par de tels souvenirs à la volupté qu'elle a faite sienne (L'Echelle, degré 7).&lt;br /&gt;Saint Athanase le Grand, Saint Basile le Grand, Saint Cyrille d'Alexandrie et beaucoup d'autres pères localisent l'enfer dans les entrailles de la terre : c'est là l'enseignement de l'Eglise Orthodoxe.&lt;br /&gt;Notre compatriote Saint Dimitri de Rostov dit : « Au terrible Jugement Dernier, le Christ notre Dieu dira aux pécheurs : Retirez-vous de Moi maudits, allez dans le feu éternel ! A ce moment-là, la terre s'ouvrira, comme elle s'ouvrit sous Koré, Dathan et Abiron au temps de Moïse. Les pécheurs tomberont en enfer, et la terre se refermera sur eux. Ils seront enfermés dans l'enfer souterrain comme dans un vase de fer, et ne pourront en sortir jusqu'à la fin des siècles » (Enseignement sur l'entrée à Jérusalem de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ).&lt;br /&gt;Saint Jean Chrysostome dit : « Tu demandes à quel endroit sera la géhenne? Je suppose qu'elle sera en dehors de ce monde-ci. De même que les rois tiennent leurs prisons et leurs mines à l'écart, la géhenne se tiendra en dehors de ce monde. Ne cherchons pas où elle se trouve mais plutôt les moyens de l'éviter » (Commentaire sur l'Epître aux Romains). Cette citation de Saint Jean Chrysostome ne contredit en rien le fait de voir l'enfer au milieu de la terre, au contraire. Quel moyen plus commode de le dissimuler au regard des hommes que de l'enterrer dans les profondeurs de la terre ? Par ailleurs, Luc (16,22) se lit dans certaines éditions grecques de la façon suivante : le riche mourut aussi et fut enterré en enfer, exprimant le fait qu'il descendit en enfer par son âme. C'est d'ailleurs ainsi que le bienheureux Théophylacte commente le passage. Ce que Saint Jean Chrysostome rejette dans la question qui lui a été posée, c'est la curiosité. Il ne repousse pas la réflexion sur l'enfer ! On peut même dire qu'il l'encourage, puisqu'elle conduit à la crainte de Dieu et à l'éloignement du mal ! Aussi nous incite-t-il à nous y adonner en permanence, à garder toujours sous les yeux la géhenne de feu qui attend les pécheurs. Dans les siècles qui ont suivi Saint Jean Chrysostome, l'Eglise a exprimé avec précision la doctrine de l'enfer ; elle l'a exposée ouvertement dans les textes et les chants liturgiques.&lt;br /&gt;Dans les premiers temps du Christianisme, sous le règne de Julien l'Apostat, le zèle aveugle déployé par les païens pour maintenir l'idolâtrie faisait couler à flots le sang innocent des chrétiens. C'est à cette époque que Saint Patrice, évêque de la ville de Prousse, chef-lieu, de la Bithynie, fut martyrisé et exécuté (19 mai 343). Le gouverneur de cette ville (qui fut aussi le bourreau du saint évêque) avait l'habitude de prendre des bains dans les sources chaudes et médicinales situées près de la ville. Le tremblement de terre qui détruisit la Prousse en 1854 détruisit aussi ces sources, si l'on en croit les journaux de l'époque. C'est près de ces sources que le saint évêque fut interrogé et mis à mort. Comme le gouverneur attribuait aux idoles qu'il adorait les vertus curatives des eaux; Saint Patrice lui tint le discours suivant: « Eblouissant gouverneur ! Tu veux savoir la vérité sur l'origine de ces eaux, leur cheminement et leur chaleur : je peux te la dévoiler, si tu m'écoutes avec patience ! L'esprit de celui qui confesse le saint Christianisme pour adorer le seul vrai Dieu s'ouvre à la compréhension des mystères divins ! Moi-même, pécheur que je suis et pourtant serviteur du Christ, je connais la vérité sur ces eaux !&lt;br /&gt;Le Créateur savait que les hommes qu'Il allait créer L'irriteraient en refusant l'adoration qui Lui est due, et qu'ils fabriqueraient des idoles inanimées pour les adorer. Aussi prépara-t-Il deux lieux pour transférer les hommes à la fin de leur vie terrestre. Il para le premier d'une lumière éternelle et le dota de biens abondants et ineffables ; Il réserva au second des ténèbres impénétrables, un feu inextinguible et des châtiments sans fin. Il destina le premier endroit à ceux qui s'efforcent de Lui être agréables en accomplissant Ses commandements, et le second à ceux qui irritent leur Créateur par une vie mauvaise, se rendant passible du châtiment. Ceux qui sont dignes d'habiter les lieux clairs y vivront pour toujours dans une joie incessante et éternelle ; les autres seront précipités dans les lieux obscurs pour Connaître les tortures éternelles. Après avoir créé séparément le feu et l'eau, la lumière et les ténèbres, le Créateur leur assigna des lieux précis. On trouve le feu et l'eau au-dessus de la voûte céleste aussi bien que sous la terre. L'eau de la surface de la terre s'appelle mer, et l'eau souterraine abîme. Pour les besoins des hommes et des animaux qui peuplent la terre, les eaux jaillissent de ces abîmes par des sortes de tuyaux de conduite, constituant des sources, des puits et des rivières. Celles qui côtoient le feu souterrain sortent chaudes, et les autres gardent leur fraîcheur naturelle. A certains endroits, les eaux abyssales se transforment en glace. Le feu souterrain est destiné à la souffrance des âmes impies. L'eau souterraine qui s'est transformée en glace s'appelle tartare (Je crains. le tartare car il ne participe pas à la chaleur, dit Saint Cyrille d'Alexandrie). Vos dieux et leurs adorateurs sont soumis aux souffrances éternelles dans le tartare, et, comme l'a chanté un de vos poètes, les confins de la terre et de la mer ne sont rien d'autre que les ultimes limites où Iapet et Saturne ne se réjouissent ni des rayons du soleil, ni de la fraîcheur des vents. Cela signifie que le soleil ne réchauffe ni n'éclaire vos dieux prisonniers du tartare, pas plus que le vent ne rafraîchit ceux qui sont jetés au feu. Le tartare est plus profond que tous les gouffres souterrains. Pour se convaincre de l'existence du feu souterrain destiné aux impies, il suffit d'aller voir en Sicile le feu qui sort des profondeurs de la terre ».&lt;br /&gt;Sainte Théodora, mentionnée plus haut, fut conduite dans les profondeurs de la terre pour y voir les terribles et insoutenables souffrances infernales destinées aux pécheurs, après sa visite des demeures du Paradis. .&lt;br /&gt;Jadis, le soldat carthaginois Taxiote passait sa vie dans le péché. Lorsque survint une épidémie de peste, il se repentit à la vue de la multitude des mourants et partit s'installer en dehors de la ville. Il commit cependant l'adultère avec la femme du laboureur chez qui il logeait. Peu après, il fut Mordu par un serpent et mourut sans avoir eu le temps de se repentir. On l'enterra dans le monastère voisin et son âme fut capturée par les démons lors de l'épreuve de l'adultère. Ils l'entraînèrent sous la terre, qui s'ouvrit à son passage, et la conduisirent par des appontements étroits et nauséabonds jusqu'aux prisons de l'enfer où les pécheurs sont enfermés dans les ténèbres et les souffrances éternelles. Il ressuscita six heures après son enterrement et eut beaucoup de peine à revenir à lui. Fondant en larmes, il raconta à l'archevêque de Carthage, Taraise, tout ce qui était advenu après sa mort.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-1909983253390003344?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/1909983253390003344/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=1909983253390003344' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/1909983253390003344'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/1909983253390003344'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2012/01/parole-sur-la-mort_10.html' title='PAROLE SUR LA MORT 2'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-s27pYZfR5e0/TwyPaFu2sXI/AAAAAAAAAz0/QT__gd9Y8Yk/s72-c/La%2BR%25C3%25A9surrection.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-5088024922504943804</id><published>2012-01-03T11:44:00.000-08:00</published><updated>2012-02-03T23:44:24.218-08:00</updated><title type='text'>PAROLE SUR LA MORT 1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-KikH_DCUpqk/TwNb8fX5YrI/AAAAAAAAAzo/4dofHXgvamw/s1600/La%2BCrucifixion.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 232px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693495448698446514" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-KikH_DCUpqk/TwNb8fX5YrI/AAAAAAAAAzo/4dofHXgvamw/s320/La%2BCrucifixion.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Il est interdit de publier les textes sur d'autres sites ou blogs sans au préalable avoir obtenu l'accord.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;em&gt;Nous vous proposons actuellement le fameux &lt;strong&gt;traité sur la mort&lt;/strong&gt; de saint Ignace Briantchaninov Evêque du Caucase et de la Mer Noire, écrit au milieu du 19ème siècle.&lt;br /&gt;Ce fameux traité est précieux puisqu'il expose d'une façon méthodique et selon les témoignages des saints pères de l'Eglise orthodoxe, ainsi que de la tradition liturgique, les enseignements relatifs à la double nature de l'homme, à la séparation de cette double nature par la mort, à l'état de l'âme après la mort et ce qui pourrait lui advenir comme bonheur ou malheur, suite à ce qu'elle aurait choisi comme principe de vie durant son séjour terrestre. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6633ff;"&gt;Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes&lt;/span&gt; qui fréquentent souvent les offices de l'Eglise et les sacrements et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent régulièrement, ainsi qu'une vie spirituelle et intérieure. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbées dans leur psyché.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;em&gt;Nous publierons successivement les &lt;strong&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;neuf&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;chapitres de ce traité et nous avertissons les lecteurs qu'il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que &lt;strong&gt;Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui&lt;/strong&gt;, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;A noter cependant, que ce que l'on appelle "Les visions de Theodora", sur les épreuves que son âme a subies à sa sortie du corps, (les douanes), ont été critiquées par plusieurs théologiens contemporains, du fait que les sources utilisées, on sait maintenant que leur origine est douteuse et nous prions les lecteurs de relativiser leur portée.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;Nous notons aussi que Saint Ignace dans sa façon d'écrire et son style direct, prononce des jugements radicaux sur différents états et sujets. Là aussi il convient de relativiser puisque ce style était bien répandu en Russie au 19ème siècle.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;Ceci dit, ce traité reste unique pour parler de la mort d'une façon méthodique et exhaustive. On peut en tirer beaucoup de leçons pour nous préparer à ce moment fatidique de notre vie, puisqu'il est enrichi de l'expérience des saints et des citations bibliques. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;Que par les prières de Saint Ignace Dieu nous fasse miséricorde. Amen.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;« Que tu te souviennes tous les jours de ta vie, du jour où tu sortis du pays d'Egypte »&lt;br /&gt;(Dt. 16, 3)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;CHAPITRE I : DE LA NATURE DE L'ÂME HUMAINE ET DE CELLE DES ANGES&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;La mort est le grand mystère d'une naissance à l'éternité : celle de l'homme quittant cette vie terrestre et temporelle. Déposant le corps, cette enveloppe grossière, l'âme s'en va, fine et éthérée, vers un autre univers, la demeure des esprits. Cet univers est étranger aux organes sensoriels grossiers, créés pour renseigner l'homme sur le monde extérieur pendant son séjour terrestre. Comme tout ce qui participe du monde invisible, l'âme qui échappe au corps est insaisissable. Lors de l'accomplissement du mystère de la mort, nous ne voyons que l'absence de respiration, la soudaine immobilité d'un cadavre privé de vie. Ensuite viennent la décomposition, l'urgent besoin d'un enterrement, et enfin la corruption et les vers. D'innombrables générations sont ainsi mortes et tombées dans l'oubli. Qu'advient-il de l'âme qui quitte le corps ? L'homme ne détient pas les moyens d'investigation nécessaires pour résoudre cette énigme.&lt;br /&gt;Quel mystère que la mort ! Avant l'illumination du Christianisme, l'homme avait généralement une conception fausse et grossière de l'immortalité de l'âme. Les plus grands sages païens en étaient réduits aux suppositions. Toutefois l'homme déchu, bien qu'abêti et enténébré, a toujours eu au fond du cœur l'intuition de son immortalité. Toutes les croyances païennes l'attestent; toutes évoquent une vie d'outre-tombe, heureuse ou non, selon la qualité du parcours terrestre du défunt.&lt;br /&gt;Pour nous pèlerins, de passage ici-bas, il est primordial de connaître le sort que nous réserve l'éternité. Puisque sur cette terre déjà, dans ce bref périple, nous dépensons tant d'énergie à éloigner toute tristesse et à rechercher l'agréable, il est normal que nous nous inquiétions de notre vie future. Qu'est-ce que la mort fera de nous ? Qu'est-ce qui attend notre âme à la sortie de la matière ? Se peut-il qu'il n'y ait pas de rétribution pour le bien et le mal accomplis ici-bas, volontairement ou non ? Est-il admissible que cette rétribution n'existe pas, alors que le mal prospère et triomphe, alors que le bien est pourchassé et souffre ? Nous sentons bien l'urgence : il faut démasquer le mystère de la mort et pressentir la vie d'outre-tombe, cachée aux yeux du corps !&lt;br /&gt;La Parole de Dieu explique le mystère de la mort. L'Esprit Saint peut même le rendre accessible à nos sens affinés et purifiés par la grâce : l'Esprit sonde tout, jusqu'aux profondeurs de Dieu (1Cor.2,10), pas seulement celles de l'homme.&lt;br /&gt;La mort, c'est la séparation voulue par Dieu d'une âme et d'un corps qui avaient été unis auparavant par cette même volonté divine. Ce phénomène est une conséquence de la chute, qui priva le corps humain de l'incorruptibilité offerte à l'origine par le Créateur. La mort est le châtiment infligé à l'homme immortel comme prix de sa désobéissance à Dieu. Elle le sépare douloureusement en deux parties, et celui-ci n'est plus... L'âme et le corps n'existent plus ensemble mais séparément.&lt;br /&gt;Le corps continue d'exister dans la décomposition, dans le retour à la terre d'où il a été tiré. Dans la corruption même, il attend la seconde union avec l'âme, après quoi la mort n'aura plus d'emprise sur lui. Toutefois, les corps de certains élus résistent à la corruption, pénétrés abondamment par la grâce divine. Ils manifestent à l'ombre de la mort les prémices de leur glorieuse résurrection. Au lieu de la puanteur, ils exhalent un merveilleux parfum. Au lieu de la contamination mortelle, ils offrent guérisons et vie. De tels corps sont à la fois morts et vivants : morts selon la nature, et vivants par la présence de l'Esprit Saint. Ils témoignent d'un fait : la grandeur et la sainteté ont été rendues à la Création par la Rédemption.&lt;br /&gt;Qu'advient-il de l'âme quand le corps s'endort dans le sommeil de la mort? La Parole de Dieu révèle qu'elle s'unit, soit aux anges de lumière, soit aux anges déchus, selon la vie terrestre du défunt. Les âmes sont des créatures semblables aux anges. Comme eux, elles sont soit bonnes, soit mauvaises. Naissant saintes et sans taches, elles s'approprient par la suite le bien ou le mal, selon l'usage de leur libre arbitre. Le destin des âmes est attesté de manière irréfutable dans les Saintes Ecritures et les écrits patristiques. Par exemple, le Seigneur a promis au larron le départ immédiat de son âme pour le Paradis : Je te le dis, en vérité, aujourd'hui tu seras avec Moi dans le Paradis (Luc23,43). Après sa mort, le pauvre Lazare souffrant fut emporté au Paradis, dans le sein d'Abraham, alors que le riche impitoyable qui menait joyeuse vie sur terre fut précipité en enfer (Luc16,19-31).&lt;br /&gt;Après avoir quitté cette vie pour le ciel, les âmes des justes jouissent de la béatitude en attendant la Résurrection des corps, comme l'expose Saint Jean le Théologien, le visionnaire des Mystères (Ap.6, 10-11). Les âmes des pécheurs attendent la Résurrection en enfer dans d'atroces souffrances (Ap.20, 13).&lt;br /&gt;Lorsque sonnera la trompette de la Résurrection, la voix du Fils de Dieu invitera les âmes des saints du Paradis à s'unir avec leurs corps ressuscités (Jn.5,25). Cette voix, Lazare l'entendit quand, mort depuis quatre jours, il sentait déjà. L'enfer, quant à lui, présentera ses morts au Jugement Dernier pour la sentence définitive. Après le verdict et son exécution, la béatitude des justes augmentera, et les pécheurs retourneront en enfer pour des souffrances redoublées (Ps.9,18).&lt;br /&gt;Nous savons de la bouche du Seigneur qu'après la Résurrection, les justes seront semblables aux anges (Luc20,36). Annonçant Son second avènement et le Jugement Dernier, le Seigneur déclara qu'Il dirait aux justes situés à Sa droite : Venez, les bénis de Mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde, et aux pécheurs situés à Sa gauche : Allez loin de Moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges (Mt.25,34-41). La rétribution des justes sera en vérité très différente de celle des pécheurs. La justice divine rendra à chacun selon ses actes (Apo.22,12). Les demeures célestes sont multiples, comme en témoigne le Sauveur, et les prisons de l'enfer sont aussi fort diverses et les souffrances très variées. Celui qui a péché sciemment recevra un grand nombre de coups et celui qui a péché par inadvertance n'en recevra qu'un petit nombre (Luc12, 47-48).&lt;br /&gt;Les chrétiens hériteront de la béatitude avec les anges de lumière, mais uniquement les orthodoxes, et, de surcroît, ceux qui auront vécu pieusement ou se seront purifiés de leurs péchés par un repentir sincère, une confession authentique à leur père spirituel et un amendement personnel. En revanche, les impies (ceux qui ne croient pas au Christ) et les mécréants (les hérétiques et les orthodoxes qui vivent toute leur vie dans le péché ou qui commettent quelque pêché mortel non guéri par le repentir), hériteront des souffrances éternelles avec les anges déchus. Voici en outre, ce que proclament les pères de l'Eglise Catholique d'Orient, concernant les âmes de ceux qui ont commis des péchés mortels sans avoir désespéré au moment de la Mort, et qui s'en sont repentis sans avoir eu le temps d'offrir des fruits, tels que la prière, la contrition du cœur, les larmes, les métanies, les veilles, la consolation des pauvres, les œuvres de l'amour de Dieu et du prochain (toutes choses reconnues par l'Eglise comme nécessaires et agréables à Dieu) : de telles âmes iront en enfer pour recevoir les châtiments que méritent leurs péchés, sans toutefois être privées de l'espoir d'un soulagement. Ce soulagement provient de la prière des prêtres, des œuvres de bienfaisance accomplies en la mémoire des défunts, et surtout de la puissance du sacrifice non sanglant accompli quotidiennement par le serviteur du culte, pour chaque chrétien, pour ses proches, et pour tous les défunts de notre Eglise Catholique et Apostolique. Funeste sera la mort des pécheurs (Ps.33,22), mais pour les gens pieux et les saints, elle sera le passage de l'agitation et de la tourmente d'ici-bas au calme inaltérable, des souffrances incessantes à la béatitude infinie et continuelle, de la terre au ciel et à l'assemblée innombrable des anges et des saints. .Elle offrira l'insatiable contemplation de Dieu, un perpétuel et ardent amour pour Lui, la suprême jouissance des saints.&lt;br /&gt;Voici ce que dit Saint Macaire le Grand : « Lorsque l'âme de l'homme sort du corps, un grand mystère s'accomplit. Si elle est chargée de péchés, les chœurs des démons, les anges de mauvaise augure, les puissances ténébreuses viennent, s'emparent d'elle et la retiennent. Il n'y a pas lieu de s'en étonner. Si un homme s'est soumis à satan pendant sa vie terrestre, s'il lui a obéi et a été son esclave, il est normal qu'il tombe en son pouvoir quand il quitte le monde et que satan le retienne. Du côté du bien, saches que les choses se présentent de la manière suivante : les saints serviteurs de Dieu ont dès cette vie des anges à leurs côtés, de saints esprits qui les entourent et les gardent. Quand ils quittent leur corps, les choeurs angéliques prennent possession de leur âme, les emportent de leur côté, dans le monde pur, et les conduisent devant le Seigneur » (homélie 22).&lt;br /&gt;Le fait que les âmes soient conduites dans le même lieu de jouissance ou de châtiment que les anges montre qu'elles leur sont en tout semblables. Ceci est clair dans les paroles du Seigneur citées plus haut. Des anges à l'aspect humain sont apparus à certains justes de l'ancien testament comme Abraham, Lot, Jacob et d'autres ; ils ne furent pas reconnus tout de suite comme des incorporels. Après la Résurrection du Christ, d'autres anges sont apparus aux femmes myrrophores, tels des hommes resplendissants vêtus de blanc (Luc24,4 &amp;amp; Jn.20,12). Lors de l'Ascension, ils sont aussi apparus comme des hommes vêtus de blanc (Ac.1,10). De nombreux pères ont vu des anges vêtus de blanc et des démons semblables à des « éthiopiens » noirs et difformes. Après Sa Résurrection, le Seigneur s'est présenté subitement à Ses disciples rassemblés dans la chambre haute. Ces derniers ont eu peur, croyant voir un esprit. Le Seigneur les a rassuré et leur a expliqué la différence entre un esprit et Son corps renouvelé : Pourquoi tout ce trouble, et pourquoi ces doutes montent-ils en votre cœur ? Voyez Mes mains et Mes pieds, c'est bien Moi ! Palpez-Moi et rendez-vous compte qu'un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que J'en ai (Luc 24,38-39). Il n'est pas dit ici qu'un esprit soit informe; il y a même l'opportunité de reconnaître que les esprits, âmes ou anges, ont bien une forme. On voit seulement qu'ils n'ont ni la chair, ni les os que le corps du Christ a conservés dans son état glorifié. Après avoir pris pour un esprit l'Apôtre Pierre qui avait été miraculeusement libéré de prison et aperçu par Rhoda, les chrétiens de Jérusalem ont exprimé eux aussi l'opinion 9ue les esprits ont une forme en disant : c'est son ange (Ac.12,15)&lt;br /&gt;Saint Macaire le Grand dit que les anges ont un aspect et une forme semblables à ceux des âmes. Cet aspect et cette forme sont ceux du corps humain. Saint Macaire enseigne aussi que les anges et les âmes sont des corps, bien que d'une nature très fine. Ils sont aussi fins et éthérés que nos corps terrestres sont épais et grossiers. Le corps grossier de l'homme sert de vêtement au corps fin qu'est l'âme. Sur les yeux, les oreilles, les mains et les pieds de l'âme sont déposés les membres correspondants du corps (Homélie4,9). L'âme qui quitte le corps au moment de la mort le dépose comme un vêtement. Saint Macaire ajoute que les chrétiens les plus parfaits, purifiés par l'Esprit Saint, peuvent voir l'aspect de l'âme. Bien rares cependant sont ceux qui atteignent une telle perfection et sont dignes d'une telle vision (Hom.7,6). Toujours d'après Saint Macaire, ceux qui peuvent dire c'est l'Esprit qui prie en moi voient parfois leur âme sortir du corps pendant la prière, par une indicible grâce de l'Esprit Saint. « A cette heure, il arrive à l'homme qu'en même temps que la prière sort de sa bouche, son âme sort de lui également ».&lt;br /&gt;A l'époque de Saint Macaire le Grand et du monachisme élevé du désert de Scété, peu nombreux étaient déjà les saints moines dignes de voir l'aspect de l'âme. A notre époque, ils sont encore plus rares. Cependant on en trouve encore, par la grande miséricorde de Dieu. Notre Seigneur Jésus-Christ n'a-t-il pas promis à Ses disciples de demeurer avec eux jusqu'à la fin des temps ? Nous possédons à ce sujet le témoignage d'un élu qui, sous J'effet abondamment bienfaisant de la prière, vit son âme flotter dans l'air hors du corps. Elle avait l'aspect d'un corps éthéré, très fin et aérien, parfaitement semblable au corps charnel, jusqu'aux cheveux et aux traits du visage. L'âme possédait à ce moment-là non seulement la force spirituelle, mais également les sens, la vue, l'ouïe, le toucher. Elle détenait la vie alors que le corps gisait sur la chaise comme mort, tel un vêtement, jusqu'à ce que l'âme l'ait habité de nouveau sur un signe de Dieu, de façon aussi incompréhensible qu'elle l'avait quitté.&lt;br /&gt;A notre époque, autant qu'ait pu en avoir connaissance l'auteur de la présente homélie, deux moines furent dignes de voir leur âme sortir du corps pendant la prière : l’ermite sibérien Vassilisk, décédé en 1825, et le schémamoine Ignace du désert de Nikiphorov, décédé en 1852. Le second dévoila personnellement cet événement à l'auteur de la présente homélie, qui habita lui-même jadis avec les plus proches disciples du premier, dont il fut l’ami dans le Seigneur.&lt;br /&gt;Les anges sont semblables aux âmes : ils ont une tête, des yeux, une bouche, des cheveux, une poitrine, des bras, des jambes, en somme l'aspect exact d'un homme visible dans son corps. La beauté de la vertu et la grâce divine rayonnent sur les visages des saints anges. On peut observer cela également sur les visages des chrétiens les plus vertueux. Les anges déchus se caractérisent par leur méchanceté : leurs visages ressemblent aux visages hideux des criminels et des délinquants. C'est ce que racontent ceux qui ont vu des anges des ténèbres ou des anges de lumière.&lt;br /&gt;Les anges et les âmes sont habituellement qualifiés d'incorporels dans les Ecritures. On les appelle aussi esprits car ils sont infiniment plus fins par nature que les objets matériels, et totalement différents. On remarquera que les hommes spirituels, qui traduisent avec une totale exactitude la pensée de l'Esprit Saint, choisissent à dessein un vocabulaire accessible à leurs contemporains, mais ne se préoccupent nullement de savoir comment la science humaine les comprendra Josué s'exclama par exemple : soleil, arrête-toi ! (Josué10,12) et le jour dura plus longtemps que d'habitude. La puissance de Dieu a répondu là à la parole de la foi, et vaines sont les exclamations dubitatives de la science devant une telle parole. Observons également que dans les écrits patristiques, jusqu'à une période récente, le mot esprit recouvrait aussi les notions de gaz, de vapeur (surtout l'air), de vent et de respiration humaine (CU Saint Grégoire le Sinaïte sur l'hésychia et les deux genres de prière).&lt;br /&gt;Dans notre état habituel de chute, nous ne voyons pas les esprits, mais nous pouvons sentir leur influence si nous menons une vie pieuse et attentive. Cette perception spirituelle provient de la grâce et n'est possible qu'avec la bienfaisante purification de l'intellect et du cœur. Elle est incomparablement supérieure à la vision matérielle que procurent les yeux du corps. Dans ce dernier cas, le spectateur inexpérimenté est presque toujours victime d'un leurre ou d'un malheur psychique. La vision spirituelle au contraire est le fruit d'une vie pieuse et ascétique, couverte par la grâce et la bienveillance divine. Elle est bénéfique pour l'âme car elle lui enseigne les propriétés des esprits et leur façon d'agir, et lui permettent de se garder des esprits malins : Celui qui est né de Dieu se garde lui-même et le malin ne le touche pas (1Jn.5,18).&lt;br /&gt;Le vent, l'air, les gaz et les vapeurs sont habituellement nommés esprits, dans l'Ecriture Sainte et les écrits patristiques. Le Seigneur a comparé l'action de l'Esprit Saint à celle du vent. (Cf. Théophylacte de Bulgarie sur (Jn.3,8) et Grégoire le Sinaïte dans la Philocalie). Au sens propre cependant, Dieu seul est Esprit. Parfait dans Son essence, Il se distingue totalement des créatures, aussi fines soient-elles. Aucun être n'est de même nature que Dieu I Dieu seul est donc spirituel par nature.&lt;br /&gt;Saint Jean Damascène dit que « l'ange est incorporel et immatériel seulement en comparaison avec nous. Mais toute créature semble grossière et matérielle en comparaison avec Dieu, qui Seul est immatériel et incorporel » (la foi orthodoxe livre 2, ch.3). « Par nature, Dieu seul est incorporel. Les anges, les démons et les âmes sont incorporels par grâce et au regard de la matière grossière ». Citons de nouveau Saint Macaire : « Ni les sages et toute leur sagesse, ni les prudents et toute leur prudence, n'ont pu comprendre la subtilité de l'âme, ni dire ce qu'elle est. Seuls ont pu le faire ceux à qui la compréhension en a été donnée par l'Esprit Saint, et à qui l'exacte nature de l'âme a été révélée. Mais réfléchis maintenant, discerne, et comprends ce qu'il en est. Ecoute : Lui est Dieu, elle n'est pas Dieu ; Lui est le Seigneur, elle la servante ; Lui est le Créateur, elle la créature ; Lui est l'Artisan, elle l'ouvrage. Il n'y a rien de commun entre Sa nature et la sienne» (Homélie4 9,4).&lt;br /&gt;Citons maintenant Saint Jean Cassien : « Nous disons, il est vrai, qu'il existe des natures spirituelles, comme les anges, les archanges et les autres vertus célestes, notre âme aussi, et l'air subtil ; mais il ne faut pas croire qu'elles sont incorporelles. Elles ont à elles un corps par lequel elles subsistent, bien que beaucoup plus subtil que le nôtre, ainsi qu'en témoigne la parole de l'Apôtre : il est des corps célestes et des corps terrestres; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel (1Cor.15,40&amp;amp;44). D'où l'on conclut manifestement que rien n'est incorporel que Dieu » (Conférence7,XIII). Jean Cassien est placé par la Sainte Eglise Orthodoxe dans le choeur des Saints (fêté le 29 février). Il est cependant blasphémé et compté parmi les hérétiques semi-pélagiens par les papistes parce qu'au Vème siècle déjà, il dénonçait leurs déviations (reconnues au VIème Concile Oecuménique) et établissait que le Christianisme s'est développé de manière incomparablement plus parfaite en orient qu'en occident. Les œuvres de Saint Jean Cassien ont été publiées par un jésuite qui les critique sur plusieurs points, notamment sur le fait que les esprits ont un corps. Il qualifie cette opinion de « paradoxale » et « extravagante ». Il affirme qu'au contraire les esprits sont « parfaitement incorporels, spirituels et immatériels »; et ajoute que son opinion est « acceptée par tous ». Cette critique ne mérite bien entendu aucune attention ! Il se trouve malheureusement que chez nous aussi, certains acceptent cette vision ténébreuse des raisonneurs occidentaux.&lt;br /&gt;Il est manifeste que les Saintes Ecritures qualifient les esprits d'incorporels et d'immatériels, mais ceci n'a de sens qu'en comparaison avec les corps grossiers des hommes et du monde matériel. Ces qualificatifs sont donc relatifs. Dieu seul est totalement Esprit, Il est le seul Esprit. Les anges, saints ou déchus, sont circonscrits dans le temps et dans l'espace. On notera bien que la localisation dans l'espace est inséparable de l'existence d'un aspect : si l'on rejette la première, on est amené, soit à nier l'existence des anges, soit à leur attribuer l'omniprésence de Dieu. Seules deux dimensions, le néant et l'infini, ne sont pas soumises à une forme quelconque. Au contraire, toute grandeur circonscrite dans l'espace, grande ou petite, a nécessairement une forme. Ayant admis que les anges sont limités dans l'espace, il faut admettre aussi qu'ils ont une forme et un corps, bien que ce dernier soit très fin. L'infini est, quant à lui, sans forme et sans corps, totalement esprit. L'Être-Esprit, comparable à aucune créature, est le seul Être au sens propre du terme, c'est Dieu lui-même. Saint Jean Cassien n'est pas le seul à attribuer un corps fin aux anges : tous les saints qui ont été dignes de voir face à face des anges de lumière ou des anges des ténèbres partagent son avis. Beaucoup furent même cruellement battus par des démons, comme Saint Antoine le Grand ; d'autres reçurent de Dieu la possibilité de les battre, comme Saint André (2oct.) ou la sainte martyre Julienne (21déc.). Comment cela aurait-il pu avoir lieu si les anges déchus étaient totalement incorporels ? Le jésuite prétend que les saints pères de Scété se fondent sur le philosophe Platon. Cependant Saint Macaire le Grand, issu lui aussi de Scété, • confirme (comme il a été dit plus haut) que la connaissance des esprits est cachée aux « sages » de la terre et révélée par l'Esprit Saint. La conception orthodoxe de la nature des esprits développée plus haut fait partie des dogmes de la théologie orthodoxe enseignée dans tous les séminaires orthodoxes.&lt;br /&gt;Dieu est Esprit (in.4,24). Celui qui fait de Ses anges des esprits et de Ses serviteurs des flammes de feu (Ps.103,4), notre Dieu qui S'est fait homme pour jeter un feu dans nos cœurs mis à mort et glacés par le péché, est venu s'unir à nous pour faire de nous des flammes de-feu, des esprits inaccessibles à la corruption et au diable. Les anges déchus et les âmes des pécheurs rejetés sont étrangers à la Vie véritable et à la véritable spiritualité. Les esprits déchus ont acquis un corps et des propriétés particulières dues à la chute. Comme l'homme, ils ont perdu la douceur angélique et la jouissance de Dieu. Comme l'homme, ils jouissent de la terre (étant à leur manière matériels) et des passions charnelles venues après la chute. Il n'y a pas lieu d'en être étonné : notre âme aussi, créée raisonnable et intelligente à l’image de Dieu, est devenue animale, insensible et déraisonnable, en s'éloignant de Dieu pour jouir des choses matérielles. Elle s'est habituée à voir sa nature modifiée, ses actes détournés arbitrairement de leur destination originelle (Cf. Saint Grégoire le Sinaïte). La boisson soumet l'individu à son influence extérieure et emprisonne sa nature ; de la même façon, nos ancêtres, en transgressant de leur plein gré le commandement de Dieu, se sont soumis au mal qui était étranger à leur nature.&lt;br /&gt;Les futures demeures des âmes, l'éden et l'enfer, correspondent à leur nature éthérée. L'âme sainte, qui connaît déjà ici-bas la jouissance spirituelle et le Royaume des cieux à la mesure de sa purification, séjournera dans le lieu dont la miséricorde divine la rendra digne. L'âme pécheresse et rejetée par Dieu sera tourmentée par ce rejet, par sa conscience, mais également par son séjour dans une terrible prison souterraine, appelée enfer, tartare ou géhenne, où elle subira de cruelles tortures capables de déchirer son corps éthéré. Tout cela est attesté par les Saintes Ecritures et les hommes choisis par l'Esprit Saint pour une telle révélation.&lt;br /&gt;Souvent, dans la vie quotidienne, quand nous souhaitons examiner un objet, nous recherchons les conditions opportunes pour effectuer l'examen. Ce n'est pas que l'objet ait besoin de ces conditions, mais ce sont nos propres faiblesses qui les imposent. Dans l'étude qui nous occupe ici, nous devons également comprendre la nécessité d'une aide extérieure pour pallier notre imperfection. Cette aide, c'est la Révélation Divine. Elle est absolument indispensable compte tenu de notre petitesse dans la création, de notre maigre aptitude à acquérir des connaissances et de la nullité de ces connaissances. La connaissance de nous-mêmes est déjà si difficile. Avec les yeux du corps, nous ne voyons ni l'enfer, ni le Paradis. Mais au fait, que voyons-nous ? Je ne parle même pas du monde des esprits, mais simplement de ce monde que nous qualifions avec une telle conviction de visible. Nous n'avons accès qu'à une toute petite partie de la totalité, comme l'attestent le télescope et le microscope, l'odorat qui perçoit la présence de gaz échappant à la vue, les obstacles matériels qui limitent notre champ visuel, l'opacité de multiples objets, les lois de la géométrie descriptive qui montrent si bien que l'éloignement est trompeur pour appréhender les dimensions exactes d'un objet. Ayant compris avec humilité et justesse l'étendue de notre médiocrité, tournons respectueusement le regard de notre esprit vers ces choses cachées à nos sens grossiers, mais que Dieu, dans Sa miséricorde, nous a fait la grâce de révéler. (suite) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-5088024922504943804?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/5088024922504943804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=5088024922504943804' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/5088024922504943804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/5088024922504943804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2012/01/parole-sur-la-mort.html' title='PAROLE SUR LA MORT 1'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-KikH_DCUpqk/TwNb8fX5YrI/AAAAAAAAAzo/4dofHXgvamw/s72-c/La%2BCrucifixion.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-6205078863007011151</id><published>2011-10-24T11:18:00.001-07:00</published><updated>2011-11-01T05:10:28.654-07:00</updated><title type='text'>Staretz Joseph d'Optino</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-rISDRwTghhM/TqWsNHBJj5I/AAAAAAAAAx0/XBcsYHrF43k/s1600/Saint%2BJoseph%2Bd%2527optino.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; 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TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-LEFT: 18pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;le don de la prière &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-LEFT: 18pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;le don de discernement des esprits ou de la reconnaissance des pensées (logismos), pour voir s&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ils viennent de Dieu et des saints anges, ou des esprits méchants &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN-LEFT: 18pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;le don de prophétiser ou de clairvoyance, qui permet de prévoir l&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;état spirituel de celui qui s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;adresse à lui, et les conséquences futures de tel ou tel de ses actes ou œuvres&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;4)&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;le don d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;enseignement ou de la parole, qui permet de faire parvenir jusqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;à la conscience ce que la personne a besoin d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;entendre pour son salut&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;5)&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;le don de guérison des maux spirituels et corporels.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Ces dons ne sont donnés qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;à ceux qui suivent la voie du repentir, en priant Dieu avec des larmes sur leurs péchés, de leur accorder le don d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;accomplir Sa volonté; et qui mènent un combat incessant avec les passions et les esprits terrestres du mal.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le staretz qui suit la voie spirituelle reçoit, par la grâce de Dieu, le charisme d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;instruire ceux qui viennent à lui avec une telle puissance (ou: force)&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Esprit, que devant elles la sagesse de ce monde n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est rien. Vers un tel staretz se précipitaient des gens de tous les coins de la Russie, de tous âges et de toutes conditions, pour connaître la volonté de Dieu les concernant, des gens qui voulaient être guidés et instruits, recevoir une bénédiction pour leurs œuvres et les décisions qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ils avaient à prendre dans leur vie, un soutien dans les tentations et une consolation dans leurs peines, qui cherchaient le sens de la vie et des réponses aux questions qui les troublaient et qui ne pouvaient pas être résolues par la sagesse humaine. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le moine du Grand Schème Joseph avait rencontré dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage: Dostoievsky, Constantin Leontiev, Lev Tolstoï.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Lev Tolstoï rendait visite au staretz Joseph et en 1910 il chercha à le rencontrer; poussé par son&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;désir de repentir avant sa mort, c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est précisément lui qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il avait convoqué par télégramme à partir de la station d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Astapovo.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le grand staretz Ambroise avait prévu la grandeur spirituelle de son fidèle disciple, qui priait avec lui et qui, pendant trente ans, grandissait sous sa direction. Il disait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Voilà, je vous donne à boire du vin avec de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;eau, mais Père Joseph vous donnera à boire du vin pur &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le moine du Grand Schème Joseph est un de ceux qui donnèrent leur vie et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; leur âme pour leurs amis &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; (Jean 15, 13), qui ont pris sur eux les faiblesses et les charges de milliers de gens, les dirigeant sur la voie du Royaume de Dieu, et par les exploits ascétiques et par les prières desquels existaient le Monastère d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Optino Poustine, le Monastère dédiée à la Très Sainte Mère de Dieu de Kazan à Chamordino fondé par le starets Ambroise; c’est par eux que, jusqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;à présent, existe le monde.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le moine du Grand Schème Joseph, dans le monde Jean Evfimovitch Litovkine, est né le 2 novembre 1837 dans le village de Goroditché du district de Starobelsky dans le gouvernement de Kharkov&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Ses parents, Evfim Emilianovitch et Marie Vassilievna, étant des gens simples et pieux, étaient très charitables. Son père, maire du village, sa mère, issue du milieu ecclésiastique, allaient souvent prier à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;église, lisaient des livres spirituels, surtout la vie des saints. Il nommèrent leur deuxième fils Jean, en mémoire de Saint Jean le Miséricordieux. Aimant véritablement leurs enfants, ils ne se préoccupaient pas tant de leur donner les richesses du monde, que le trésor céleste, et c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pourquoi ils les élevaient dans la crainte de Dieu, dans la piété et l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;obéissance. La mère conduisait les enfants à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;église et les habituait à prier avec elle à la maison.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“Je me souviens comme ma mère me réveillait, parfois, pour aller aux Matines et à la Liturgie, et moi, je n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;avais pas envie de me lever si tôt. Mais après, à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;église et toute la journée suivante, j&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;étais si bien et mon âme si joyeuse. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le père mourut soudainement, lorsque le garçon avait quatre ans. A huit ans, Jean, jouant avec ses camarades, changea tout à coup de visage et tomba. Revenu à lui, il raconta avoir vu dans les airs la Reine des Cieux. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Pourquoi penses-tu avoir vu la Reine? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; lui demanda-t-on. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Parce qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Elle avait une couronne avec une croix &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, répondit-il. Après cette vision, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;enfant devint réfléchi, évita les jeux, dans son cœur s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;allumèrent une foi fervente et un amour pour la Mère de Dieu. Lorsqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un incendie eut lieu, Jean tendit ses bras vers l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;église de la Protection de la Toute Sainte Mère de Dieu et s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;écria: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Reine des Cieux ! Laisse nous notre petite maison, elle est toute neuve !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. La prière de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;enfant fut entendue; la maison des Litovkine resta intacte, tout l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;alentour brûla.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;En 1847, la mère conduisit sa fille Alexandra au monastère dédié à Saint Boris et à la Mère de Dieu de Tikhvine et l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;y laissa, la confiant à la Reine des Cieux. Un an plus tard, le choléra se propagea au village et Jean perdit sa mère. Devenu orphelin, il subit l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;épreuve du froid et de la faim, travailla pour divers maîtres. La prière, seul héritage laissé par ses parents pieux, fut sa fidèle compagne et l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;église de Dieu, son seul lieu de consolation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Enfin, Jean Evfimovitch échoua chez un riche commerçant nommé Rafaïloff à Taganrog. A cette époque, sa sœur, la moniale Léonida, envoya à son frère une lettre dans laquelle elle lui conseillait de prononcer ses vœux monastiques et d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;entrer à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage du monastère d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Optino, qui était célèbre par ses startzy expérimentés dans la vie spirituelle. A partir de ce moment, en lui s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;éleva le désir de partir dans un monastère. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; C&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est toujours ainsi &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, disait-il par la suite, dès que quelqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un pense prendre le chemin du salut, apparaissent des obstacles et des tentations. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Le commerçant aimait son ouvrier pour sa piété et son humilité et il décida de lui donner sa fille en mariage. Lorsque Jean se disposa à aller en pèlerinage à Kiev, le marchand essaya de le persuader de rester et lui dévoila son désir, mais Jean, prisonnier de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;amour du Christ, réitéra, sans hésitation, sa demande de le laisser partir en paix.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Pendant son voyage, Jean rendit visite à sa sœur. La moniale Léonida exerçait son exploit ascétique de prière sous la direction de la moniale du Grand Schème Alipia, disciple des startzy Léonide et Macaire d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Optino. Déjà en 1860, la mère Léonida avait confié au staretz Macaire son souhait de voir son frère devenir moine et elle reçut cette réponse : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Ne sois pas triste, il sera moine &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Ayant vu l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;adolescent, la moniale du Grand Schème Alipia lui dit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Abandonne ton idée d’aller à Kiev et va à Optino chez les startzy. Le lendemain Jean se mit en route, mais non pas pour aller là où son cœur l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;attirait, mais vers le lieu que l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;obéissance lui indiquait. Arrivé à Belev, il entra dans le monastère situé là et les moniales qui se rendaient au monastère d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Optino le prirent avec elles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Arrivées à Optino, les moniales allèrent chez le Père Ambroise et lui dirent : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Batiouchka (Père), nous avons amené avec nous le frère Jean &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Le staretz clairvoyant les regarda attentivement et dit : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Ce frère Jean sera utile et pour nous et pour vous &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; frère Jean &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; se présenta avec crainte devant le staretz, lui raconta sa vie et lui demanda la bénédiction d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;aller à Kiev, mais il entendit en réponse&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;as-tu besoin d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;aller à Kiev? Reste ici. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Jean accepta ces paroles comme la manifestation de la volonté de Dieu et dit : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Bénissez! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; et pour toujours il se remit entre les mains du staretz Ambroise. Cela se passa le 1er Mars 1861, alors que le recteur d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;alors était l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;archimandrite Moïse. Dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage, Jean fut nommé aide du cuisinier; Pour le guider dans la vie monastique, il reçut le livre des enseignements du Saint Abbé Dorothée. Le jour précédent le début du carême des Saints Apôtres Pierre et Paul, le supérieur de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage, Paphnos, demanda: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Frère Jean, veux-tu aller chez le starets? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Je fus déconcerté, racontait par la suite père Joseph, et au lieu de dire &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Bénissez &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, je dis: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Je le veux &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Le lendemain, il déménagea dans la maisonnette du staretz Ambroise et y vécut exactement 50 ans. A partir de ce moment, il fut l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;inséparable servant (syncelle) du staretz et son aide, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;aimant sans limites et dévoué; chaque parole du staretz étant pour lui une loi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le servant principal était un homme sévère et dur et le novice passa par une école de patience dans sa pleine mesure. Cela lui servit à acquérir le don spirituel de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;humilité et de se faire des reproches à lui-même, traits distinctifs, par la suite, du staretz Joseph. Le hiéromoine Clément Zedergolme, fils d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un pasteur protestant allemand, qui fut reçu dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Orthodoxie à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Hermitage d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Optino, disait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Père Joseph est le seul homme contre lequel je ne peux pas, je ne sais pas me fâcher&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; .&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;En 1864, le servant prononça ses premiers vœux (promesses) et reçut le nom de Joseph, en l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;honneur de Saint Joseph Pesnopissets (qui signifie: celui qui compose des chants). Le 9 décembre 1877, le moine Joseph fut ordonné hiérodiacre par l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;evêque de Kalouga, Grégoire. Peu de temps après, le père Joseph tomba gravement malade et faillit mourir, mais le Seigneur le guérit par les prières du staretz Ambroise. Extérieurement la vie du Père Joseph ne changea pas, il dormait comme auparavant, dans la pièce de réception qui était occupée jusqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;à 11 heures du soir. Il pouvait s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;allonger seulement vers minuit et, s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il était l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;officiant de service à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage, il devait y aller à 1 heure du matin pour les Matines.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;En 1884, le 1er octobre, eut lieu l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;inauguration solennelle du monastère dédié à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;icône de la Mère de Dieu de Kazan à Chamordino, fondé par le staretz Ambroise à 12 verstes d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Optino Poustyne.Pendant la Divine Liturgie, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;évêque de Kalouga, Vladimir, fit Père Joseph hiéromoine. A partir de ce moment, il célébra les Vigiles dans la cellule du staretz qui, en raison de son état de santé, ne pouvait pas aller à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;église, et il lui apportait les Saints Dons. Devenu le principal servant, le Père Joseph considérait comme son devoir de ménager le staretz. Il aimait l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ordre et la ponctualité (l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;exactitude, la précision). Ayant écouté attentivement le visiteur, il ne disait rien de lui-même, mais s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;inclinait et disait &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; je demanderai &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, ou &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; je transmettrai au staretz &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; et rapportait la réponse mot pour mot.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;En dépit d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;une obédience aussi pleine de soucis, le Père Joseph lisait beaucoup d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;œuvres des Saints Pères, maîtres du monachisme. Il préférait les livres en slavon et lorsqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on lui parlait de la difficulté de les comprendre, il répondait : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Ce qui est difficile à acquérir, c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est cela qui est utile &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Au sujet des nouveaux écrits, il disait qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ils nourrissent l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;intellect, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; mais le cœur reste vide , glacé &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le moine du Grand Schème Ambroise prévoyait en son disciple son successeur et le préparait à devenir staretz. Dans les dernières années de sa vie, il bénissait les gens pour qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ils confient leurs besoins spirituels au Père Joseph, qui avait hérité du charisme de son maître. Cela se manifestait d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;une façon évidente dans les réponses données par Père Joseph, qui correspondaient toujours à celles données par le staretz à la même question.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ascète mangeait très peu et, à la question : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Est-ce difficile d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;atteindre un tel niveau d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;abstinence? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, il répondait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Si l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;homme ne fait pas d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;efforts, alors son ventre dira toujours: j&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ai faim &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Avec la communauté, il était toujours égal à lui-même, ne se liait pas et ne rendait visite à personne. Il ne se différenciait en rien des autres, faisait son travail avec modestie, observant le silence intérieur, tandis que dans son cœur rayonnait la douce lumière de la prière.Son amour pour le staretz Ambroise était doux et respectueux, mais il était prêt à donner sa vie pour lui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;En février 1888, le père Joseph tomba gravement malade et fut transporté à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;hôpital du monastère. Le 14 février, il reçut le Grand Schème. Un novice racontait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Un jour, je suis entré dans la salle et j&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ai entendu quelqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un dire derrière le paravent: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Supporte encore un peu, mon élu (aimé), cela ne sera plus long &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Croyant qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il y avait quelqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un, j&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ai regardé derrière le paravent et fus saisi - il n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;y avait personne;&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;le père Joseph était étendu, les yeux fermés. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Par la suite, le staretz Ambroise disait que, pendant sa maladie, le père Joseph avait été honoré de voir la Mère de Dieu. Après la guérison du père Joseph, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;archimandrite Isaac nomma officiellement le moine du Grand Schème Joseph comme aide du starets. Chaque été, le staretz Ambroise partait à Chamordino et le père Joseph était invariablement son compagnon. En juin 1890, le staretz ordonna au père Joseph d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;emménager dans sa cellule et lui dit: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Cette fois-ci, je ne te prends pas avec moi, tu dois rester ici, ici est ta place&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Ceci arrivait pour la première fois depuis 30 ans. En partant, le staretz, confiant son disciple et héritier, et avec lui, toute la communauté à la Mère de Dieu, demanda au père Joseph de placer Son icône à la tête du lit et de placer devant elle une veilleuse qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il tiendrait allumée jour et nuit. Le staretz partit pour ne plus revenir. Le père Joseph allait le voir chaque mois. Le recteur archimandrite Isaac choisit père Joseph comme père spirituel.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;En septembre 1891, lorsque le staretz Ambroise tomba malade, le père Joseph entendit, alors qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il était éveillé et à trois reprises, ces paroles: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Le staretz va mourir &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Le 8 octobre le malade était au plus mal et on alla chercher le père Joseph. Le lendemain matin, il donna pour la dernière fois au staretz la Sainte Communion. Voyant que celui-ci était en train de mourir, père Joseph se dépêcha d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;aller à la skyte afin de rapporter les vêtements préparés d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;avance pour l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ensevelissement: la mantia avec laquelle le novice Alexandre Grenkov avait été revêtu lors de sa prise d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;habit et avait reçu le nom d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ambroise et la chemise de toile du staretz Macaire, accompagnée de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;inscription manuscrite du père Ambroise: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; A ma mort, m&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;en revêtir irrévocablement &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le 10 octobre à 11 heures 30, le moine du Grand Schème Ambroise remit son âme au Seigneur…Il fut enterré le 15 octobre à côté des tombes des grands startzy Lev (Léonide) et Macaire, devant l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;autel de la Présentation au Temple de la Mère de Dieu, dans la cathédrale Nicolsky.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Petit à petit, les membres de la communauté du monastère d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Optino commencèrent à s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;adresser au moine du Grand Schème Joseph pour leurs besoins spirituels. S&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;occuper du monastère de Chamordino était un grand fardeau sur les épaules du staretz Joseph. Inachevé, ne sachant quel avenir lui était réservé, le monastère traversait des moments difficiles. A cause de lui, le staretz eut beaucoup d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;afflictions, mais il surmonta tout par la patience et, avec l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;aide de Dieu, réussit à maintenir des relations sincères et bonnes avec tous ceux qui lui avaient manifesté de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;inimitié. Il ne disait jamais de mal de personne et tout le monde finit par reconnaître ses exceptionnelles qualités spirituelles . Le staretz Joseph expliquait, qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;après la mort du staretz Ambroise, il avait ressenti pour le monastère de Chamordino un sentiment de compassion tout à fait inattendu. Les sœurs, avec à leur tête l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;higoumènia Eufrosynia, commencèrent à demander conseil au père Joseph pour tout ce qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;elles avaient à entreprendre; dans le monastère, et comme par le passé, rien ne se faisait sans la volonté et la bénédiction du staretz.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le staretz Joseph était sévère vis-à-vis de lui-même; il ne refusait jamais de célébrer. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Nous vivons de cela, comment le refuser ?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Il n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;omettait jamais la règle de prière dans sa cellule. Lorsque certains s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;affligeaient de voir le staretz à bout de forces à cause de tout ce qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il avait à faire, il citait l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;exemple de Saint Théodore le Studite qui, emprisonné, réconfortait les clercs et continuait, malgré les souffrances de ses plaies, à dispenser son enseignement à ses enfants.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Il ne restait jamais inactif , ne cherchait les bonnes grâces de personne, ne donnait de préférence à personne. S&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il recevait une grosse somme d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;argent pour commémorer quelqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un, ou si une femme du village apportait en cadeau un essuie-main, ses paroles de remerciement étaient toujours les mêmes: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Que Dieu vous sauve &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, il donnait une prosphore, un petit livret d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;enseignement spirituel, une petite icône en bénédiction, et une chaleureuse parole paternelle comme souhait de bon retour. Ses proches parents avaient le même accueil dans la salle de réception que les autres invités. Il n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;invitait personne chez lui et ne refusait de voir personne. Accueillant tout le monde, le père Joseph répondait aux questions posées, mais ne parlait jamais le premier. Il disait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Celui auquel on pose des questions, ne doit pas parler de lui-même, mais uniquement répondre à celui qui le demande &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Les brèves réponses et les enseignements du staretz étaient plus efficaces que de longues conversations. De lui émanait toujours un calme céleste. Les arguments d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;amour-propre et d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;autosatisfaction se brisaient contre cette unique parole: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Que faire, il faut supporter! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Les enseignements du père Joseph, héritier de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;expérience spirituelle du moine du Grand Schème Ambroise se différenciaient des enseignements de son maître dans la façon de les exprimer. Le staretz Ambroise était un homme instruit, il avait un caractère généreux et de ses paroles coulait une grâce particulièrement puissante. Elles attiraient par la luminosité de la pensée, le pittoresque, la vivacité et une gaieté &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; intelligente &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, derrière laquelle se cachaient une profonde sagesse &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; spirituelle &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; et une connaissance de la vie. Le staretz Joseph était la concentration même, son discours était discret et empli uniquement des enseignements des Saints Pères. Le staretz Ambroise disait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Le père Joseph me sera supérieur &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, sous-entendant, vraisemblablement, son humilité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;En plus de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; influence mystérieuse qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il exerçait sur les âmes par sa parole remplie de la grâce de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Esprit, le père Joseph avait reçu de Dieu le don de guérir les passions et les maladies corporelles ainsi que le charisme de la clairvoyance. Grande était la puissance des prières du staretz Joseph et ceux qui se remettaient avec foi à ses conseils passaient avec bonheur leur chemin terrestre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;En janvier 1894, le supérieur de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ermitage remit son âme à Dieu ainsi que le père spirituel des moines, le moine du Grand Habit Anatole. Selon le désir des frères, le moine du Grand Schème Joseph fut confirmé Supérieur de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage et père spirituel. Le staretz ne se démit jamais des préoccupations liées à sa fonction de Supérieur, il s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;intéressait à tout, n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;oubliant pas qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il aurait à rendre compte à Dieu de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;œuvre qui lui avait été confiée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Dans les affaires économiques, il faisait preuve de sens pratique et de prudence, il n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;aimait pas les excès. Il ne changeait rien, sauf en cas de nécessité absolue, de ce qui avait été instauré par les précédents startzy et ses prédécesseurs à la tête de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage. Vis-à-vis des frères, il se montrait ferme, sévère et exigeant. Il enseignait l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;humilité, la patience, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;obéissance sans hypocrisie et de manière générale ce que doit être la vie monastique. Il savait apaiser, réconforter et conduire toutes les âmes vers l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;obéissance, exigeant que la bénédiction soit demandée pour toute chose.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Parallèlement à ce mode de vie ascétique et son amour pour la simplicité et la discrétion, le staretz Joseph estimait beaucoup la science et l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;activité publique.Tout se qui touchait le domaine public et la vie de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;église l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;intéressait. Ayant de nombreuses relations dans ces milieux, il les exhortait à ne jamais fuir leurs devoirs. Il considérait que d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;avoir autour de soi des gens actifs et bons était aussi indispensable que d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;avoir de bons moines. Un novice de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage entra à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Académie Ecclesiastique&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;et quelqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un en exprima le regret: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Il est plus difficile d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;être un bon moine! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“Non, répondit le starets, être un bon évêque est encore plus difficile et de tels évêques en ce moment sont nécessaires, - la vie passée dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;a pas été vaine, elle lui sera utile &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le staretz Joseph rassemblait les lettres de son maître et les faisait éditer dans le journal intitulé: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Lecture utile à l&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;âme&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Dans le numéro de janvier 1898, ainsi que dans un tirage à part, avait été publié un extrait de la lettre du staretz Joseph à la rédaction du journal, sous le titre &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Gogol&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, Kiriéevskii, Dostoievsky et Léontiev et les startzy du monastère d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Optino Poustine &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Dans le même journal, numéro du mois d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;octobre 1901, dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;article paru sous le titre &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Les chrétiens orthodoxes peuvent-ils prier pour les chrétiens non-orthodoxes? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, avait été publiée la réponse du moine du Grand Schème Joseph à une lettre venant de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;étranger, écrite par une femme orthodoxe russe mariée à un protestant. Dans cette réponse est exposé l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;enseignement orthodoxe concernant la prière pour les hétérodoxes, tant de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Eglise qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;en privé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Pendant douze ans, le moine du Grand Schème Joseph, qui avait pris sur lui l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;exploit ascétique de la prière pour le monde entier, nourrissait son cœur par la prière incessante et confessait les moines et le supérieur de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage. Arriva l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;année 1905, riche en évènements tragiques. Le staretz fut souvent malade et il s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;affaiblissait. A la suite de la maladie qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il eut à surmonter en mai, il fut obligé de demander sa démission en tant que Supérieur de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage et par la suite de ses fonctions de confesseur. Le moine du Grand Schème Joseph n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;abandonna ni son ascèse et ni son&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;rôle de staretz jusqu'à la fin de sa vie. L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;archiprêtre Paul Levachev, qui eut la grâce de voir le staretz Joseph éclairé par la lumière du Thabor, certifie: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; J&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ai visité le monastère d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Optino Poustyne pour la première fois en 1907. J&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ai vu un vieillard d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;âge avancé, fatigué par une ascèse incessante, le jeûne et qui avait du mal à se lever de sa couche. A cette époque, il était malade. Nous nous sommes salués. Quelques secondes plus tard, j&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ai vu autour de sa tête une lumière extraordinaire à 1m50 du sol et un large rayon de lumière qui tombait sur lui d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;en haut, comme si le plafond était ouvert. Le rayon venait du ciel et il était semblable à la lumière qui entourait sa tête; le visage du staretz était éclairé de la Grâce Divine et il souriait. Je ne pouvais détacher mon regard d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;une vision aussi extraordinaire et j&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ai dit au revoir au père au moins dix fois, continuant à regarder ce visage illuminé par la Grâce, rayonnant d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;‘&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un sourire angélique et de cette lumière d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;‘&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un autre monde. La lumière que je voyais au-dessus du staretz ne ressemblait à aucune lumière terrestre, comme celle du soleil, de la lune, du phosphore, de la lumière électrique,etc..autrement dit, dans la nature, je n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;‘&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ai rien vu de semblable. Je m&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;‘&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;explique cette vision par le fait que le staretz était plongé dans une profonde prière et que la Grâce de Dieu a du descendre sur son Elu…Je transmets tout ce qui précède, comme étant la vérité absolue; il n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;‘&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;y a pas l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;‘&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ombre d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;une exagération&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;ou d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;‘&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;invention, ce que je certifie par le Nom de Dieu et par ma conscience de prêtre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; .&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;En février 1911, la Supérieure du monastère de Chamordino, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;higouménia Catherine,&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;remit son âme à Dieu. Les soucis du staretz augmentèrent et cela se répercuta sur sa santé; le 11 avril, son état empira. Le 20 avril, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;icône miraculeuse de la Toute Sainte Mère de Dieu dite &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Du Signe &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; (Znamenie), qui était à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ermitage, fut apportée dans la cellule du staretz et un office d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;actions de grâce fut célébré. Du monastère furent apportées l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;icône de la Toute Sainte Mère de Dieu de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Kazan &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; et la soutane de Saint Séraphin de Sarov. Deux jours plus tard, le staretz manifesta le désir de faire ses adieux aux moines de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ermitage, et, à leur suite, vinrent les moines du monastère, les moniales de Chamordino, de Belev, et les laïcs qui étaient ses enfants spirituels. Lorsque les moniales,en pleurs, demandèrent à celui qui s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;éteignait devant leurs yeux à qui il les confiait, il répondit: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; A Dieu &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;; Jusqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;à sa mort, le staretz resta tout à fait conscient. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le 9 mai au soir, le visage de celui qui s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;éteignait peu à peu s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;éclaira d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;une lumière d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un autre monde, une paix et une profonde sérénité s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;y gravèrent, ses lèvres continuant à prier. A 22h45, le staretz remit son âme à Dieu. Cette nuit-là, plusieurs moines le virent en rêve, le visage éclairé et joyeux. Les jours suivants, il apparut à plusieurs personnes et à la question: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Comment, père, est-ce possible, puisque vous êtes mort, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, il répondit: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Non, je ne suis pas mort, au contraire, à présent je suis tout à fait en bonne santé &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le 12 mai furent solennellement célébrés les obsèques du staretz et moine du Grand Schème Joseph et son cercueil déposé au pied de celui du staretz Ambroise; au dessus de leur tombe fut élevée une croix devant laquelle brûlait une veilleuse à la flamme perpétuelle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Depuis, par l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;intercession du staretz et moine du Grand Schème Joseph, qui avait trouvé grâce auprès de Dieu, et qui était vénéré comme un saint, eurent lieu une multitude de miracles et de guérisons.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;u&gt;EXTRAITS DES INSTRUCTIONS DU STARETZ JOSEPH&lt;/u&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;En enseignant la patience, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;humilité et l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;absence de méchanceté, le staretz Joseph donnait le premier l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;exemple de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;accomplissement de ces vertus. Pendant le demi-siècle de sa vie monastique, il eut beaucoup d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;afflictions et d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;épreuves, qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il supporta avec une telle sérénité et une telle tranquillité, que les personnes étrangères au monastère ne pouvaient même pas les soupçonner. Lorsqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on lui relatait des actes qui pouvaient troubler, le staretz disait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Que faire, il faut supporter; cela ne nous fera pas de tort, au contraire, nous n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;en tirerons que du profit si nous le supportons avec humilité &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Si l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on se plaignait de quelqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un ou le condamnait, il répondait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Ah, si nous étions meilleurs, tout irait mieux aussi pour nous &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Lorsqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on reconnaissait en confession condamner des personnes qui ne lui étaient pas favorables, il disait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Il ne faut pas condamner; car ce n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pas eux, mais l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ennemi qui les trouble; il faut prier pour eux &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Lorsqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on voulait le persuader de s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;adresser à des personnes qui avaient de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;admiration pour lui, parmi lesquelles se trouvaient des personnes influentes, il répondait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Pourquoi vais-je écrire et monter les gens du monde contre le monastère? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Le staretz Joseph aimait répéter et gardait toujours cette règle pleine de sagesse: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Si cette œuvre ne vient pas de Dieu, elle se détruira (Actes 5,38).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le staretz priait sans cesse et pratiquait la prière du cœur (l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;œuvre intérieure de la vie spirituelle). Son servant (syncelle) le surprenait souvent en train de prononcer à voix basse, avec beaucoup de piété et de contrition, la prière de Jésus. Le staretz n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;interrompait pas cette prière même en s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;occupant des visiteurs; il pria jusqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;au dernier jour de sa vie terrestre, jusqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;à son dernier souffle. Il invitait chacun à pratiquer cette prière, il disait que la prière est la seule œuvre indispensable pour tout chrétien. Il enseignait de la prononcer clairement, sans se presser. Le diable habituellement souffle des pensées (logismos) pour détourner l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;attention; alors, à ce moment, il faut, avec encore plus de ferveur, s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;enfoncer dans la prière; les pensées, c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est-à-dire le diable, fuira, brûlé par le terrible (pour lui) Nom de Jésus. Pour réussir dans la prière de Jésus, il faut être humble en tout: dans le regard, dans la démarche, dans les vêtements. Le staretz avertissait sévèrement les impatients et les inexpérimentés de ne pas essayer même d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;effleurer les hauts degrés de la prière. Il enseignait de suivre la voie de la prière graduellement, en commençant par la prière de Jésus prononcée à haute voix et, immanquablement avec le chapelet. Voici une de ses instructions écrites: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Vous me demandez de vous donner des instructions pour cesser d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;être distrait pendant la prière. Pour nous, pécheurs, il n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pas possible de ne pas être distrait du tout .Mais il faut essayer quand même, autant que possible, de concentrer son intellect, en l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;enfermant dans les paroles de la prière, c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est-à-dire, en comprenant le sens de chaque mot.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Il ne faut pas être troublé par la froideur et l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;endurcissement du cœur, il faut continuer à se forcer à la prière, reconnaissant être indigne de consolation et d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;attendrissement. Si la prière n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pas fervente, il ne faut pas en déduire qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;elle n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pas agréable à Dieu; parfois, une telle prière est même comptée à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;homme comme un exploit ascétique, si seulement l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;homme s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;humilie et se fait, de toutes les manières, des reproches devant Dieu &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Le staretz disait que la prière du cœur vient d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;elle-même à mesure que l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on se purifie et que l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on prend l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;habitude de la prière verbale, mais &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;même si tu n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;as pas obtenu complètement les fruits et la perfection de la prière, et que tu meurs sur la voie qui mène vers elle, alors cela est bon”. Ne recherche pas ce qui est haut; tout est donné, selon si ce qui plaît à Dieu &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Ayant acquis la patience, le starets conduisait également les autres par cette voie. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Par votre persévérance, vous sauverez vos âmes (Luc 21,19)", étaient ses paroles préférées. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Les consolations, même spirituelles, font plus de tort que de bien aux inexpérimentés&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; , disait-il, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; par elles l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;âme imperceptiblement s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;enorgueillit et, ayant pris cette habitude, faiblit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. A la question, quel est le vrai but que l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on doit avoir en priant, le staretz répondait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Le salut, demander d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;être pardonné, et non la consolation; prier non par vanité, mais pour supporter avec reconnaissance toutes les afflictions qui adviennent. Si nous recevons quelques consolations dans la prière, nous devons nous considérer encore plus fautifs et redevables, les ayant reçues gratuitement &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Toutes les instructions du staretz sont emplies de l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;esprit des enseignements des Pères. Pour les moines, il considérait que l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;obéissance et le fait de se faire des reproches à soi-même sont les plus hautes vertus, car elles font naître l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;humilité, qui établit Dieu dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;âme. Le staretz ne permettait à personne de refuser une obédience, en disant que celui qui jusqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;à la fin remplit l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;obédience qui lui a été désignée, devient digne d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;une fin bienheureuse. Lorsque quelqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un se plaignait de la difficulté de son obédience et des afflictions qui y étaient liées, il répondait avec un tendre amour paternel: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Et alors, pour la peine, vous serez martyrs &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;, et essayait de faire comprendre que chaque homme doit avoir de la patience en tout, à la place qui lui est allouée et, ceci, jusqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;à la fin. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Ce que tu as entrepris, disait-il, tu dois le garder et supporter tout ce qui advient; n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;abandonne seulement pas le lieu où Dieu t'a placé et fais toi toujours des reproches; ainsi, tu trouveras le salut &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;On disait au staretz: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Voilà, à nouveau une mauvaise récolte &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Oui, disait-il, il y a pénurie en tout, mais pas en péchés; Dieu envoie les mauvaises récoltes, parce qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;à présent on a cessé de respecter les jeûnes, même dans le peuple; alors ainsi, on est obligé de jeûner bon gré-mal gré&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;On demandait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Père, serons-nous avec vous dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;autre monde? Nous aiderez-vous et, en général, allez-vous répondre pour nous? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Oui, répondait le staretz, mais avec moi ne seront que ceux et je ne répondrai que pour ceux qui m&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ont obéi en tout sans discuter &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Quelqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un disait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Il aurait été préférable pour moi que, dans le monde et pendant le carême, je mange une demi-livre de viande, plutôt que de me rassasier de pain ici au monastère &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Le staretz objecta: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Même si tu manges deux livres de pain, tu ne pèches pas contre l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Ordo de la Sainte Eglise &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Une personne voulait prouver que Dieu peut pardonner un suicide. Le staretz dit: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Ce n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pas notre affaire de discuter sur ce sujet; le Seigneur peut pardonner, mais à nous il appartient de faire ce que la Loi prescrit. Comme les juges doivent condamner les criminels aux châtiments, le Roi peut aussi grâcier &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Le staretz disait: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Si on ne fait pas pousser un arbre, comment s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;attendre à avoir des fruits? L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;arbre sur lequel pousse le moine en son for intérieur est: -le carême, toutes formes d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;abstinence, assister aux offices, le travail corporel,- alors il donnera des fruits. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Comme le rayon de soleil ne peut pénétrer à travers le brouillard, ainsi les discours (ou paroles) d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un homme uniquement instruit, mais qui n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;a pas vaincu ses passions, ne peuvent agir sur l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;âme. Celui qui lui-même a vaincu ses passions et a acquis l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;intelligence spirituelle, celui-là, même sans instruction, a accès au cœur de chacun. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Cherchez avant tout le Royaume de Dieu et Sa justice, et tout le reste vous sera donné de surcroît &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; (Matth. 6,33). Les anciens moines agissaient dans cet esprit et le Seigneur leur fournissait l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;indispensable et même davantage..Ils donnaient toutes leurs forces dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;accomplissement des offices et de leurs obédiences, et le Seigneur pourvoyait à tous leurs besoins. Si, par contre, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on entre dans un monastère et que l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on ne pense qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;aux habits et à la nourriture, le Seigneur n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;envoie rien, à nous pécheurs. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Il est bon pour nous d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;être bousculés. L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;arbre qui est balancé par le vent, fortifie ses racines, tandis que celui qui est à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;abri tombe rapidement &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Faites une réserve de patience!. Il est dit “Par votre patience, vous sauverez vos âmes”. (Luc 21,19). Sans patience, même une maison provisoire ne peut être construite, d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;autant plus la vie éternelle..Et nous, nous cherchons ce qui est le plus facile. Ce qui est facile pour le corps n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pas bon pour l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;âme, et ce qui est bon pour l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;âme est difficile pour le corps..c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est ainsi qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il faut par l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;effort aller vers le Royaume Céleste &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Les afflictions -c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est notre voie-&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;nous suivront tant que nous ne parviendrons pas jusqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;à la patrie qui nous a été fixée, c'est-à-dire, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;éternité….Ce qui est triste, c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est que nous pensons peu à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;éternité et que nous ne pouvons donc pas supporter même un petit reproche verbal. Nous augmentons nous-mêmes nos peines, lorsque nous commençons à murmurer. Il faut de la patience et de la magnanimité en tout, comme une ancre l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pour le navire, afin que lors d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;une tempête, il ne se brise pas contre les rochers &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le staretz écrivait à un prêtre: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Vous écrivez que certains chez vous traitent, par les prières, les morsures de serpents. Il serait bon que vous regardiez ces prières. Car il y a des prières sans aucun sens, ou même avec un soupçon de blasphème. De telles prières ne peuvent que réjouir les démons, même s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il se peut qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;une certaine aide soit quand même apportée. Il faut prier à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;aide des prières utilisées et reconnues par la Sainte Eglise et, en plus, il convient mieux qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;elles soient lues par des prêtres de Dieu, et non par le simple peuple &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;On demanda un jour au staretz : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Il arrive qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;on rencontre un homme qui a tout l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;air d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;être clairvoyant, mais on a le sentiment que quelque chose n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pas tout à fait juste. Comment savoir si sa clairvoyance vient de Dieu? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;De telles personnes doivent être reconnues d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;après leur humilité &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; répondit le staretz, car l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ennemi peut donner à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;homme la clairvoyance, mais il ne donne jamais l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;humilité, car elle le brûle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Citons des extraits du journal d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un moine. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Père, dis-je, je suis vaincu par la paresse; je sais que cela n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pas bien mais je suis vaincu à nouveau &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Le staretz dit à cela: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Il est dit dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Evangile : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Le Royaume de Dieu est conquis par ceux qui se font violence &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; (Matth.11,12). Il faut donc se forcer en tout; les passions doivent être retranchées dès le début, lorsqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;elles sont jeunes, car à ce moment elles sont comme des petits chiots qui aboient - tu leur fais peur et ils se sauvent. Si on leur permet de se fortifier, elles vont, comme des lions, s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;élever contre toi et tu ne pourras pas lutter avec elles. J&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ai demandé: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; En quoi, mon père, faut-il davantage se forcer ou s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;abstenir? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Le staretz &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Dans le sommeil, la nourriture, la boisson, la parole; surtout,&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;il ne faut pas parler à l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;église &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Mon père! La pensée (logismos) me dit depuis longtemps: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Ne possède rien, ainsi que l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;enseignent les Saints Pères&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Le staretz répondit à cela: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Possède ce dont tu as besoin et ce qui est indispensable, mais n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;amasse rien de superflu, car si tu n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;as rien et que tu en es affligé, à quoi bon? Maintiens-toi plutôt dans le juste milieu. On peut posséder, mais il ne faut surtout pas s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;attacher à quoi que ce soit; il faut être comme celui qui n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;a rien; ainsi étaient les Saints &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Père! Comme j&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;aurai voulu être toujours accompli dans mon état, dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;exécution de mes promesses de moine et en général devant Dieu, dans toutes mes œuvres et mes actes. Parfois le cœur semble brûler pour Dieu et je suis prêt à accomplir Sa volonté, mais dès que la décision est prise de mener une vie attentive, l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ennemi immédiatement me dépossède; mon âme est affligée d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;une telle négligence. Quand est-ce que je commencerai à vivre correctement? Le temps passe”.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Le staretz:&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Que faire? Nous sommes fautifs devant Dieu; il faut prier pour cela. Tu sais ce qui est écrit chez Saint Macaire le Grand :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Il faut instamment crier vers Dieu, afin qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Il nous prenne en pitié et nous vienne en aide Lui-même, car par ,nos propres forces, par nous-mêmes nous ne pouvons rien faire de bon. Si nous prions souvent Dieu, L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;importunons, clamons notre peine avec beaucoup d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;humilité, alors le Seigneur nous aidera &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;Un jour, le père me dit: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Beaucoup pleurent, mais non pas sur ce qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;‘&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;il faudrait; il y en a beaucoup qui paraissent humbles, mais ne le sont pas vraiment &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Une fois, quelqu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;un dit au staretz: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Pourvu que vous viviez, père! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;.Le staretz répondit à cela: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt; Nous vivrons encore. Tant qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;une nouvelle arme n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;est pas préparée, le Seigneur ne reprend l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;ancienne &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;”&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;. Il faut nous efforcer nous-mêmes de vivre selon les commandements, sinon le Seigneur reprend les startzy et nous laisse orphelins. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;FIN&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"   style="font-family:Calibri;font-size:14;"&gt;15/09/2011&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:';font-size:12;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:';font-size:12;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-6205078863007011151?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/6205078863007011151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=6205078863007011151' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/6205078863007011151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/6205078863007011151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2011/10/staretz-joseph-doptino.html' title='Staretz Joseph d&apos;Optino'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-rISDRwTghhM/TqWsNHBJj5I/AAAAAAAAAx0/XBcsYHrF43k/s72-c/Saint%2BJoseph%2Bd%2527optino.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-5451638196993289123</id><published>2011-06-10T12:22:00.000-07:00</published><updated>2011-06-10T12:28:17.963-07:00</updated><title type='text'>STARETZ AMBROISE D'OPTINO POUSTIN</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-SBeBAnUUEks/TfJwNgCPPBI/AAAAAAAAAvc/hRo7ek9rEeo/s1600/1660755-2238809.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 234px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5616675062524361746" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-SBeBAnUUEks/TfJwNgCPPBI/AAAAAAAAAvc/hRo7ek9rEeo/s320/1660755-2238809.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Après la mort du starets Macaire en 1860, deux personnes lui succédèrent dans le startchestvo [la pratique de la paternité spirituelle] à Optino : le père Hilarion, recteur du skite [habitation de quelques moines] et le père Ambroise, qui assistait Macaire dans ses travaux d’édition de textes patristiques. Hilarion mourut en 1873 et Ambroise, disciple des startsi Léonide et Macaire, resta le seul continuateur de leur tradition. Nature extrêmement riche, le starets Ambroise réunissait dans sa personne les qualités de ses prédécesseurs. On peut dire qu’en lui le startchestvo d’Optino trouva son apogée.&lt;br /&gt;Alexandre Grenkov naquit le 21 novembre 1812 dans une famille cléricale : son père était lecteur dans une paroisse de village, au gouvernement de Tambov. La naissance du futur starets tomba le jour d’une fête paroissiale. Une multitude de paysans venus des localités voisines remplissait le village. " Je suis né dans la foule et je vivrai toujours au milieu de la foule ", disait le starets.&lt;br /&gt;Le jeune Alexandre, très doué pour les études, était d’une vivacité débordante. On le voyait gambader sans cesse dans les rues avec ses camarades, et pourtant, bien qu’il n’apprît jamais ses leçons, il fut toujours le premier à l’école paroissiale. Après l’école, il entra au séminaire de Tambov mais, son instruction une fois terminée, ne chercha pas à faire une carrière ecclésiastique. Le futur starets passa quelque temps comme précepteur dans une famille de propriétaires et occupa ensuite la place modeste de maître d’école dans son village natal.&lt;br /&gt;Gai et spirituel, Grenkov était aimé de tous. Cependant, à partir d’un certain moment, on commença à s’apercevoir qu’il cherchait souvent la solitude, s’éloignant dans le jardin ou montant au grenier pour prier. Encore au séminaire, tombé gravement malade, Alexandre avait fait voeu de prendre l’habit. Guéri, il ajournait toujours l’accomplissement de sa promesse et restait dans le siècle. Un jour, se promenant dans la forêt, il entendit clairement dans le bruit d’un ruisseau les paroles : louez Dieu, aimez Dieu. Le jeune instituteur alla voir un starets, le reclus Hilarion, connu dans toute la région de Tambov pour la sagesse de ses conseils inspirés. Le starets lui dit : " Va à Optino, tu y trouveras l’expérience " (jeu de mots intraduisible :oppyt= " expérience "). En 1839, pendant les vacances d’été, Grenkov visita le monastère d’Optino mais n’y resta pas. Il hésitait encore. À l’automne de la même année, après une soirée où il parut particulièrement gai ; Grenkov dit brusquement à l’un de ses amis : "Je ne peux plus rester ici. Je pars pour Optino." Quelques jours après, il quitta son village et fut reçu à Optino par le starets Léonide.&lt;br /&gt;Le novice, après avoir rempli pendant quelque temps des obéissances à la cuisine, fut désigné par le starets Léonide pour lui servir de lecteur. Il devait dire chaque jour, dans la cellule du starets, les prières prescrites par la règle monastique. On ne sait pourquoi le starets Léonide, en plaisantant, appelait son nouveau disciple " chimère. " En mourant, il le " remit de la main à la main " au starets Macaire. Alexandre Grenkov reçut le nom d’Ambroise lors de sa prise d’habit. Bientôt, il fut ordonné diacre. Une fois, près de l’autel, le starets Antoine, prieur du skite, demanda au jeune diacre : " Eh bien, vous vous habituez ? " Ambroise répondit avec désinvolture : " Grâce vos prières, mon père. " Mais le père Antoine acheva la phrase " ... à la crainte de Dieu. " Confus, le moine comprit la leçon.&lt;br /&gt;Ordonné prêtre, le père Ambroise ne resta pas longtemps attaché au service de l’autel. Il prit froid et, gravement malade, resta cloué au lit pendant plusieurs mois. Sa santé fut sapée pour toujours ; il resta infirme jusqu’à la fin de sa vie. Comme le père Macaire, il dut renoncer à dire la liturgie à cause de sa faiblesse extrême. La maladie tempéra la nature trop exubérante du père Ambroise ; elle l’obligea à rentrer en lui-même, à se consacrer au travail incessant de la prière intérieure. Il disait plus tard : " La maladie est très utile pour un moine. S’il est malade, il ne lui faut se soigner qu’un peu de temps en temps, juste dans la mesure nécessaire pour subsister. "&lt;br /&gt;Sachant le grec et le latin, le père Ambroise assistait le starets Macaire dans ses travaux d’édition des textes patristiques. Il continua ces occupations après la mort de son maître et publia plusieurs oeuvres de spiritualité, entre autresL’Échellede saint Jean Climaque. Mais les travaux d’érudition ne pouvaient suffire au tempérament trop actif du père Ambroise. Il cherchait une communion directe avec les êtres humains. Son esprit vif et pénétrant, enrichi par la connaissance de la littérature ascétique, s’intéressait à tout ce qui touchait aux hommes : à la vie secrète de l’âme, aussi bien qu’aux activités et préoccupations extérieures. Sous l’action de la prière constante, la perspicacité naturelle du père Ambroise se transformait en clairvoyance, ce don admirable de la grâce qui devait faire de lui une des figures les plus étonnantes du startchestvo russe.&lt;br /&gt;Bientôt, il n’y eut plus de secrets pour le starets Ambroise : " il lisait dans l’âme comme dans un livre. " Un visiteur pouvait garder le silence, se placer à l’écart, derrière le dos des autres, le starets connaissait néanmoins sa vie, l’état de son âme, le mobile qui l’avait amené à Optino. Ne voulant pas manifester ce don de clairvoyance, le starets posait habituellement des questions aux personnes qui voulaient le voir ; mais rien que sa manière d’interroger les visiteurs montrait qu’il était déjà au courant de tout. Parfois, la vivacité du starets Ambroise le poussait à révéler sans précautions ce qu’il savait. Ainsi un jour, il répondit vivement à un jeune artisan qui se plaignait d’avoir mal au bras : " Oui, tu auras mal au bras… Pourquoi as-tu frappé ta mère ? " Puis il se reprit, confus, et se mit à poser des questions : " Ta conduite est-elle toujours bonne ? Es-tu un bon fils ? N’as-tu jamais offensé tes parents ? "&lt;br /&gt;Très souvent le starets usait d’allusions discrètes, presque toujours sous une forme humoristique, pour laisser entendre aux gens que leurs défauts cachés lui étaient connus ; la personne qu’il visait ainsi était la seule à comprendre le sous-entendu. Une dame qui cachait soigneusement sa passion pour le jeu demanda une fois au starets Ambroise sa carte (photographie). Le starets sourit avec reproche ; " Que me dites-vous là ? Est-ce que nous jouons aux cartes dans le monastère ? " Ayant compris l’allusion, la dame avoua sa faiblesse. Une jeune fille, une étudiante de Moscou, qui n’avait jamais vu le starets, manifestait une grande animosité à son égard, le traitant de vieil hypocrite. Poussée par la curiosité, elle vint un jour à Optino et se plaça près de la porte, derrière les autres visiteurs qui attendaient. Le starets entra dans le parloir, fit une courte prière, regarda un moment l’assistance et, s’adressant à la jeune personne ; " Ah! mais c’est Véra, elle est venue voir le vieil hypocrite ! " Après une longue conversation en tête-à-tête avec Ambroise, la jeune fille changea d’opinion. Elle devint plus tard religieuse au monastère de Charmordino, fondé par le starets.&lt;br /&gt;Avec les indifférents, le père Ambroise ne perdait pas son temps : il les congédiait après une brève conversation, toujours en termes très courtois. En le quittant, ces visiteurs, venus uniquement par curiosité, disaient habituellement : " C’est un moine très intelligent. "&lt;br /&gt;Intelligent, le starets Ambroise l’était. Cette faculté, naturelle en lui, n’avait plus désormais de limites dans son exercice grâce au don du raisonnement qu’il avait acquis. Il savait apprécier chaque phénomène selon sa juste valeur. Homme spirituel, il pouvait, juger de tout, selon la parole de saint Paul (1 Co 2, 15). Cette qualité prêtait au père Ambroise une largeur de vues illimitée. Il n’y avait point de domaines fermés à son entendement où il aurait dû reculer faute de connaissance spéciale. Ainsi, un propriétaire dont les jardins ne rapportaient rien reçut des indications détaillées de la part du starets pour créer un système d’irrigation perfectionné.&lt;br /&gt;Actif et ingénieux, lui-même, Ambroise aimait les gens décidés et courageux ; il bénissait toujours les entreprises difficiles et risquées à condition qu’elles fussent honnêtes. Dans les affaires d’argent, dans les questions judiciaires les plus embrouillées, il avait toujours un conseil précis à donner. Il n’y avait pas pour lui de petites choses sans intérêt ; tout ce qui préoccupait son interlocuteur devenait l’objet unique de son attention. Une paysanne vint lui conter son malheur : les dindes de sa maîtresse crevaient l’une après l’autre et la propriétaire voulait la mettre à la porte. Le starets questionna avec patience la pauvre femme sur la manière dont elle nourrissait les dindes, puis lui donna quelques conseils pratiques. Les témoins de cette scène riaient ou s’indignaient contre la vieille qui avait osé ennuyer le starets avec ses dindes. Après avoir congédié la paysanne, Ambroise s’adressa aux assistants : " Que voulez-vous, toute sa vie est dans ses dindes ! "&lt;br /&gt;Jamais, devant les difficultés matérielles des gens simples qui venaient le voir, le starets Ambroise n’a dit : " Cela ne me regarde pas ; je ne m’occupe que des âmes. " Il avait le coeur attentif. Il possédait la faculté d’aimer sans bornes chaque personne humaine qui se trouvait en sa présence, en s’oubliant soi-même. Cet oubli incessant de soi-même devant le prochain constituait la vie choisie par le starets Ambroise. Il disait : " Toute ma vie, je n’ai fait que couvrir les toits des autres et mon propre toit est resté troué. " Mais la personne humaine ne peut atteindre sa perfection suprême qu’en cessant d’exister pour elle-même, en se donnant à tous. C’est le fondement de la parole évangélique qui, lorsqu’elle est vécue jusqu’au bout, est le foyer vivant et personnel de tout amour.&lt;br /&gt;Aucun défaut humain, aucun péché ne pouvait faire obstacle à l’amour du starets Ambroise : avant de juger, il compatissait et il aimait. C’est pourquoi les pécheurs allaient vers lui sans crainte, avec confiance et espoir. Une jeune fille, devenue enceinte, fut maudite et chassé de sa famille, par son père, un riche marchand. Elle vint chercher refuge et consolation auprès du starets Ambroise. Celui-ci l’accueillit avec douceur et la plaça chez ses amis, dans une ville voisine, où elle put mettre au monde son enfant. Le starets envoyait régulièrement de l’argent à la jeune mère qui venait le voir de temps en temps avec son fils. Sur le conseil du starets, la jeune femme, qui savait peindre, se mit à gagner son pain en faisant des icônes. Quelques années plus tard, le marchand se réconcilia avec sa fille et s’attacha à son petit-fils.&lt;br /&gt;Ambroise cherchait d’abord à soulager les êtres humains dans leur peine avant de les guider sur la voie de la justice. Vers la fin de sa vie, on l’entendit souvent dire à voix basse en hochant la tête : "J’étais sévère au début de mon startchestvo, mais à présent je suis devenu faible : les gens ont tant de douleur, tant de douleur !" Quand il accueillait ses nouveaux visiteurs, le starets allait toujours aux plus accablés, il choisissait ceux qui avaient le plus besoin de consolation et il trouvait les mots nécessaires pour leur rendre le courage, l’espoir, la joie de vivre. Également bon envers tous, manifestant de préférence son amour aux personnes désagréables, difficiles supporter, aux pécheurs endurcis, méprisés par la société, jamais il n’a désespéré devant l’abîme des péchés humains, jamais il n’a dit : " Je ne puis rien. "&lt;br /&gt;Le secret de la clairvoyance du père Ambroise résidait dans sa charité. Non seulement il aimait tous ceux qui venaient vers lui, mais il avait la faculté de s’identifier à eux, de sorte qu’il aimait également leurs proches, les objets auxquels ils étaient attachés, tout ce qui constituait leur vie. L’esprit du père Ambroise embrassait toute la vie intérieure et extérieure de la personne à laquelle il avait affaire : c’est pourquoi il pouvait guider avec assurance la volonté de l’homme en l’accordant avec celle de Dieu. Les destinées humaines lui étaient ouvertes ; on peut dire qu’il participait au conseil divin au sujet de chaque personne. Les exemples de cette connaissance des desseins providentiels sont très nombreux dans la pratique du starets Ambroise. En voici quelques-uns des plus typiques.&lt;br /&gt;Une jeune fille pauvre fut demandée en mariage par un riche marchand attiré par sa beauté. Le starets conseilla à sa mère de refuser le marchand disant qu’il avait en vue pour la jeune fille un parti infiniment meilleur. La mère se récria : " Il n’y a pas de parti meilleur pour nous ; ma fille ne peut tout de même pas épouser un prince. " " Le fiancé que j’ai pour ta fille est si grand que tu ne peux pas l’imaginer, insiste Ambroise, - refuse le marchand. " La mère obéit au starets ; elle dissuada le fiancé de sa fille. Quelques jours après, la jeune fille tomba subitement malade et mourut.&lt;br /&gt;Deux soeurs vinrent une fois à Optino. L’aînée, de nature renfermée, pensive, très pieuse ; l’autre, exubérante de joie, ne pensant qu’à son fiancée. L’une cherche à entrer dans un monastère, l’autre veut que le starets bénisse son bonheur conjugal. Ayant reçu les deux jeunes filles, le père Ambroise, sans rien dire, tendit à la fiancée un chapelet. Puis, il s’adressa sa soeur : " Pourquoi parles-tu de monastère ? Bientôt tu vas te marier. " Et il nomma une région éloignée où elle devait rencontrer son futur mari. Rentrée à Saint-Petersbourg, la fiancée apprit que celui qu’elle aimait l’avait trompée. Dans sa douleur, elle se tourna entièrement vers Dieu ; sa nature subit un changement profond ; elle renonça au siècle et entra dans un monastère. En même temps, sa soeur aînée fut invitée par une tante de province dont la propriété se trouvait à proximité d’un monastère de femmes. Elle y alla, pensant trouver l’occasion de prendre une connaissance plus proche de la vie monastique. Mais une rencontre qu’elle fit dans la maison de sa tente changea tout : la jeune postulante devint bientôt une épouse heureuse.&lt;br /&gt;Ceux qui connaissaient bien le starets Ambroise savaient par expérience personnelle qu’il fallait obéir à tout ce qu’il disait sans jamais le contredire. Lui-même avait coutume de dire : " Ne discutez jamais avec moi. Je suis faible, je pourrais vous céder et ce serait toujours nuisible pour vous. "&lt;br /&gt;On rapporte l’histoire d’un artisan qui, après avoir fabriqué une nouvelle iconostase pour l’église d’Optino, vint chez le starets Ambroise pour recevoir sa bénédiction avant de rentrer chez lui, à Kalouga, à 60 kilomètres du monastère. Les chevaux étaient déjà attelés, l’artisan était pressé de regagner son atelier sachant qu’une commande avantageuse l’attendait. Mais le starets, après l’avoir retenu longtemps, l’invita à revenir le lendemain, après la liturgie, prendre le thé dans sa cellule. L’artisan, flatté par cette attention du saint homme, n’osa pas refuser. Il espérait trouver encore, son client à Kalouga en y arrivant vers la fin de l’après-midi. Mais le starets ne voulut pas le laisser partir : il fallut que l’artisan revienne prendre le thé dans sa cellule encore une fois, avant les vêpres. Le soir, le père Ambroise renouvela son invitation pour le lendemain. L’artisan, très déçu, mais n’osant point protester, obéit de nouveau. Cette manoeuvre se renouvela pendant trois jours. Le starets congédia finalement l’artisan : " Merci, mon ami, pour m’avoir obéi. Dieu te gardera, va en paix. " Quelques temps après, l’artisan apprit que deux de ses anciens apprentis, sachant qu’il devait rentrer d’Optino avec une somme d’argent considérable, l’avaient guetté trois jours et trois nuits dans la forêt, près de la grand’route de Kalouga avec l’intention de le tuer.&lt;br /&gt;Les conseils du starets Ambroise, lorsqu’ils étaient suivis par ses enfants spirituels, dirigeaient les personnes humaines sur la voie où elles pouvaient s’épanouir pleinement, porter les fruits de la grâce. Un jeune prêtre fut nommé, selon son propre désir, dans la paroisse la plus pauvre du diocèse d’Orel ; mais, après un an d’existence difficile, il perdit courage et voulut être envoyé ailleurs. Avant de faire sa demande, le jeune prêtre vint consulter le starets Ambroise. L’ayant vu de loin, le starets lui cria : " Va-t-en, rentre chez toi, père ! Il est seul et vous, vous êtes deux. " Puis, expliquant le sens de ses paroles, il ajouta : " Le démon est seul à te tenter tandis que tu as Dieu pour t’aider. Rentre chez toi. C’est un péché que de quitter sa paroisse. Dis la liturgie chaque jour et n’aie aucune crainte : tout ira bien. " Le prêtre, encouragé, reprit son travail pastoral avec patience. Après de longues années, des dons merveilleux se relevèrent en lui : le père Georges Kossov devint un starets de grande renommée.&lt;br /&gt;La connaissance des desseins providentiels, le pouvoir sur les destinées humaines se manifestèrent d’une façon étonnante dans le starets Ambroise au moment où il entreprit la fondation d’un monastère de femmes à Chamordino. Sur le conseil du starets, une de ses filles spirituelles, la riche propriétaire Klutcharev, acheta le domaine de Chamordino à douze kilomètres d’Optino. Dans la pensée de la pieuse dame qui venait de prendre le voile, cette propriété devait assurer l’avenir de ses petites-filles, deux jumelles orphelines. Le starets Ambroise se rendait souvent à Chamordino, inspectant les constructions de la nouvelle maison des demoiselles Klutcharev. Bâtie d’après les indications du starets, cette nouvelle habitation seigneuriale avait plutôt la disposition d’un monastère. Les deux enfants s’y installèrent avec quelques femmes, anciennes serves des Klutcharev. Leur grand-mère, qui habitait à Optino dans un corps de logis attenant au monastère s’occupait de l’instruction des deux orphelines. Afin de leur faire venir une bonne éducation mondaine, elle voulut faire venir à Chamordino une gouvernante française. Mais le starets s’y opposa. Ne voulant pas affliger la grand-mère, il se garda de lui révéler la vraie cause de son refus. Mais il parla ouvertement à une amie de la famille Klutcharev : " Les petites ne vivront pas, lui dit-il. Ce n’est pas à la vie de ce monde, mais à la vie éternelle qu’il faut les préparer. Des religieuses vont leurs succéder à Chamordino qui prieront pour le repos de leurs âmes. "&lt;br /&gt;La grand-mère mourut en 1881 et, deux ans après, ses petites-filles, filleules et disciples du starets Ambroise, succombèrent ensemble de la diphtérie à l’âge de douze ans. Un an plus tard, en 1884, une communauté de religieuses s’installait à Chamordino. Attirées par la renommée du starets Ambroise, directeur spirituel des soeurs de Chamordino, des femmes de toutes les classes de la société demandèrent à entrer dans le nouveau monastère. Bientôt, le nombre des religieuses s’éleva à cinq cents. On dut construire en hâte de nouveaux corps de bâtiment pour loger les soeurs qui affluaient toujours, pour aménager un hospice donné aux femmes d’un grand âge, un orphelinat, une école. Le starets créa à Chamordino une grande famille unie par la prière et le travail. Il y venait souvent passer quelques jours au milieu de ses filles spirituelles ; les séjours prolongés du starets Ambroise à Chamordino provoquèrent le mécontentement des autorités ecclésiastiques : on fit remarquer que le starets ne devait pas priver de son aide les visiteurs qui venaient, de plus en plus nombreux à Optino. C’est un fait assez éloquent qui montre à quel point l’attitude de l’épiscopat à l’égard du startchestvo a changé depuis le temps du starets Léonide.&lt;br /&gt;La correspondance du starets Ambroise fut immense. Chaque jour, il recevait de trente à quarante lettres. On les disposait devant lui par terre et, avec son bâton, il désignait celles auxquelles il fallait répondre immédiatement. Souvent, il connaissait le contenu d’une lettre avant de l’ouvrir. Les personnes les plus diverses s’adressaient au starets. Une jeune artiste française, catholique romaine, lui écrivit de Saint-Petersbourg, cherchant une consolation spirituelle dans sa douleur : elle venait de perdre l’homme qu’elle aimait. Pour chacun, le père Ambroise trouvait les paroles nécessaires, celles qui vont droit au coeur, réveillant la personne humaine à la vie spirituelle. Si l’on considère le travail quotidien fourni par ce vieux moine infirme, le nombre de lettres auxquelles il répondait, la quantité de visiteurs qu’il recevait, en trouvant chaque fois une réponse juste, une issue simple dans les situations les plus compliquées, on se rend compte qu’un effort purement humain ne pouvait suffire à cette tâche. L’oeuvre d’un starets est inconcevable sans le concours incessant de la grâce divine.&lt;br /&gt;Les incroyants, les chercheurs de Dieu, si nombreux dans l’intelligentsia russe vers la fin du siècle dernier, venaient auprès du starets Ambroise, dont la seule présence rallumait leur foi éteinte. Un homme qui avait passé des années à chercher la vraie religion et ne l’avait pas trouvée chez Tolstoï, vint enfin à Optino, " rien que pour voir ". " Eh bien, regardez, " lui dit le starets se dressant devant lui et le fixant avec ses yeux pleins de lumière. L’homme se sentit comme réchauffé par ce regard. Il resta plusieurs mois à Optino. Un jour, il dit au starets : " J’ai trouvé la foi. "&lt;br /&gt;Toutes les voies spirituelles de la Russie au déclin du XIXesiècle passent par Optino. Vladimir Soloviev et Dostoïevski y sont venus. La rencontre avec le starets n’a laissé aucune trace dans l’oeuvre de Soloviev. Ce métaphysicien dont la pensée cherchait une synthèse chrétienne, tout en évoluant dans le cercle de l’idéalisme néoplatonicien et allemand, ce grand visionnaire qui vivait dans une tradition mystique étrangère à celle du christianisme, cet utopiste épris de l’idée théocratique, était insensible à la tradition vivante de l’Orthodoxie, aux réalités historiques de l’Église russe de son époque. Il est passé à côté du startchestvo sans le remarquer. Pourtant, dans sonRécit sur l’Antichrist, saisi de cette angoisse apocalyptique qui marqua la fin de sa vie, Soloviev représentera l’apôtre saint Jean, témoin de l’Église d’Orient, revenu vers la fin des temps, sous les traits d’un starets russe.&lt;br /&gt;La même image du moine russe se présenta à l’esprit de Dostoïevski lorsqu’il voulut incarner dans son oeuvre l’idéal de la sainteté. Il ne pouvait pas ne pas penser à sa rencontre avec le starets Ambroise en créant le personnage du starets Zossime dansLes frères Karamazov. Tout le décor extérieur, la description du monastère jusqu’aux moindres détails, l’attente des visiteurs, la scène de la réception chez le starets, font penser à Optino. Mais le starets Zossime n’a presque rien de commun avec le père Ambroise. C’est une figure assez pâle, trop idéalisée pour être un portrait peint sur le vif. Zossime reproduit plutôt quelques traits de saint Tikhon de Zadonsk (XVIIIesiècle) ; de fait, Dostoïevski s’est servi des écrits de l’évêque de Voronège en rédigeant les enseignements du starets Zossime.&lt;br /&gt;Constantin Léontiev, ce grand antagoniste de Dostoïevski, affirmait queLes frères Karamazovn’ont pas trouvé de crédit à Optino. Ce christianisme en couleurs roses aurait, selon Léontiev, une empreinte de sensibilité maladive étrangère à l’esprit du monachisme russe. Cette remarque est juste dans une certaine mesure : le génie trouble, dionysiaque de Dostoïevski n’était pas fait pour apprécier le sobriété spirituelle si caractéristique pour le startchestvo en général et surtout pour Optino à l’époque du starets Ambroise. Mais, d’autre part, on peut se demander si Léontiev lui-même a jamais compris la tradition johannique de la spiritualité russe incarnée par saint Séraphim de Sarov et le starets Ambroise. En effet, Léontiev cherchait autre chose dans l’Orthodoxie : épris de la beauté païenne de l’être créé, esthète craignant que le progrès du christianisme n’aboutisse à l’appauvrissement des formes naturelles de la vie, Léontiev ne pouvait désirer la transfiguration de la créature. Dans l’Église, il cherchait uniquement son salut individuel, un idéal ascétique, des paroles austères sur la mort, sur la vanité de toutes choses, la crainte de Dieu qu’il pourrait opposer à son attachement passionné au cosmos non purifié, à son admiration devant la " beauté fallacieuse et captivante du mal ".&lt;br /&gt;Rien de plus étranger à l’esprit d’Optino que le christianisme de Léontiev. Et pourtant, ayant une fois rencontré le starets Ambroise, cet homme fantasque et passionné n’a plus voulu le quitter : il passa quinze ans dans la petite maison qu’il se fit construire dans l’enceinte du monastère. Sur le conseil du père Ambroise, Constantin Léontiev se fit moine au monastère de la Trinité-Saint Serge en 1890.&lt;br /&gt;D’autres maîtres de la pensée russe ont ressenti l’attrait irrésistible d’Optino. Léon Tolstoï a eu quelques entretiens avec le starets Ambroise. Excommunié, solitaire, malade, c’est encore à Optino qu’il viendra, dans un élan d’angoisse, quelques jours avant sa mort, pour rôder autour du skite sans oser y entrer… Strakhov, Rozanov, combien d’autres encore, à un moment de leur vie, se sentirent attirés vers Optino, porté à l’apogée de sa gloire par le starets Ambroise.&lt;br /&gt;Le père Ambroise était de taille moyenne, mais très voûté. Il marchait péniblement en s’appuyant sur une canne. Infirme, la plupart du temps il restait allongé et recevait les visiteurs à demi-couché sur son lit. Beau dans sa jeunesse, le starets avait un visage pensif quand il restait seul, gai et animé en présence des autres. Ce visage changeait sans cesse d’expression : tantôt le père Ambroise regardait son interlocuteur avec tendresse, tantôt il partait d’un rire jeune et communicatif, ou bien il penchait la tête et il écoutait en silence ce qu’on lui disait pour rester ensuite quelques minutes dans une méditation profonde avant de prendre la parole. Les yeux noirs du starets fixaient celui à qui il parlait et on sentait que ce regard pénétrait jusqu’au fond de l’être humain, que rien ne pouvait lui rester caché ; pourtant, on éprouvait un sentiment de bien-être, de détente intérieure, de joie. Toujours affable et gai, plein d’humeur, le starets Ambroise avait une plaisanterie sur les lèvres même aux heures de fatigue extrême, vers la fin de la journée, quand il avait parlé douze heures de suite aux visiteurs qui se succédaient dans sa cellule. Chaque matin, il se préparait à sa tâche quotidienne en priant seul dans sa cellule. C’étaient les seuls moments où le père Ambroise ne laissait entrer personne, ne voulant pas qu’on le vit pendant sa prière. Les personnes qui essayèrent de pénétrer chez lui malgré cette défense expresse ont vu le starets assis sur son lit, plongé dans la prière ; son visage exprimait une joie indicible ; la présence de Dieu était tellement manifeste que les visiteurs n’osèrent point rester un instant de plus dans la cellule. Un jour, un hiéromoine du skite, entrant chez le père Ambroise à l’heure de sa prière, vit la face du starets resplendir d’une lumière insupportable au regard humain.&lt;br /&gt;Pour éviter toute manifestation trop éclatante de sainteté, le starets Ambroise n’opérait jamais de guérisons ; il envoyait les malades à un puits béni où ils recouvraient la santé après une immersion. Mais les signes miraculeux se multipliaient. Un jour, lorsque les gens se pressaient dans la cour du monastère pour recevoir la bénédiction du starets, on entendit quelqu’un pousser un cri de surprise : " C’est lui, c’est lui ! " Ayant aperçu l’homme qui criait, le starets devint tout confus, mais il était trop tard pour dissimuler le fait : l’homme a reconnu dans le père Ambroise le vieillard qui lui était apparu en songe, quelques jours auparavant, l’invitant à venir à Optino pour recevoir une aide efficace dans sa situation désespérée.&lt;br /&gt;Un autre cas d’apparition du starets Ambroise à une personne qui avait besoin de lui est encore plus étonnant. Il faut dire que le starets, infirme, ne quittait presque jamais Optino, sauf pour se rendre à Chamordino. C’est dans ce monastère, au milieu de ses filles spirituelles, qu’il passa la dernière année de sa vie. À cette époque, un pauvre gentilhomme de province, accablé d’une famille nombreuse, ayant perdu sa place d’intendant chez un riche propriétaire, eut l’idée de se rendre à Optino. Il espérait que le starets Ambroise dont il avait beaucoup entendu parler pourrait le tirer d’embarras. Un jour, il aperçut par la fenêtre un vieux moine-pèlerin qui passait devant sa maison en s’appuyant sur une canne. Selon l’habitude pieuse des campagnards russes, le gentilhomme fit entrer le vieux moine et lui offrit à manger. Il lui conta ses peines et lui exprima son désir d’aller à Optino. Le vieux pèlerin dit à son hôte que le père Ambroise se trouvait à Chamordino et lui conseilla de s’y rendre au plus vite s’il voulait trouver le starets encore vivant. Le pèlerin venait de sortir lorsque la maîtresse de la maison voulut le retenir jusqu’au lendemain. On courut le chercher, mais le vieillard avait disparu. Quelle fut la surprise du pauvre gentilhomme à Chamordino lorsqu’il reconnu dans le starets Ambroise le vieux pèlerin qu’il avait accueilli chez lui quelques jours auparavant. Il se prosterna devant le starets, voulant tout révéler, mais le starets lui coupa la parole : " Tais-toi, tais-toi ", et il ajouta en désignant une dame qui se trouvait dans la foule des visiteurs : " Tu seras intendant dans sa propriété. "&lt;br /&gt;Venu à Chamordino dans l’été de 1890, le starets Ambroise, tombé malade, dut y rester tout l’hiver. Au printemps de 1881, il se sentit un peu mieux, mais une faiblesse extrême l’empêchait de rentrer à Optino. Il continuait à recevoir les visiteurs du matin au soir bien que sa voix fut devenue si faible qu’on entendait à peine ce qu’il disait. Les moines d’Optino réclamaient le retour du starets dans son monastère, on parlait même de l’y ramener de force, mais le père Ambroise répondait qu’il restait à Chamordino par une volonté expresse de Dieu et qu’il mourrait en route si on le menait à Optino. L’évêque de Kalouga exigea à son tour le retour du starets dans le skite. Vers la fin septembre, il manifesta son désir de se rendre personnellement à Chamordino pour parler raison au père Ambroise. Les soeurs, se préparant à recevoir l’évêque, demandèrent au starets ce qu’il faudrait chanter lors de son entrée solennelle. Le starets répondit : " Nous lui chanterons ‘Alléluia’. " Il dit aussi qu’il avait l’intention de rencontrer l’évêque au milieu de l’église, ce qui était contraire aux usages.&lt;br /&gt;L’état du malade s’aggrava. Il perdit totalement l’ouïe de sorte que les visiteurs qui ne cessaient de l’assiéger même sur son lit de mort durent écrire leurs questions sur une grande feuille de papier. À partir du 6 octobre, on attendit la fin d’une heure à l’autre. Le starets reçut l’onction des malades et communia, assisté par son disciple et successeur, le père Joseph d’Optino. C’était le 9 octobre. L’archimandrite Isaac, abbé d’Optino, qui vint pour la dernière fois rendre visite au grand starets, fondit en larmes en le voyant. le lendemain, le moribond resta sans mouvement. Le 10 octobre, à onze heures et demi, après la lecture des prières du trépas, le starets Ambroise leva le bras, fit le signe de la croix et cessa de respirer. Son visage était clair, ses lèvres gardaient un sourire de joie profonde.&lt;br /&gt;À ce moment, l’évêque de Kalouga quittait sa ville pour se rendre à Chamordino. En route, il reçut le télégramme lui annonçant la mort du starets. Lorsque, trois jours après, l’hiérarque fit son entrée dans l’église de Chamordino, le choeur chantait l’Alléluia de l’office funèbre. Le cercueil ouvert du père Ambroise se trouvait au milieu de l’église.&lt;br /&gt;Longtemps avant sa maladie, le starets avait averti le père Joseph que sa dépouille, contrairement à celles de ses prédécesseurs Léonide et Macaire, dégagerait une odeur de putréfaction. " Cela m’arrivera, disait-il, parce que j’ai eu trop de gloire imméritée durant ma vie. " En effet, au début, une odeur se fit sentir, mais elle disparut progressivement. Au jour de l’enterrement, le corps du starets exhalait un parfum étonnant. Plus de huit mille personnes vinrent saluer ce corps qui resta exposé pendant quatre jours. Chacun cherchait à faire placer un instant sur la dépouille du starets un mouchoir ou un pan d’étoffe pour le conserver ensuite comme un objet sacré. Les monastères d’Optino et de Chamordino se disputaient la sépulcre du père Ambroise ; le Saint Synode, mit au courant de ce litige, se prononça en faveur d’Optino.&lt;br /&gt;Le 14 octobre, sous une pluie d’automne, le corps du starets Ambroise fut transporté à Optino. Le cercueil, porté haut sur les épaules, dominait la foule immense. Dans tous les villages, le clergé et le peuple venaient se joindre à la procession avec des icônes et des bannières. On s’arrêtait de temps en temps pour faire des litanies. Ce convoi mortuaire ressemblait plutôt à une translation de reliques. On remarqua que les grands cierges, qui entouraient le cercueil, ne s’éteignirent pas en cours de route malgré l’intempérie.&lt;br /&gt;Quelques années avant sa mort le starets Ambroise avait fait peindre une icône de la sainte Vierge bénissant les blés moissonnés. Il l’appela Notre Souveraine Moissonneuse, et institua sa fête le 15 octobre. Ce fut justement le jour où son corps devait être livré à la terre.&lt;br /&gt;Le starets Ambroise fut enterré près de l’église du monastère d’Optino, à côté de son maître, le starets Macaire. Plus tard, une chapelle fut érigé sur sa tombe où des lampes brûlaient perpétuellement devant les icônes de la Vierge et de saint Ambroise de Milan, patron du starets. Sur la pierre tombale, on grava les paroles de saint Paul : " J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. "&lt;br /&gt;Article paru dans la revueContacts, XIV (1962).Reproduit dans Vladimir Lossky et Nicolas Arseniev,La paternité spirituelle en Russie aux XVIIIe et XIXe siècles.Éditions de l’Abbaye de Bellefontaine, 1977.&lt;br /&gt;LA CANONISATION DU STARETS AMBROISE&lt;br /&gt;Le starets Ambroise (Amvroisi en russe) fut canonisé par l’Église orthodoxe russe en 1988, en même temps que ses prédécesseurs Léonide et Macaire, à l’occasion du millénaire du baptême de la Rus-Kiev. Sa fête est célébré le 10 octobre.&lt;br /&gt;Tropaire de saint Ambroise d’Optino (ton 5)&lt;br /&gt;Fontaine d’où coule la santé, Père Ambroise, vers toi nous accourons : fidèlement tu nous diriges en effet sur la voie du salut, nous gardant de tout malheur par tes prières, nous visitant dans les maladies de l’âme et du corps, de plus nous enseignant l’humilité, la patience, la charité ; sans cesse prie l’ami des hommes, le Christ, et notre ardente Protectrice, la Mère de Dieu, de sauver nos âmes.&lt;br /&gt;Kondak de saint Ambroise d’Optino (ton 2)&lt;br /&gt;Ayant accompli les préceptes du suprême Pasteur, en héritage tu as reçu la grâce du starets, dans la compassion de ton cœur pour tous les fidèles qui s’approchaient de toi ; c’est pourquoi nous aussi, tes enfants, nous te chantons avec amour : Ambroise, Père saint, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-5451638196993289123?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/5451638196993289123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=5451638196993289123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/5451638196993289123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/5451638196993289123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2011/06/staretz-ambroise-doptino-poustin.html' title='STARETZ AMBROISE D&apos;OPTINO POUSTIN'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-SBeBAnUUEks/TfJwNgCPPBI/AAAAAAAAAvc/hRo7ek9rEeo/s72-c/1660755-2238809.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-7032862763676396816</id><published>2010-01-20T14:36:00.000-08:00</published><updated>2010-01-20T14:42:33.779-08:00</updated><title type='text'>DE L'ÂME HUMAINE ET DU CHRETIEN ORTHODOXE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HWVYjFrHd34/S1eG0BQj-tI/AAAAAAAAAlo/-lyQxxfUQXk/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 93px; height: 119px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HWVYjFrHd34/S1eG0BQj-tI/AAAAAAAAAlo/-lyQxxfUQXk/s320/images.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5428956104067644114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:right 845.25pt"&gt;&lt;span style="font-size: 25.0pt;mso-bidi-font-family:Arial;mso-bidi-Times New Roman&amp;quot;font-family:&amp;quot;;font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;                          &lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Georgia, serif;font-size:16px;"&gt;SAINT JEAN DE CRONSTADT&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:right 845.25pt"&gt;&lt;span style="font-size: 25.0pt;mso-bidi-font-family:Arial;mso-bidi-Times New Roman&amp;quot;font-family:&amp;quot;;font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Georgia, serif;font-size:16px;"&gt;                                                         &lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-style: italic; font-size:15px;"&gt;(Extrait de son Journal, 1894‑1899)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:right 845.25pt"&gt;&lt;span style="font-size: 11.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;L'âme de l'homme est créée à l'image et à la ressemblance de Dieu. C'est là sa dignité et son plus grand sujet d'honneur. La sainteté et la lumière, la justice, la simplicité, la bonté, la douceur, l'humilité, l'absence de méchanceté, la spiritualité, la vigilance, la prière, l'amour ardent de Dieu, tout cela était inné chez elle. Jusqu'à la chute honteuse et pernicieuse, Dieu Lui‑même avait fait Sa demeure dans les premiers hommes. L'Esprit Saint les parait, les éclairait, les consolait. Mais avec la chute, l'âme se modifia totalement : elle devint pécheresse, ténébreuse, maligne, voluptueuse, orgueilleuse, méchante, envieuse, désobéissante, inamicale, avide, adultère, s'aimant elle‑même au lieu d'aimer Dieu. Mais puisqu'elle avait été séduite et dépouillée par le Diable, le meurtrier déchu, le repentir lui fut accordé ; elle peut désormais se relever lumineusement de la chute par la grâce et la miséricorde de Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Sois attentive, âme chrétienne ! Le Seigneur t'a honorée d'un amour suprême. L'Epoux t'a choisie pour fiancée à des fiançailles incorruptibles, spirituelles, immaculées, éternelles et bienheureuses. Tu dois Lui rester fidèle chaque jour, à chaque instant, jusqu'à ton dernier souffle. Et là‑bas, dans l'éternité, tu seras pour toujours en sûreté dans un continuel présent. La vie ici‑bas est brève, mais c'est par elle que s'achète l'éternité. Ne t'endors pas, ne t'affaiblis pas, ne trahis pas Dieu, ne te souille pas par les passions terrestres et charnelles. Prie, jeûne, fais des bonnes œuvres. &lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-family:Arial;mso-bidi-Times New Roman&amp;quot;font-family:&amp;quot;;font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:8.0pt;mso-bidi- font-family:Arial;mso-bidi-Times New Roman&amp;quot;font-family:&amp;quot;;font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;L'homme, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu avec une âme immortelle, raisonnable et libre, élevé au‑delà de toute mesure au‑dessus de toutes les créatures déraisonnables, prédestiné à la béatitude éternelle par l'accomplissement du commandement de Dieu et la soumission de sa volonté imparfàite et limitée à la volonté céleste, très sage, et infiniment parfaite de Dieu, fut séduit par le fruit défendu et tomba dans le péché de désobéissance, d'orgueil, d'insubordination, par manque d'attention, ingratitude et corruption, le bien et le mal. Si elle aime le monde, elle éprouve de l'inimitié pour Dieu. L'amitié pour le monde est inimitié contre Dieu (Jac.4,4). Pour détourner l'homme de l'amour de Dieu, des choses saintes et de la vérité, l'ennemi dirige avec malignité et violence ses pensées et son cœur vers le monde, l'amour terrestre et impur, le lustre et la douceur de la terre, et surtout la douceur féminine et la beauté, car l'homme est passionnel et réfléchit peu. C'est pourquoi ceux qui désirent sincèrement servir Dieu et Lui plaire doivent dédaigner les jouissances terrestres, la richesse de ce monde et sa pompe, et diriger leurs cœurs vers les jouissances célestes et élevées, vers la beauté céleste et incorruptible, vers la lumière sans déclin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Homme ! Essaie de toutes tes forces d'implanter, de développer et d'affermir dans ton âme l'amour et une sincère bienveillance pour chaque homme ! Chasse toujours et sans pitié de ton cœur toute envie ou malveillance, qui engendreront le mépris, l'inimitié, ou la haine, ces engeances du Diable. Laisse au juste Juge qui scrute les cœurs le soin de juger les hommes iniques. De ton côté, prie pour eux avec zèle, afin qu'ils se tournent vers la justice pour ne pas périr et pouvoir être sauvés. Il arrive que nous nous irritions contre les hommes iniques, que nous les jugions sévèrement, que nous leur souhaitions un châtiment ou des souffrances, et même la mort, en oubliant qu'ils ont une âme raisonnable capable de sentiment, d'amour, de repentir, d'amendement, d'amélioration. Essaie de toutes tes forces de donner de l'amour à tous, de souhaiter du bien à chacun, afin qu'on t'en souhaite à toi aussi et qu'on t'aime. Imite non le mal (le Diable) mais le bien (Dieu) (3Jn. 1, 11).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Garde ton cœur pur plus que toute autre chose car de lui viennent les sources de la vie (Prov.4,23). Ne laisse pas pénétrer dans ton cœur les convoitises terrestres et passionnelles. Une petite convoitise passagère souille l'âme et la sépare de Dieu. Fais en sorte que ton cœur soit constamment attiré vers le ciel et non vers la terre, vers Dieu et non vers les idoles, afin qu'il désire l'incorruptibilité, l'amour, la vertu, la douceur, l'humilité, la simplicité, l'absence de méchanceté, et non la corruption terrestre, fut‑elle douce ou brillante. La corruption terrestre nous met constamment en danger. L'homme pécheur est attiré vers tout ce qui est défendu. Garde ton cœur de la colère, de la méchanceté, de l'envie, de la volupté, de l'orgueil, de la présomption, et de la tendance à se mettre en avant devant les autres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;L'attachement déraisonnable de l'âme à la vie d'ici bas brise son intégrité, sa paix, sa liberté et sa santé, alors qu'elle tend naturellement vers Dieu, qui l'a créée. Alors surviennent des tribulations, des afflictions et des blessures. Elle tombe dans une vanité infinie et se détache de Dieu. L'amitié pour le monde est inimitié contre Dieu. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui (IJn.2,15). Tout m'est permis mais je ne me laisserai dominer par rien (lCor.6,12).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Tout est accompli ! Le conseil éternel a été tenu. La volonté de Dieu sur le salut du genre humain a été réalisée. Le conseil du serpent assassin sur la perdition du genre humain et les œuvres du Diable ont été détruites. L'homme est sauvé ! L'existence bienheureuse avait été perdue, mais une existence meilleure, plus heureuse encore, a été accordée aux cieux dans l'avenir : la divinisation. L'homme, qui avait d'abord désiré être Dieu, ne l'est pas devenu, et a perdu même ce qu'il avait. Mais Dieu est devenu Homme afin que l'homme devienne dieu. Ô, merveilleux conseil divin, que Tes œuvres sont ineffables ! A présent, il dépend de la volonté de l'homme lui‑même d'être sauvé ou de périr.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Notre créateur, l’Initiateur des combats, a établi dès le commencement que le temps de notre vie terrestre était un temps de préparation à l'éternité, un temps d'apprentissage, un temps de combats et d'exploits, un temps de guerre spirituelle, et non un temps d'inaction, d'oisiveté, de vaines préoccupations. Il a également établi que notre état futur et immortel serait un état de rétribution, de gloire et de béatitude éternelle, ou bien un état de déshonneur éternel, de souffrances terribles endurées pour l'inaction, la paresse, la négligence et les autres innombrables péchés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:12.75pt right 733.7pt"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;    &lt;/span&gt;Chaque chrétien, chaque chrétienne, doit connaître et bien mémoriser la véritable destination que le Créateur de toutes choses en ce monde a assignée aux puissances de l'âme et aux membres du corps : le bien personnel, le bien d'autrui et la gloire de Dieu. Mais nous, à cause de nos passions, de nos péchés et de la cécité de notre âme, nous oublions l'objectif bienfaisant du Créateur et détournons Ses bonnes intentions vers le mal, vers notre perdition&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:12.75pt right 733.7pt"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;et celle des autres, soit en dépassant la mesure, soit en œuvrant de façon inopportune, soit en travaillant à contre sens. Et alors, que de nuisances morales ou physiques, que de désordre, que de corruption de l'âme et du corps !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:12.75pt right 733.7pt"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Chez le véritable chrétien, tout, dans son esprit, dans son corps, et dans sa vie, prend un tour à part : ses pensées sont spirituelles et saintes, ses désirs célestes et spirituels, sa volonté juste, sainte et bonne, son imagination pure et sainte, sa mémoire autre, son regard pur, simple, saint, sans malignité. Bref, le chrétien doit être un homme différent, céleste, nouveau, saint, vivant divinement, pensant, sentant, parlant, agissant par l'Esprit de Dieu. Tels sont les saints. Lisez leur vie, écoutez, instruisez‑vous, imitez !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Scrute avec davantage d'attention ton monde intérieur et spirituel, plein d'intérêts intellectuels et moraux, et ne sois plus attiré par le monde extérieur, matériel, temporel. Le ciel et la terre passeront, est‑il dit dans les paroles immuables du Créateur, mais Mes paroles ne passeront point (Mc. 13,3 1). Dans ce monde intérieur, beaucoup de labeur et d'efforts t'attendent. L'homme en effet pervertit l'ordre spirituel et les lois de la création, et son âme et son corps s'en trouvent corrompus. Le royaume de Dieu est au milieu de vous (Lucl7,21). Le royaume des cieux souffre violence et les violents s'en emparent (Mt. 11, 12). Souviens‑toi du figuier stérile (Mt.21,18‑22), de la vigne et du Vigneron (Mt.21,33‑43), du serviteur redevable à son Maître d'une multitude de talents (Mt. 18,28‑3 5).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent ; quiconque prononce le Nom du Seigneur, qu'il s'éloigne de l'iniquité (2Tim.2,19). Qui sont ceux qui Lui appartiennent ? Ceux qui vivent non pour la chair et le sang, mais par l'esprit et l'intelligence du Seigneur, qui combattent leurs passions et les vainquent, qui œuvrent pour la justice, qui réfléchissent à ce qui est élevé et ne regardent pas en bas, qui ont constamment dans leur cœur les commandements du Seigneur et les suivent infailliblement (ou bien se relèvent immédiatement s’ils chutent par faiblesse ou par habitude), qui donnent leur vie pour le Seigneur et ne refusent pas de mourir pour Lui, pour la justice et la vérité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Dans cette vie d'épreuves et d'exploits spirituels, le chrétien se tient constamment entre deux courants : le bien et le mal, l'épreuve et la tribulation venant des ennemis et la consolation et l'aide venant de Dieu. C'est une sorte de compétition entre Dieu, qui est juste, saint et magnanime, et l'ennemi malin et totalement pernicieux. Tantôt l'homme est sous l'influence de l'ennemi, tantôt sous la grâce de Dieu. L'ennemi l'entraîne vers des fautes et des péchés de toutes sortes, et le Seigneur pardonne aux pécheurs qui se repentent, les purifie, les sanctifie, les justifie, les apaise, les renouvelle et les fortifie. Cette compétition et la victoire de la grâce sur le péché ont lieu surtout pendant la Liturgie Eucharistique, ce merveilleux, pacifiant et sanctifiant sacrifice de Dieu, la miséricorde de paix, le sacrifice de louange.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Ce n'est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde des ténèbres (Eph.6,12). Notre vie sur la terre est une guerre, une guerre permanente. Nos ennemis invisibles nous combattent constamment à travers nos innombrables passions. Notre chair elle‑même, soumise aux passions, nous combat aussi. Le monde adultère et pécheur nous combat par ses tentations, ses injustices. Notre chair nous combat par l'amour de nous‑mêmes, par les plaisirs, par la paresse pour la prière et toute bonne oeuvre, par l'hypocrisie, la malignité, la dissimulation, la volupté, les pensées d'adultère, la convoitise, la méchanceté, la rancune, la malveillance, l'envie, l'irritation, l'acédie, le murmure, la lâcheté, le mensonge, la tromperie, l'injustice, les pensées blasphématoires, la passion de juger les autres, l'intempérance, l'ivrognerie, la gourmandise, l'avidité, l'impiété, la libre pensée, l'insoumission, la désobéissance, la Froideur, le zèle pour tout péché et l'éloignement de tout bien. C'est pourquoi notre Seigneur a dit dans l'Evangile : le Royaume des Cieux souffre violence et les violents s'en emparent (Nit.11,12). Mais nous devons toujours croire et nous souvenir que Dieu est avec nous, aide invisible et compagnon d'armes contre le péché, protecteur rapide et tout-puissant, et vainqueur de nos ennemis ; avec nous aussi notre Souveraine la Mère de Dieu, notre conductrice invincible; avec nous aussi les anges gardiens ; avec nous encore les saints, qui par leurs prières intercèdent auprès du Seigneur et par leur vie nous montrent toutes les manières de résister constamment au péché, de prier, d'être attentifs à nous‑mêmes, de vaincre le péché par la grâce du Christ.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Garde ton cœur plus que toute autre chose car de lui viennent les sources de la vie. Par tous les moyens, garde ton cœur des convoitises charnelles qui apportent la souillure, le trouble, l'enténèbrement, l'esclavage, la corruption. C'est par la convoitise charnelle que le péché se glisse le plus facilement en nous car la chair aime la douceur, et la corruption entre facilement par la douceur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Le chrétien doit se préoccuper résolument de son éducation spirituelle. D'abord, il renaît dans les fonds baptismaux par l'Esprit Saint, reçoit le renouvellement spirituel, est marqué par le Miron et le don du Saint Esprit, devient digne de communier au Corps très pur et au Sang du Christ. Selon la volonté de Dieu, la Sainte Eglise est la première éducatrice des âmes chrétiennes et la plus appropriée. Il n'y a pas d'œuvre plus importante que l'éducation des âmes chrétiennes. Jugez et comprenez vous‑mêmes combien sont chères à Dieu ces âmes raisonnables et immortelles rachetées par le Sang du Fils de Dieu Lui‑même, rappelées des ténèbres à la connaissance de Dieu par le Seigneur Lui‑même, fiancées et unies au Seigneur comme des vierges pures à un Epoux tout‑pur. Comme est précieux le salut de ces âmes auxquelles Dieu propose en nourriture et en boisson Son Corps et Son Sang très purs, ces âmes que Lui‑même S'est engagé à instruire spirituellement par ces admirables, terribles, vivifiants et bienfaisants Mystères. Occupez-vous tous de votre éducation spirituelle, avec toute l'attention et tout le zèle qui conviennent. Occupez‑vous d'élever vos pensées vers Dieu, de prier, de vous scruter vous‑mêmes, de vous juger vous‑mêmes, de vous amender. Exercez‑vous dans les vertus, dans la douceur, l'humilité, l'obéissance, la patience, la miséricorde, la chasteté, la simplicité, la bonté. Retranchez toutes les pensées de convoitise, les habitudes et passions pécheresses.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;La vie du chrétien est un combat et un exploit spirituel. Ce combat doit avoir comme but et aboutissement l'affermissement dans la foi, et l'amour de Dieu et du prochain. L'ennemi combat l'humanité, il s'associe des combattants puissants et des serviteurs volontaires ou involontaires, comme les hérétiques, les membres des sectes, les libres penseurs, les blasphémateurs, les traîtres à Dieu et au souverain, les adultères, les ivrognes, les envieux, les orgueilleux, les meurtriers, les voleurs, les fauteurs de trouble... Par eux, il agit contre Dieu, contre les hommes, contre les pouvoirs en place. Plus ces hommes‑là satisfont leurs passions, plus ils deviennent forts, et plus ils servent le Diable et deviennent d'encore plus grands adversaires de Dieu et des hommes (pensons à Judas le traître, à Léon Tolstoï. La justice de Dieu exige que l'homme, qui est devenu un être déchu par sa propre volonté, œuvre consciemment contre le péché, le combatte, et le vainque en appelant avec zèle la grâce de Dieu à son aide. Sans cette grâce, il ne pourra jamais vaincre le péché, ni mériter la rétribution éternelle de Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Dans l'Evangile, la vie du chrétien est comparée aux multiples gardes du soldat, la première, la seconde, la troisième... Ceci suggère la vigilance constante du chrétien sur ses pensées, ses sentiments, les mouvements de sa volonté, sa vigilance contre les ennemis incorporels qui l'attaqueront jusqu’a la fin et tenteront de l'engloutir. De jour comme de nuit, les saints sont spirituellement de garde. Ils prient sans cesse, jeûnent, peinent, mènent une vie à la fois active et contemplative. Toute notre vie en vérité, nous devons être de garde. Notre vie est brève, et nous avons à résoudre un problème grand et compliqué ; or, une multitude d'ennemis nous attaque avec force, malignité et méchanceté. Soyons prudents comme les serpents et purs comme les colombes (Mt. 10, 16).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Que Ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que Ta volonté soit faite ! Le chrétien doit se souhaiter et souhaiter aux autres que le Nom de Dieu soit glorifié constamment en lui et dans les autres ; il doit s'affliger lorsque ce Nom n'est pas glorifié, mais blasphémé par divers péchés. Il doit désirer que tous soient des temples de Dieu non faits de main d'homme. Ne savez‑vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? (ICor.3,16)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Tout est pur pour les purs. Mais pour ceux qui sont souillés et qui n'ont pas la foi, rien n'est pur. Leur esprit même et leur conscience sont souillés (Titel,15). Tout scandalise l'homme impur, les choses saintes elles‑mêmes lui paraissent impures. Voilà comment le péché contamine le cœur et l'être humain tout entier. Homme, purifie donc ton cœur jour et nuit par la prière, le repentir et les larmes, tant que dure le temps de la pratique et de l'épreuve.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;La description que l'Apôtre Paul fait des mœurs de ses contemporains ne conviendrait‑elle pas aussi à nos contemporains ? Il écrivait alors : ils sont remplis de toute injustice, de perversité, de cupidité, de malice ; ne respirant qu'envie, meurtre, dispute, fourberie, malignité ; diffamateurs, détracteurs, ennemis de Dieu, insulteurs, orgueilleux, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, insensés, déloyaux, sans cœur, sans pitié (Rom. 1,29‑3 &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Chrétiens orthodoxes ! Savez‑vous, croyez‑vous, comprenez-vous que le Seigneur notre Dieu voit constamment nos pensées, nos désirs, nos intentions, nos actes, et juge avec justesse chaque homme ? Vous souvenez‑vous que votre conscience est le témoin de la justice de Dieu qui vous éprouve et vous guide, et que c'est selon elle et selon l'Evangile du Seigneur que vous serez jugés le jour du jugement ? Souvenez‑vous de ce que le prophète et roi David a répété à plusieurs reprises : le Seigneur vient pour juger la terre, Il jugera l'univers dans la justice et les peuples dans la droiture (Ps.97, 8‑9). Si vous l'aviez oublié, je vous le rappelle...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;Au jugement de Dieu tu sauras, pécheur impénitent, que tu te trouvais dans l'union vénérable, sainte, et pleine d'honneur de l'Eglise et du Ciel, et tu verras combien tu en étais indigne. Tu sauras quels intercesseurs puissants tu avais devant Dieu pour ton salut, intercesseurs que tu n'appelles pas à l'aide par impiété, orgueil et dépravation, car tu comptes en tout sur toi‑même et sur ton intelligence myope et passionnelle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;A Dieu la gloire dans les siècles des siècles. Amen. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:right 840.0pt"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="font-family:Arial;font-size:130%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:15px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:right 845.25pt"&gt;&lt;span style="font-size: 12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:right 845.25pt"&gt;&lt;span style="font-size: 12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:right 845.25pt"&gt;&lt;span style="font-size: 12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height:12.0pt;tab-stops:right 845.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3868623323790528204-7032862763676396816?l=spiritualite-orthodoxe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/feeds/7032862763676396816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3868623323790528204&amp;postID=7032862763676396816' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/7032862763676396816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3868623323790528204/posts/default/7032862763676396816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/2010/01/de-lame-humaine-et-du-chretien.html' title='DE L&apos;ÂME HUMAINE ET DU CHRETIEN ORTHODOXE'/><author><name>Père Nicodème</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09550592111990586149</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-QvgXh626Iv0/TWZtnSE7gkI/AAAAAAAAArw/dPXGsArJJiI/s220/P.%2BNicodeme.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HWVYjFrHd34/S1eG0BQj-tI/AAAAAAAAAlo/-lyQxxfUQXk/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3868623323790528204.post-8758321615878037577</id><published>2010-01-13T11:01:00.000-08:00</published><updated>2010-01-13T11:06:09.549-08:00</updated><title type='text'>VIE DU SAINT APÔTRE MATTHIEU</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HWVYjFrHd34/S04Zln_cwhI/AAAAAAAAAlY/l2KyBjNLqtM/s1600-h/1360%2520vers%2520Saint%2520Matthieu%2520l_Evangeliste%2520Detrempe%2520sur%2520Bois%2520Mont%2520Athos%2520monastere%2520de%2520Chilandar.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 217px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HWVYjFrHd34/S04Zln_cwhI/AAAAAAAAAlY/l2KyBjNLqtM/s320/1360%2520vers%2520Saint%2520Matthieu%2520l_Evangeliste%2520Detrempe%2520sur%2520Bois%2520Mont%2520Athos%2520monastere%2520de%2520Chilandar.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426302735208989202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="Section1"&gt;  &lt;p class="MsoNormal" align="center" style="text-align:center;tab-stops:right 594.0pt"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  font-style: italic; font-family:Arial;font-size:15px;"&gt;(Par Saint Dimitri de Rostov)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:right 594.0pt"&gt;&lt;span style="font-size:11.0pt; mso-bidi-font-family:Arial;mso-bidi-Times New Roman&amp;quot;; mso-no-proof:nofont-family:&amp;quot;;font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Georgia, serif;font-size:16px;"&gt;Seul sans péché, le Fils de Dieu et Dieu Lui‑même se fit semblable aux hommes pour sauver les pécheurs. Un jour, comme il sortait de Caphamaüm, il vit un dénommé Matthieu installé au péage et lui&lt;span style="mso-tab-count:1"&gt; &lt;/span&gt;dit : « Suis‑Moi!»&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Section2"&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;tab-stops:12.0pt 57.25pt right 523.45pt"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;Ces mots entendus par ses oreilles charnelles ayant aussi touché les oreilles de son cœur, Matthieu se leva sans tarder et abandonna tout pour suivre le Christ. Le Seigneur entra dans sa maison et il Lui servit un festin, auquel participèrent aussi ses voisins, ses amis, de nombreuses connaissances, des publicains et des pécheurs, qui se mirent à table avec Jésus et Ses disciples. Des scribes et des pharisiens se trouvant là aussi, ils virent que le Seigneur, loin de dédaigner les pécheurs, s'attablait à leurs côtés. Aussi dirent‑ils aux disciples : « pourquoi votre Maître mange‑t‑Il et boit‑t-Il avec les publicains et les pécheurs ? » Les ayant entendu, le Seigneur répondit : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes au repentir, mais les pécheurs. » Et à partir de ce moment, saint Matthieu devint le disciple et l'adepte du Christ, et fut digne d'être compté parmi les Douze Apôtres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-Times New Roman&amp;quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language: FR;mso-bidi-language:AR-SAfont-family:&amp;quot;;font-size:10.0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="tab-stops:12.0pt 57.25pt right 523.45pt"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;Saint Matthieu était fils d'Alphée et frère de Jacques. Dans les autres Evangiles il est appelé Lévi fils d'Alphée, car ses frères Evangélistes se sont efforcés de cacher son premier genre de vie de publicain derrière un nom peu connu. Mais dans son propre Evangile, saint Matthieu fait preuve d'une grande humilité en se faisant connaître à tous sous son véritable nom et en confessant devant le monde entier sa vie passée de pécheur, escomptant, par cet humble repentir, ôter aux pécheurs la honte de confesser leurs fautes et de se tourner vers le Seigneur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi- mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;Après avoir reçu le Saint Esprit, saint Matthieu fut le premier à écrire son Evangile, huit ans après l'Ascension du Seigneur, et ceci en langue hébraïque à cause des juifs qui avaient cru au Christ. Il prêcha cet évangile dans de nombreuses contrées, traversant les pays des Parthes, des Mèdes, puis faisant le tour de l'Ethiopie pour laquelle il avait été choisi par tirage au sort, afin d'y prêcher le Christ et de l'éclairer de la lumière de la connaissance. Enfin, instruit par l'Esprit Saint, il parvint sur une terre où vivait un peuple ignare, cruel, et anthropophage.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi- mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;Là, dans la ville de Myrmène, il convertit quelques âmes au Seigneur, intronisa son disciple Platon comme évêque, et édifia une petite église. Puis il gravit une montagne voisine où il vécut dans le jeûne, priant Dieu avec ferveur pour la conversion de ce peuple infidèle. Le Seigneur lui apparut bientôt sous l'aspect d'un très beau jeune homme qui tenait un sceptre dans sa main. Après avoir donné la paix à l'Apôtre, Il tendit Sa main pour lui donner le sceptre, lui recommandant de descendre de la montagne et de le planter près des portes de l'église qu'il avait édifiée. « Il prendra racine par Ma force. Il deviendra un grand arbre qui donnera beaucoup de fruits qui surpasseront par leur majesté et leur douceur tous les autres fruits du verger. De ses racines jaillira une source d'eau pure, qui donnera beau visage aux anthropophages qui s'y laveront. Ceux qui goûteront ces fruits abandonneront leurs mœurs cruelles pour devenir des hommes bons et doux ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi- mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;Matthieu prit le sceptre dans la main du Seigneur, descendit de la montagne, et se rendit à la ville pour accomplir l'ordre reçu. Le prince de cette ville, un dénommé Fulvian, avait une femme et un fils qui souffraient des démons. Rencontrant l'Apôtre en chemin, ils proférèrent des menaces de leurs voix étranges et dépravées : « Qui t'a envoyé ici avec ce sceptre pour notre perte ? » Mais Matthieu interdit les esprits impurs et les chassa, si bien que ceux qui venaient d'être guéris s'inclinèrent devant l'Apôtre et le suivirent docilement. Ayant appris la venue de Matthieu, l'évêque Platon vint à sa rencontre avec le clergé. En entrant dans la ville, l'Apôtre fit ce qui lui avait été ordonné : mais à peine avait‑il planté le sceptre du &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Seigneur que, devant tous, le bâton devenait un grand arbre au feuillage abondant &lt;/b&gt;portant de grands, beaux et doux fruits, et qu'une source d'eau jaillissait de ses racines. La ville entière, qui s'était rassemblée pour un tel miracle, était dans l'étonnement. On mangea les doux fruits et on but de l'eau pure, puis le saint Apôtre Matthieu monta sur une hauteur et prêcha la Parole de Dieu dans leur langue aux gens rassemblés devant lui. Tous crurent au Seigneur et l'Apôtre les baptisa dans la source miraculeuse, en commençant par la femme du prince et son fils, qu'il venait de guérir de l'esprit malin, et finissant par le peuple des croyants. Selon la parole du Seigneur, tous les anthropophages sortirent de l'eau avec un visage beau et lumineux, recevant non seulement la guérison et la beauté du corps, mais aussi celle de l'âme, déposant le vieil homme pour revêtir le Christ, l'Homme Nouveau.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi- mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;Ayant eu connaissance de ces événements, le prince se réjouit de la guérison de sa femme et de son fils, mais, poussé par le démon, il s'irrita contre l'Apôtre et imagina de le faire périr, car le peuple courait vers lui en abandonnant les dieux. La nuit suivante, le Seigneur apparut à saint Matthieu, lui intimant d'être hardi, et lui promettant d'être à ses côtés dans la tribulation qui ne tarderait pas à survenir. Au matin, alors que l'Apôtre glorifiait Dieu à l'église avec les fidèles, le prince envoya quatre soldats pour se saisir de lui. Mais lorsque ces derniers parvinrent au temple du Seigneur, des ténèbres les recouvrirent et c'est à peine s'ils surent s'en retourner. Comme on leur demandait pourquoi ils ne ramenaient pas Matthieu, ils répondirent : « Nous entendions sa voix, mais nous ne pouvions ni le voir ni nous emparer de lui ! » Le prince, irrité, envoya un grand nombre de soldats armés avec l'ordre de ramener l'Apôtre de force, quitte à tuer par l'épée quiconque leur résisterait. Mais les soldats furent tout aussi impuissants : dès qu'ils approchèrent du temple, une lumière céleste brilla sur l'Apôtre, si bien qu'ils ne pouvaient le regarder. Saisis de crainte, ils jetèrent leurs armes et s'en retournèrent en toute hâte auprès du prince pour lui raconter ce qui était arrivé. Fulvian fut si courroucé qu'il décida de se rendre lui‑même auprès de l'Apôtre avec la multitude de ses serviteurs. Mais voilà qu'en arrivant sur les lieux, il perdit la vue et dut faire appel à quelqu'un pour le guider ! Aussitôt, il demanda à saint Matthieu de lui pardonner son péché et de rendre la lumière à ses yeux. Ayant fait le signe de la croix sur les yeux du prince, Matthieu lui rendit la vue. Mais Fulvian voyait de nouveau avec les yeux du corps, sans que les yeux de son âme ne se fussent ouverts. Aveuglé par la méchanceté, il attribua le miracle à la magie, au lieu d'y voir la puissance de Dieu. Prenant l'Apôtre par la main, il le conduisit vers son palais en feignant de l'honorer, tout en gardant dans son cœur l'intention maligne de le brûler comme mage. Comprenant le secret de son cœur et ses pensées malignes, l'Apôtre dénota le prince : « Tyran insidieux, quand exécuteras‑tu le complot que tu trames ? Fais donc ce que Satan a mis dans ton cœur ! Comme tu peux le voir, je suis prêt à tout supporter pour mon Dieu! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi- mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;Le prince ordonna à ses soldats de se saisir de Matthieu. Après l'avoir étendu sur le sol le visage tourné vers le ciel, ils clouèrent à terre ses mains et ses pieds. Puis ils rassemblèrent des branches et des broussailles, apportèrent du goudron et du soufre, placèrent le tout sur leur victime et allumèrent le bûcher. Le feu partit en grandes flammes, et tous pensèrent que l'Apôtre du Christ serait consumé. Mais soudain, le brasier se refroidit et les flammes se changèrent en rosée, et on retrouva saint Matthieu vivant, glorifiant Dieu. Tout le peuple fut effrayé au spectacle d'un tel miracle et glorifia le Dieu de l'Apôtre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi- mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;Dès lors le prince n'en fut que plus courroucé, et il refusa de reconnaître la puissance de Dieu, qui avait gardé vivant et à l'abri du feu le prédicateur du Christ. Il proféra à l'égard du juste d'autres injustices, et le qualifia de mage : « C'est par la magie qu'il a éteint le feu et conservé la vie ! » Il fit rassembler de nouveau beaucoup de bois et de broussailles, puis les fit disposer sur l'Apôtre et allumer après avoir ajouté du goudron. Puis il amena ses vingt dieux d'or et les disposa autour du brasier, leur demandant leur aide afin que Matthieu ne fût pas libéré des flammes cette fois, mais réduit en cendres. Mais, au milieu des flammes,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi- mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-mso-no-proof:nofont-size:10.0pt;"&gt;l'Apôtre pria le Seigneur des armées afin qu'Il montrât de nouveau Sa puissance invincible,
